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La nouvelle saison de pronostics à commencer, c'est par que ça se passe !
Notre débrief de NJPW Royal Quest est ici , vous pouvez également retrouver notre vlog de l'événement ici !

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 WFA Survivor Series

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Bon Brute & Truand
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MessageSujet: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 15:18

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Et c'est parti ! Après des shows dantesques, la bataille finale entre les deux GM va avoir lieu aux Survivor Series, l'occasion pour chacun de briller ! La séance de promo, ça commence maintenant et ça finira le dimanche 24 février ! Le ppv aura lieu le dimanche 3 Mars !

Un grand merci et un grand bravo à Tonton pour l'affiche et les bandeaux.

Si vous êtes nouveau et/ou sans match, n'hésitez pas à faire une promo quand même !


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Dark Match : Justin Gabriel (Saucisse) vs Mick Foley (Stannis)

Le Justin Gabriel nouveau est arrivé. Présenté succinctement au cours de deux vignettes, il semble avoir bien changé depuis la dernière fois qu'il a été vu à la WFA. Ayant fait visiblement son coming out mais ayant également pété les plombs, Justin Gabriel fera tout pour obtenir ce qu'il veut et ce qu'il veut, c'est pour le moment, c'est Mick Foley. Sans doute afin de marquer son retour via un grand coup, Gabriel aura à cœur de détruire l'hardcore legend, peut-être même quitte à perdre le match. La nouvelle recrue de Smackdown aura donc l'occasion de faire une bonne première impression aux fans présents dans la salle.



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Tables Elimination Match : Equality of Chance (Goldust, Heath Slater, Delirious et Tyson Kidd) (Showtime, Godot, K-anard, Tricky38) vs Colt Cabana (Lexan) et James Storm (ToF) et Chris Hero (Frog Splash) et Sami Callihan (Fallen)

Parfois l'histoire d'un match est simple. C'est le cas de celui là. L'EoC ne désirait pas participer à la guerre entre les GM qu'ils considèrent comme inutile et surtout comme indigne d'eux. Oui mais voilà, aucun titre solo n'est défendu durant les SSeries à cause de cette guerre et l'EoC ne sont pas en course pour les titres Tag Team. Le ppv s'annonçait donc sans EoC... jusqu'à ce que DAR lance un open challenge. Pour prouver que l'EoC sont les meilleurs, rien de mieux qu'un match. Et des superstars ont répondu à l'appel. James Storm qui lutte contre la stupidité à trouver un clan stupide contre qui lutter. Sami Callihan souhaite simplement se venger de l'EoC qui ont, en dark match de Smackdown, triché face à lui. Hero souhaite se relancer et Cabana faire de bons débuts dans la fédération. William Regal à ajouter la stipulation Tables Elimination Match... et c'est parti !



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Winner Takes All Match : US Champ' DH Smith (JGabriel68) vs TV Champ' John Cena (Tricky38)

Ce match là est le premier des trois matchs qui permettront dans le cadre de ces Survivor Series à William Regal et à JBL de déterminer qui de Raw ou SD est le meilleur show mais surtout qui est le meilleur GM. Ni l'un ni l'autre n'ont eu d'interaction l'un contre l'autre, hormis lors du grand segment d'ouverture du Raw qui a suivi Backlash. Visiblement, ni l'un ni l'autre n'avait plus envie que cela de se défier pour les deux GM dans ce Winner Takes All. En effet le prestige d'unir ces deux titres ne semblait pas attirer plus que cela les deux lutteurs, tout deux soutenus par la foule, du moins en dehors d'UHW City ville qui accueillera le ppv et qui est connue pour son public de smarts. Mais nul doute qu'au moment du match, le respect s'envolera pour laisser place à l'envie de vaincre, ou la déprime pour l'une des deux superstars. D'autant que tous deux n'ont pas eu un parcours facile pour arrive aux Series. William Regal a décidé d'entraîner John Cena en lui faisant affronter Trent Barreta d'abord puis Dolph Ziggler ensuite. Quant à DH, il a dû défendre son titre face à James Storm sur l'ordre de son "patron" JBL, Smith étant à Smackdown il s'est vu imposer de défendre JBL qui ne lui a pas bien rendu. Et nul doute que s'il avait aucun intérêt personnel à ce match, il aurait fait exprès de le perdre. Qui de DH ou de Cena donnera le premier point à son Show ?


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Diva Championship Match : AJ Lee (Tricky38) vs Natalya (Thib)


Après sa victoire face à Serena et Awesome Kong à Backlash, rien ne semble pouvoir arrêter AJ... rien sauf peut-être Natalya. En effet, la canadienne, qui avait déjà réussi l'exploit de débarasser la WFA de Trish Stratus, vient s'occuper de sa version miniature ! Elle enchaîne les victoires depuis WrestleMania et a enfin obtenu un match pour le titre en battant Beth Phoenix et Alicia Fox au Raw post-Backlash. Natalya a même ajouté Awesome Kong à son tableau de chasse au dernier SmackDown ! Elle a clairement montré à la championne qu'elle aussi est inarrêtable. Mais Serena, qui n'en a pas fini avec la Geek Goddess, s'est amusée à venir faire monter la pression entre les deux adversaires. Privée de son armée d'AJ-Men mais à l'abri d'une intervention de l'Anti-Diva, AJ parviendra-t-elle à stopper la bûcheronne ?


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Handicap Match : Brutal Redneck Coalition (Kid Kash, Eric Young, Crimson) (Clown Bastard, Showtime, Onclesam64) vs Wrestling Class Heroes (Chris Jericho et Christian) (Nak et Sharpshooter)

Le gang de motard, Brutal Redneck Coalition a fait une apparition pour le moins remarquée à la WFA. Après la victoire des Steamfield face aux Wrestling Class Heroes, les BRC ont débarqué en moto, donné des coups de battes et sont repartis avec les ceintures. Lors du Raw suivant Backlash, les motards ont remis ça passant à tabac leurs adversaires. Les WCH s'en prenaient verbalement à la fois à Steamfield et aux BRC lorsque ces derniers ont fait à Smackdown, une nouvelle apparition. Le résultat fut le même même si le public a senti qu'une association Steamfield/WCH aurait permis de repousser le gang. Mais cette association n'a pas eu lieu. Les WCH, vexés d'avoir perdu leur titre, et d'être la cible des motards ont ensuite défier les BRC sur leur propre terre, à savoir leur bar. Mais les BRC n'avait que faire des WCH et malgré la bagarre qui a éclaté et qui a permis aux Steamfield qui passaient par là par hasard de reprendre leurs ceintures sans que personne ne les remarque. Mais les WCH n'avaient pas dit leur dernier mot et ont littéralement pris d'assaut le bar des BRC lors du dernier Smackdown. Tout le monde a fini au poste de police et comme la WFA est une compagnie de catch, le tout va se régler sur un ring comme le souhaitait les deux canadiens ex champions du monde et ex champions par équipe qui ont décidé d'utiliser leur re-match plus tard. Les WCH ont ainsi obtenu d'affronter les BRC dans un handicap match. Retour vers les sommets des WCH ? Enterrement à la sauce motarde ? On le saura aux Series.



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Tag Team Title Match : Steamfield (Skip Sheffield et Richie Steamboat) (Baptmann et Gbacca) (c) vs Bad Mood Miracle (Antonio Cesaro et Dean Ambrose) (HeelManiac et François)

Les Steamfield sont devenus les nouveaux champions par équipe à la surprise générale lors de Backlash. Mais Steamboat et Sheffield qui ont pourtant gagné leur première ceinture dans la fédération n'ont pourtant pas pu fêter dignement leur titre. En effet, les Brutal Redneck Coalition leur ont pris les ceintures dès la fin du match. Et alors que Steamfield aurait pu, ou aurait du, reprendre les ceintures comme de vrais champions, ils se sont contentés de les récupérer grâce à un coup de chance. De fait, les BRC se sont plus intéressés aux anciens champions, les Wrestling Class Heroes qui ont comme on l'a déjà dit été défier les BRC qu'aux nouveaux champions. Et le règne de ces champions n'a pas tellement bien commencé. Une défaite à Raw face à l'équipe créée de toute pièce par JBL, Antonio Cesaro et Dean Ambrose, malgré la mésentente entre les deux hommes. Puis la semaine suivante lors du dernier Smackdown, Steamfield a gagné, oui mais par disqualification, Cesaro et Ambrose ayant passé à tabac les champions afin de les affaiblir au maximum avant le pay-per-view. Car JBL, fier de sa création n'a pas hésité après la victoire de Cesaro et Ambrose à organiser ce Tag Team Match pour le pay-per-view et si "son" équipe, bien qu'elle réfute de l'être, l'emportait, Layfield prouverait clairement qu'il a le sens du business.


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Traditional Survivor Series Divas Match : Women at arms (Britani Knight, Tara, Kaytlin, Beth Phoenix, Hamada) (Gbacca, Sexy Boy, Baptmann, OncleSam64, Otaku-San) vs The Gold Watch (Layla Wallace, Serena, Velvet Sky, Alicia Fox , Michelle McCool) (TS17, Clown Bastard, ToF, Godot, JoMo Styles)


A WrestleMania, Layla a remporté le Money in the Bank. A Backlash, elle l'a perdu au profit de Britani. Depuis plusieurs semaines, les deux Knockouts s'affrontent sans qu'une d'entre elles ne réussissent à prendre l'avantage. Elles ont donc décidées d'un commun accord que ce 5 contre 5 désignerait la plus forte des deux. Britani semble dominer les débats grâce à son équipe soudée et son commandement de fer tandis que Layla avait bien du mal à rassembler ses troupes. Serena semble bien plus préoccupée par AJ, Alicia ne se bat que pour elle et Velvet à tendance à fuir le combat comme Stacy Keibler à la grande époque. Lors du dernier Raw, Beth Phoenix et Hamada ont battues Layla et Michelle McCool, qui a fait son retour. Mais au dernier SmackDown, la Gold Watch, après une victoire d'Alicia sur Tara, a fait front ensemble pour repousser les Women-at-Arms. Les Survivor Series Match ont toujours été un rendez-vous pour les Knockouts et celui-ci ne fera pas exception à la règle.

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Traditional Survivor Series Match : Team IC (Mensah-X (c), Dolph Ziggler, Sheamus, Red Smac, Jeff Hardy) (Mcitb, Sexy Boy, Meryhor, OS, Darksider) vs Team Pure (Trent Barreta (c), AJ Styles, Austin Aries, Show du Grenier, Husky Harris) (François, Tombstone, Godot, JoMo Styles, Onclesam64), Survivors will have a championship chance against the captain of looser team

Ce match est le deuxième match qui aura lieu dans le cadre de la guerre entre GM, entre Raw et Smackdown. Ce match, annoncé dès le premier Raw, suite aux directives données lors de Backlash par Stephanie McMahon aux deux GM, est simple. Il s'agit d'un match traditionnel des Survivor Series. Oui mais voilà à la WFA, traditionnellement Survivor Series est synonyme de trahisons, que soit Jericho il y a deux ans qui avait choqué le WFA Universe en renvoyant Stone Cold, ou Steen et Knox l'année dernière qui trahissaient Del Rio. Pour éviter ces trahisons les GM qui se doutaient que tous les lutteurs ne seraient pas concernés par cette guerre de brand ont ajouté un intérêt à ce match. Les survivants gagneront un match de championnat pour la ceinture du capitaine de l'équipe perdante ! Ceci assure la motivation des deux capitaines, Mensah-X du côté de Raw, champion intercontinental controversé et Trent Barreta du côté de SD, champion pure méritant. Mensah-X aura avec lui, Jeff Hardy le drogué de la WFA, Red Smac, le superhéros sans coéquipier désormais qui aura à cœur de briller, Sheamus, le guerrier irlandais de retour en forme et Dolph Ziggler qui a trahi Smackdown n'acceptant pas le draft récent. Barreta quant à lui aura pour le soutenir hors un Aries qui en veut à JBL d'avoir précipité le départ de son ami CM Punk hors de la fédération, que des transfuges de Raw ! Le Show du Grenier qui estime être mal utilisé par JBL, Husky Harris qui n'a pas digéré d'être placé en Dark Match de Backlash et AJ Styles qui subit depuis des mois la vendetta de JBL ! Les motivations sont différentes mais tous auront à cœur de briller !

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Traditional Survivor Series Match : Team WHC (Daniel Bryan (c), Randy Orton, Batista, Seth Rollins, Ted Dibiase Jr) (Thib, Swanton Bomb, Tombstone, Gbacca, Nak) vs Team WFA (John Morrison (c), Samoa Joe, Kévin Steen, Christopher Daniels, Paul De Burchill) (HeelManiac, Flying Panda, K-anard, Meryhor, Clown Bastard), Survivors will have a championship chance against the captain of looser team

Ce match, sera donc le Main Event de la soirée et il sera le dernier match ayant lieu dans le cadre entre Raw et SD, JBL et Regal ! Ce match-ci a été annoncé lui aussi dès le début du Raw après Backlash et l'arrivée des différents protagonistes a fini par déclenché, par l'intermédiaire de Seth Rollins, la plus grosse bataille rangée de l'histoire de la WFA qui n'a pu être arrêtée que par l'intervention de Stephanie elle-même et surtout de son personnel de sécurité. Ici aussi pour éviter les trahisons, les survivants gagneront le droit d'affronter pour le titre le capitaine de l'équipe adverse. Ainsi, Morrison et Bryan pourront potentiellement devenir les premiers Undisputed Champion de la fédération. Mais les autres membres des équipes auront à cœur de briller également. La Team WFA menée par John Morrison est ainsi composé outre du lumineux champion, de Paul De Burchill, venu en remplacement de Batista qui a trahi Regal à la dernière minute et pour affronter son rival du moment, Ted Dibiase Jr. Christopher Daniels sera également de la partie et après ses défaites face à Punk et Rollins, il fera tout pour se relancer. Kévin Steen quant à lui est l'ancien Pure Champion et aura l'occasion grâce à ce match de passer à l'échelon supérieur et d'imposer sa vision du catch à la fédération ! Enfin le dernier membre de l'équipe n'est autre que Samoa Joe, l'alcoolique qui a vaincu sans que personne ne s'y attende Batista à Backlash avant de subir les foudres de Mister MITB John Morrison. Face à eux, Daniel Bryan, le champion du monde poids lourd sera aidé par son valeureux adversaire de Wrestlemania et de Backlash, Randy Orton qui en sont à 1 partout pour le championnat, ce qui créé quelques tensions. Batista, transfuge de Smackdown et traître à son brand les a rejoint, car il préfère le management de JBL d'une part mais aussi pour essayer d'obtenir un shot en plus de son re-match pour le titre de Morrison. Dibiase quant à lui a été ajouté par le GM himself car il représente parfaitement ce que doit être un catcheur moderne. Et enfin l'étrange Seth Rollins complète l'équipe et semble motivé par des retrouvailles avec Morrison qui malgré sa défaite à Wrestlemania brille comme il l'avait annoncé au sommet de la WFA.
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TheStraightedge17
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 15:31

Les bannières collent parfaitement à l'affiche, et perso je trouve que ce nouveau style Old School est vraiment sublime, en particulier pour le prestige des Survivor Series. GG Tonton bave jvc

Superbe carte qui plus est. Des matchs qui semblent prendre vie avec ces affiches. Bien sûr, seul ombre au tableau, la présence de Sexy Boy dans les bureaux ET sur le ring avec Tara... Vous avez dis équité ? Facepalm

Sexy Boy, démission.
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 15:37

Super les bannières, Tonton. Avec les titres et tout, ça rend très bien.

Et quelle carte ! Les rencontres promettent d'être très serrées ( sauf le squash de The Gold Watch, bien sûr ), que ce soit la guerre JBL-Regal ou les match à côté.
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 17:10

Big Show : Qu'est ce qui se passe , je ne me reconnais plus , je ne suis plus la meme bete destructrice ? Cette bete destructrice je ne la sens plus en moi . Il faut que je la retrouve ! Par tous les moyens je la retrouverais cette sensation sans oublier mes propres convictions . On peut etre une bete destructrice et aimer les jeux vidéos et ça je le prouverais à toutes les personnes . Je vais redevenir la plus grande menace de tous le roster . On va dire que Batista est une chiffe molle , Orton une pucelle éfarouchée . Mais qu'est ce qui fait viril et qui peut faire peur ?

Passant : Ecoutez monsieur Show je ne sais absolument pourquoi vous m'expliquez tout ça ! Alors s'il vous plait en allez vous si je peux me le permettre ?

Big Show réflechit encore à comment etre plus destructeur et on arriva à lire sur ses yeus qu'il avait trouvé un compromis . Déjà il metta un WMD au passant car on ne parle pas comme ça au World Largest Geek ! Met après mure reflexion Big Show comprit que sa solution n'était pas la meilleur peut etre ! Alors il alla demander conseil à celui qui est peut etre le meilleur Conseilleur du monde ...... JoMo Styles !

Big Show : JoMo qu'est ce que tu me conseilles pour que je retouve ma puissance perdue ? Pour que je refasse peur à tous les membres de la WFA !!

JoMo : Je comprends tes problémes mon pauvre Show . Il y a plusieurs solutions bon mapremiére solution c'est d'entrer dans un gang , un clan quoi !!

Big Show : Un gang ?! Bon je te fais confiance , je vais essayer d'aller dans un gang et je vais vite en devenir le chef !!

JoMo : Ouais c'est ça !! Sa c'est le Big Show que j'aime destructeur , puissant et menaçant !! Vas y mon champion !

The world Largest Geek s'en alla avec son regard de plus en plus menaçant ! On sentit dans le regard de JoMo Styles de la fierté , il sent qu'avec son poulain ils pourront faire des merveilles ensemble . Quand le Big Show était dehors il ne savit pas ou allé . Il reflechit et se demanda qui connaissaient ils qui faisaient parti d'un gang , après mure reflexion il remarqua qu'il ne conaissait pas un seul chef de gang ! Comment allait il faire ? Il alla dans le département ou vient le plus de gang dans le monde ! Ce département qui fait peur à chacun d'entre nous .... La Creuse ! Big Show prit le train et contrairement à la dernière fois il n'avait pas oublié de prendre ses outils de travail : Ses consoles de jeux vidéos . Le voyage se passa bien jusqu'à qu'ils entrèrent dans LE département de toutes les frayeurs ! A peine ils furent rentrés que la pluie tomba sur le train . Big Show comprit immédiatement que cela n'allait pas etre de tout repos ! Il allait souffrir mais la récompense en serait plus belle . Il sortit du train avec un Kaway fait sur mesure , Big Show fit deux pas dans la ville et il fut interrompu par un etrange type avec de multiples tatouages un peu partout sur son corps .

Inconnu : Oula sa en fait du muscle réunit en une seule personne ! Tu ne voudrais pas faire partie de notre gang : Le gang des puissants !

Big Show : Ecoute mon petit si je suis venu c'est pour faire partie d'un clan puissant et surtout qui a un nom qui a la classe : Donc j'accepte . C'est un plaisir de faire partie de votre clan !

Inconnu : Maintenant ce sera plus la meme mon gros ! Je vais t'emmener voire mon chef fais attention ne le regarde jamais dans les yeux sinon cela voudras dire que tu le provoques en duel .

Big Show : Bien c'est parfaitement ce qu'il me faut !

Big Show et l'inconnu entrèrent dans l'antre du gang un grand garage vide , Big Show fut surpris car il y a avait au moins une cinquantaine de membres fumant des clopes , ayant des tatouages etc


Chef Du Gang : Te voilà ... Je t'ai remarqué dès que tu es arrivé , tu avais un certain charisme , une certaine aura ...

Big Show : Merci ...

Chef : Non ! Ici on ne dit pas ni merci ni pardon !

Show : Ok ...

Chef : Quand je te vois , tu ne fais pas trop membre d'un gang , tu fais plus gros geek venant tester un jeu à la campagne .

Show : C'est vrai tu m'as cerné on peut me qualifier de gros Geek et je tiens à te dire que je resterais un gros geek cependant je veux pas n'etre qu'un gros geek je veux etre aussi un monstre de puissance comme avant . Alors soit tu m'acceptes comme je suis soit je me barre !

Chef : D'accord si j'accepte c'est que j'ai vraiment grand espoir en toi ... Sa va etre dur très dur !

Show : C'est bien ce que je suis venu rechercher en venant ici ! Alors commençons ma reconversion .

Le chef l'emmena à l'abris des regards pour commencer l'entrainement qui s'annonce comme extrément dur .

Chef : On ne va pas faire comme dans les flims ou les types font des pompes etc . Non on va t'apprendre ce que c'est ce qu'est l'esprit "Gang" . Nous allons commencer par la première épreuve . . Tu vas commencer en bas de l'échelon donc pendant 3 heures tu vas obéir aux ordres de tout notre gang et ceci bien sur sans broncher .

Show se tut et arriva dans le hangar prinicipal . Le chef expliqua sa discussion avec Big Show et qu'ils pouvaient profiter du Big Show à volonté .

Membre : Viens voir toi là le nouveau j'ai un truc à te demander .

The Big Show s'approche nerveusement .

Membre : Faut que je t'explique la situation , tu vois je viens de finir ma cigarette et je n'ai pas de cendrier . Donc bon tu vas me servir de cendrier .

Le membre écrasa sa cigarette sur le bras du Worls Largest Athlete . The Big Show allait riposter mais se rappela son objectif et se ravisa . Les trois heures qui suivirent furent les plus longues de toute sa vie ce qu'il lui fit pensée au niveau d'un Crash Bandicoot ou il fut bloqué pendant plus de 30 minutes . Mais il résista au vomit de quelques membres bourées , il dut faire plusieurs massages de pieds . Mais une cloche retentit ce qui signifiait la fin de son cauchemar . Le chef appela The Big Show ce dernier raplliqua toujours en ne regardant pas la tete de son chef .

Chef : Tu as réussi avec brio la première épreuve , passons à la deuxiéme épreuve qui est pour moi la plus importante tu vas devoi...

Un homme arriva interrompant la discussion .

??? : Chef , Chef le chef du gang ennemi veut une "discussion entre nos deux parties" . Les termes éxigés sont les suivants . "Le chef de chaque gang arivera sans armes et accompagné d'un seul homme qui sera lui aussi sans armes" .

Ce message réveilla tout les membres du gang quand un membre prit la parole .

??? : Et ils croient que l'on va accepter , ça sent le piége à ple...

Chef : Je vais accepter

Tout le monde se retourna vers le chef complétement interloqué

Chef : Je sais que c'est risqué mais je sais pas j'ai comme un pressentiment que il va se passer un truc de fou

Membre : Ok nous respectons ta décision car tu es le chef mais tu ne vas pas y aller sans armes c'est du suicide !

Chef : Encore une fois si !

Membre : D'accord mais tu y vas au moins avec "Terminator" ?

Un colosse sorti de nulle part sur son corps on peut voir des cicatrices .

Chef : Non je ne vais y aller avec lui mais plutot avec Big Show

Toute l'assistance fut interloque meme The Big Show n'en revenait pas .

Chef : Je pense que ça fera un bon test pour Show mais je pense que il m'aidera pas mal .

Le membres ne protestèrent pas par peur de représailles mais la décision ne leur faisait pas plaisir pour autant . Le Chef demanda quand est ce que serait se fameux rendez-vous . L'intermédiaire venu lui dire la nouvelle lui appris que cela serait ce soir sous le coup de 20 heures .

Quand fut venu l'heure de l'événement Big Show rejoignit le chef . Ils étaient tous les deux habillés dans les clichés types du "gang" veste de cuir , lunette de soleils . L'intermédiare les conduisit au lieu du rendez vous . Un bar type Western ou les chaises grincent . Dans le bar était dèjà installé le chef du gang adverse avec son lieutenant un type de 2,20m a peu près Ils étaient tous les deux assis sur leurs chaises et attendaient leurs arrivé . Cependant il y eu une personne innatendue un barman . Le barman n'était pas du tout stressé . Le chef de Show prit la parole .(que l'on nommera Chef 1 pour l'histoire et l'autre sera Chef 2 )

Chef 1 : Qui est ce ?

Chef 2 : Le Barman de ce bar il a tenu à etre ici pour surveiller l'état de son bar . Et lui qui est ce ? Il montra du doigt The Big Show .

Chef 1 : Lui c'est le nouveau membre de mon gang , il te fout trop les jetons c'est ça ?

Chef 2 : Tu me feras toujours aussi rire mon petit !

Chef 1 : Moi un petit arrete de me faire rire .

Ils furent interrompus par le Barman .

Barman : Messieurs je vous sers un verre ?

Chef 1 : Oui alors je voudrais un Whisky s'ill vous plait ?

Barman : Un whisky désolé ici nous n'avons que des prunes et des pains

Le barman mit de suite un coup de poing dans la tete du chef 1 et il fut ausssitot rejoint par le chef 2 et son acolyte . Ils tapèrent le chef tandis que le Big Show restait tétanisé sur place ! Le chef 2 regarda Big Show et lui dit :"Alors mon peureux on réagit pas" . Ce qui fit déclic de suite dans la tete du World Largest Athlete qui se leva d'un bond de sa chaise et frappa ses adeversaire . Il prit le Barman et lui infligea un Chokeslam ! Cependant le Chef 2 et son acolyte se mirent à deux sur The Big Show . Mais ce dernier les preojeta violemment ! The Big Show se jeta sur le chef du gang avec des coups de pied dans son adversaire . Mais son acolyte avait pris un verre et l'écrasa sur la tete du Big Show ! The Big Show n'en a cure meme si il saigne il souffre contre sa douleur et envoie un WMD sur l'acolyte ! The Big Show a détruit les membre du gang . Il prit son chef sur ses épaules et l'ammena au plus vite au hangar de son gang . Quand les membres virent le chef ensanglanté et inconscient ils accoururent auprès de lui et demandèrent des explication au Big Show . Ce dernier leur expliqua ce qu'il c'était passé ! Les membres remercièrent Show et alors que ce dernier allait s'en allait il fut rattrapé par le Chef

Chef : Show tu es redevenu l'Animal d'avant tu n'as plus besoin de nous .

Show : Merci chef

Il resta auprès du chef deux jours durant et puis il repartit a la WFA ou il vit son manager .

JoMo Styles : Putain je te reconnais plus Show tu es vraiment menaçant !

Big Show : Oui c'était le but JoMo Styles .

JoMo Styles : Alors vous avez fait un Gang Bang ?

WMD ! Il a détruit JoMo ! On ne fait pas de jeux de mots pourries lui crit il !
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 17:52

Sexy Boy a écrit:
Les rencontres promettent d'être très serrées ( sauf le squash de The Gold Watch, bien sûr ), que ce soit la guerre JBL-Regal ou les match à côté.



Spoiler:
 

#ComingSoon
#SexyBoyDemission
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 18:42

Avec des promoteurs comme Clowny, Mery et Panda dans la team WFA, je m'en fais absolument pas pour la victoire CERTAINE de notre équipe ! Pas vrai les gars? Mister Green

J'adore ces bannières old school également, bravo Tonton Very Happy
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 18:50

Merci pour vos compliments Smile
(pourtant la plupart son foirées, l'espèce d'ombre bleu, c'est une merdouille lors de de la superposition des calques. je ne l'ai remarqué qu'à la fin et j'avais la flemme de tout refaire Mister Green )

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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 19:01

WFA Smackdown – 9 days before Survivor Series

... Et dropkick de Trent Baretta ! Ted DiBiase manque de chuter mais s’affale sur les cordes ! Pas de répit, il se retourne … Kick dans la jambe enchainé avec un atemi. DiBiase retourne dans les cordes et est accueilli par un Arm Drag … Non ! Bloqué ! Il passe derrière Baretta et Dream Street ! NON ! Ca ne passe pas. Le golden boy commence à perdre ses nerfs et se rue sur Trent. Clothesline ! Le Pure Champion se redresse. Ted ne perd pas de temps et Suplex. Oh ! Il ne voit pas son adversaire se rétablir sur ses jambes dans son dos … et le Roll Up ! 1, 2, NON ! Sonné, DiBiase tente de repartir à l’assaut … ET SUPERKICK ! Superkick de Baretta ! Ted est KO ! Et 1, 2, NON !

Triple H : Ce n’est pas passé loin ! Après 15 minutes de combat, et malgré une certaine résistance, DiBiase est en très mauvaise posture dans ce petit avant goût de Smackdown versus Raw.

Santino : Effectivement ! Le Pure Champion prend le dessus sur son adversaire et semble avoir toutes les armes pour gagner cette belle opposition !

Triple H : Putain Santino ! TON ACCENT BORDEL !

Santino : Ma ! Yen é marre à force ! Yé disais donc, le Poure Champion est le plou fort !

Ted reprend son souffle, sonné. Il se redresse, une main sur la tempe, visiblement dans les vapes. Et un autre Superkick … NON. Il esquive, passe derrière Trent, et Dream Street ! NON. Encore raté, Trent s’échappe, s’élance contre les cordes. DiBiase tente de l’intercepter avec un surpassement mais Trent freine sa course … coup de genou dans l’estomac, le champion Pure repart dans les cordes … Leg Lariat ! Il enchaine avec une Figure Four Leglock ! Des « Wooooooo » retentissent dans la foule. Le Golden Boy tente d’atteindre les cordes mais les deux hommes sont au centre du ring, et Trent semble décidé à l’empêcher de bouger ne serait-ce de quelques centimètres ! Dans un dernier souffle, DiBiase tente de retourner la prise mais Baretta tient bon. Ted n’en peux plus, il hurle et on peut lire sur son visage qu’il va abandonner sous peu. Trent exulte, la foule pousse, c’est la fin, c’est la fin … Mais ? Les lumières s’éteignent ! L’arène est plongée dans le noir !

Triple H : C’est quoi ce souc encore ?

Santino : Tripeul Hache ! Tripeul Hache ! C’est l’Undertaikeur ! IL EST DE RETOUR ! L’UNDERTAIKEUR !

La foule plonge dans un silence angoissant. Les secondes passent, l’obscurité demeure, on ne voit plus le ring. Tous les yeux sont rivés sur le titantron. Une silhouette lumineuse se détache, visiblement de dos. Elle écarte les bras, dans une pose bien connue…


C’est Chris Jericho ! Cérémoniale entrée pour le Best In The World, vêtu d’une veste scintillante, qui contraste avec ses habituels et innombrables costumes. Trent Baretta lâche immédiatement la prise et se prépare à l’arrivée de l’ex champion par équipe. Il lui fait signe de venir sur le ring, décidé à en découdre, mais Jericho se contente de rester impassible sur la rampe d’entrée. Hué par un public surpris de cette apparition, il a le regard vide, et semble attendre quelque chose. Sur le ring, Trent s’agace et ne voit pas Ted revenir dans son dos. Et Dream Street ! Cette fois ca passe ! Et 1, 2, 3 ! Victoire de DiBiase, c’est du vol !

Le Golden Boy, surpris lui aussi, mais satisfait, ne célèbre même pas et se contente de repartir en backstage, heureux de s’être imposé. Il croise le regard de Jericho, mais aucun des deux ne parle.

Santino : Ma … Jériko ! Il a volé l’entrée dé l’Undertaikeur !

Triple H : C’est pas vrai … Jericho qui trahit Smackdown, son show, et vient encore foutre la merde. Il ne pouvait pas rester à la retraite ?

Jericho part vers le carré des officiels, et s’empare d’une chaise, d’un micro et du Pure Title. Il rejoint ensuite le ring, tranquillement, et pose la chaise au centre, le micro dessus. Baretta se remet sur ses pieds, sonné. Il dévisage Jericho. Ce dernier lui tend sa ceinture. « Take your title, and get out of my ring ». Trent le repousse des deux mains, manifestement en colère. “Last chance, don’t do this boy”. Trent semble hésiter … et il se rue sur Y2J … Esquivé. Fatigué le champion se retourne … CODEBREAKER ! Jericho semble déçu. Il se contente de mettre Baretta dehors en le poussant du pied en contrebas, et jette le titre Pure sans cérémonie sur son corps inerte. Il prend alors le micro et s’assoit sur la chaise. Le public le conspue, et il ne cherche même pas à lancer ses habituelles diatribes, il attend simplement, jambes croisées, que le silence revienne.

« Je suis là ce soir, me tenant devant vous, pour vous raconter une histoire. Une longue histoire. Et ce show ne reprendra pas tant que je n’aurai pas eu l’occasion de m’exprimer, parce que c’est mon show, et il est temps de rétablir la vérité. Je n'ai que faire de cette prétendue lutte "Smackdown versus Raw", qui n'est que poudre aux yeux pour vous faire oublier tous les problèmes de cette fédération. »

Le public hue l’orateur, et des chants « You suck » commencent à retentir.

« Chantez vos pathétiques slogans, j’ai tout mon temps et je suis payé pour être ici ce soir. Faites-vous plaisir. »

Les chants finissent par se tasser et le silence revient à nouveau.
« Christian n’est pas là ce soir comme vous pouvez le constater. Nous sommes la meilleure équipe de cette compagnie. Cela ne nous empêche pas d'être également les meilleurs lutteurs de nos shows respectifs, et il saura vous le rappeler à Raw si le besoin se fait sentir. Pour vous ce sera l’occasion de vous souvenir que Chris Jericho est toujours là, et fait ce qu’il veut, quand il veut, parce qu’il est le visage de cette fédération et surtout dans sa grande mansuétude et malgré votre naïveté, il souhaite vous dire la vérité. Quelle vérité ? La vérité sur la WFA, livrée sur un plateau par un homme qui a connu la WCW, la WWF, et la WWE. La vérité sur la grandeur et la décadence d’une entreprise rongée par la bêtise de ses dirigeants, et qui menace aujourd’hui de s’effondrer comme un château de cartes. »

Des chants « WFA ! WFA ! WFA ! » retentissent.

« C’est cela. WFA ! WFA ! WFA ! Tous avec moi ! WFA ! WFA ! WFA ! Chantons les louanges de la stupidité humaine alliée à la grandeur de la corruption élevée sur un piedestal. »

BOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUH !

« Je suis ici ce soir car je suis l’un des lutteurs les plus expérimentés et les plus talentueux de cette compagnie. J’ai tout vu. Tout fait. Tout connu. Et aujourd’hui, quand je regarde la WFA, j’ai envie de vomir. Chaque entreprise possède des atouts, et des failles. Il convient de mettre ces atouts en avant, et de masquer les failles au mieux. La WWE, avant de devenir la WFA, faisait ca plutôt bien malgré quelques erreurs de profane. Quoi que l’on dise de Vincent K. McMahon, c’était un bon businessman. Puis la WWE est devenue la WFA. Wrestling … French … Addict."

De nouveau, les chants WFA émergent du public.

« World Wrestling Entertainement. C’était l’essence même de notre métier. Catcher. Divertir. Les premiers au monde. Et le meilleur au monde. Expliquez-moi maintenant … Wrestling French Addict. WFA ! WFA ! WFA ! »

Public: WFA ! WFA ! WFA !

Un large sourire se dessine sur le visage de Jericho. Il est manifestement content des réactions du public, qui sont exactement celles qu’il souhaitait obtenir.

« C’est cela scandez le. Wrestling French Addict. Un nom sans âme, sans saveur, qui frise l’amateurisme. Et il était grand temps que quelqu’un le dise à voix haute après plus de trois ans. Ce quelqu’un c’est moi, Chris Jericho. Et ce n’est que le début. Huez-moi, allez-y ! Il n’y a que la vérité qui blesse après tout, réagissez en ovidés décérébrés si cela vous satisfait ! Il est maintenant temps que je vous montre les failles de la WFA, et je vais les exposer les unes après les autres. Cette fédération a été fondée sur des bases précaires, et le ridicule de son sigle n’est que le fondement d’une dynastie d’erreurs, l’avènement d’une ère qui conduira à la mort du catch. Il est temps d’exposer dans un langage que je tâcherai de rendre compréhensible pour vous autres, spectateurs au modeste intellect, les défaillances de plus en plus grotesques de cette compagnie ».

Un nouveau concert de huée se fait entendre, qui semble contenter Jericho.

« Depuis le début de ma carrière, j’ai pris à cœur de devenir le meilleur lutteur du monde. Et c’est ce que je suis devenu, quelque soit votre opinion. Je n’ai pas à me justifier. Je pourrais, ici et maintenant, dresser une liste des 1004 prises que je peux faire. Des 1004 lutteurs que j’ai battus. Oh attendez une minute … Je l’ai déjà fait ! A ce jour, je suis la référence, ce qui se fait de mieux. Quand un jeune arrive à la WFA, son modèle c’est Chris Jericho. C’est un honneur de m’affronter, parce que je suis un professionnel. Mon palmarès parle pour moi. Mes accomplissements également. Je suis revenu de deux blessures qui auraient pu me coûter ma carrière, et j’en suis revenu plus fort. Et pourquoi ? Parce que j’aimais mon métier, j’aimais cette fédération, et je voulais chaque soir, chaque semaine, chaque mois me tenir sur ce ring et donner tout ce que j’avais ! En weekly, en PPV, en House Show … 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Parce que c’est ce que je fais. »

Quelques chants « Y2J » commencent à se faire entendre, masqués par des huées.

« Y2J ! Y2J ! Y2J ! Vous comprenez maintenant ? Pourquoi je suis le meilleur au monde dans mon domaine ? Regardez-vous, pantins désarticulés, stupides marionnettes, en quelques mots je viens de changer le regard que vous portiez sur moi, et de transformer vos huées et quolibets en chants d’encouragement. Y2J ! Y2J ! Y2J !
Y2J est mort ! Ne comprendrez vous donc jamais ? Vous venez juste de démontrer votre superficialité. Quelques mots suffisent pour changer votre opinion de moi ? Si Batista vient sur ce ring maintenant et vous dit qu’il est désolé pour tout et qu’il va être gentil avec vous, vous allez lui faire une standing ovation ? Sans aucun doute, parce que vous avez la mémoire d’un poisson rouge. Vous êtes corruptibles, impressionnables, et naïfs. VOUS, téléspectateurs, auditeurs, public, fans, et autres imbéciles êtes la première et la plus grosse faille de cette entreprise. La WFA est un miroir qui reflète vos goûts, vos attentes, vos choix. Et elle reflète surtout, actuellement, votre stupidité. »

Les huées sont impressionnantes. Le public est véritablement touché et le fait sentir, l’atmosphère est de plus en plus tendue.

« Depuis sa création, la WFA a cumulé les erreurs, les mauvaises stratégies, et les camouflets.
Je peux parler par exemple d’Alberto Del Rio. La Revoluçion mes amis ! Un coup dans l’eau, une fin amère, pour un clan qui n’aurait jamais dû exister. Je peux parler également du « 15 Carats Championship ». Un titre vide de sens, créé pour satisfaire l’ego d’un homme dont nous n’avons, à ce jour, plus de nouvelles. Où est Alberto Del Rio ? Où est Wade Barrett ? Sans parler de Cody Rhodes… Big Show végète en bas de carte, et c’est mérité. Il frise le ridicule. Et ca vous plait. Vous aimez voir un catcheur que je respectais, qui était mon ami, et que je connais depuis plus de 15 ans, se ridiculiser match après match, venant ici devant vous armé de ses consoles de jeux. Il n’a plus d’âme. Big Show est mort. Au final seul William Regal a réussi à rebondir après le flop « Revoluçion ». Et il n'en demeure pas moins un pathétique meneur de troupes. De la part d'un homme qui n'a jamais été au sommet et s'auto-congratulait de mettre la main sur quelques titres de seconde zone, que pouvions nous attendre ? Et c’est un exemple parmi tant d’autres.
La force d’une fédération, est de lancer ses bons atouts, au bon moment, et d’investir dans l’avenir. La WFA s’est donc trompée sur toute la ligne. Des lutteurs d’avenir ? Parlons de The Miz, sacrifié sur l’autel de la corruption face à un Shawn Michaels sur le déclin. Parlons de Mike Knox, qui est en train de disparaitre des écrans aussi vite qu’il était devenu champion du monde. Parlons de Sheamus, qui était si près de la consécration mais s’est éclipsé sans crier gare. Parlons de Dolph Ziggler, qui stagne sans avoir sa chance de tutoyer les sommets en dépit de son talent immense. La WFA ne sait pas gérer ses troupes, et c’est la preuve de l’amateurisme flagrant des dirigeants. »

L’ambiance est complètement retombée dans la salle, le public ne sait pas comment réagir.

« Parlons également de CM Punk. Votre bien-aimé CM Punk ! Cet homme qui se tenait devant vous pour dénoncer la corruption de la WFA, se permettant même d’évoquer mon nom, en disant que je n’étais plus à ma place, et que j’étais ... malhonnête. Cet homme moralisateur qui a lui-même mis un pied dans la direction pour s’octroyer des droits dont ne bénéficient pas la majorité des lutteurs de la fédération, léchant des bottes pour obtenir une once de pouvoir et prolonger son règne de champion interminable, et minable by the way. J’ai toujours mis un point d’honneur à aider les jeunes de cette fédération et à vous offrir le meilleur spectacle possible. Que vous a offert CM Punk ? L’homme qui a enterré tous ses adversaires en s’accrochant à son titre comme un forcené au point ou c’est devenu pathétique, l’homme qui conservait son bien par des stratagèmes de plus en plus rébarbatifs, et qui à la fin se permettait même de cracher sur sa ceinture. Le titre Intercontinental. Un titre prestigieux, que j’ai eu l’honneur de porter à maintes reprises. Un titre qui ne signifie plus rien aujourd’hui. Abandonné par un champion décadent, qui n’aura même pas eu la classe de le perdre sur le ring comme tout le monde – tu valais tellement mieux que ca Punk, il fallait que tu te démarques garçon n’est-ce pas ? – et qui est passé aux mains d’un homme qui n’a rien prouvé et s’est-vu offrir une ceinture comme on offre un jouet à son enfant pour Noël. Et le plus beau dans cette histoire cher public. CM Punk, tellement fatigué de ses malheurs, décide de quitter la fédération. Autant marquer le coup. Pour soigner son départ il vous a offert Friday Night CM Punk en trustant le temps de parole, en s’accordant lui-même un cadeau d’adieu – un match pour le titre de champion du monde, rien que ça garçon, ta modestie est sans égale – et en agressant un General Manager respectable en la personne de JBL. Sans parler du retour de Mike Mizanin, coup marketing de la part de Punk, qui passe pour le faiseur de miracle de la WFA. Public, vous idolâtrez un égoïste qui se joue de vous depuis le début, mené par sa soif de pouvoir et de reconnaissance mais frustré par ses propres limites qu’il a tenté de dépasser en jouant avec les ficelles du business. CM Punk a repoussé les limites de l’arrogance, est-ce une coïncidence si les ratings des shows WFA ont diminué de manière inversement proportionnelle à son temps d’antenne ? »

Le public hue Jericho mais on sent que ses paroles, combinées à celles prononcées par JBL quelques jours auparavant, font leur effet.

« Je peux aussi vous parler de Samoa Joe. Joe était un merveilleux catcheur. Mais je crois qu’à l’heure actuelle, je n’ai pas besoin de vous rappeler ses divers problèmes et son penchant pour la boisson. Samoa Joe est un alcoolique. Dès lors, expliquez-moi … comment une fédération qui se veut professionnelle peut-elle autoriser un homme ivre à lutter sur un ring ? Il y a des règles. Il y a des lois. Il y a une déontologie. Il en va de l’image de ce business, et de la sécurité des lutteurs. Mais non, Monsieur Joe est non seulement autorisé à lutter, mais cerise sur le gâteau … il se retrouve dans un match pour le World Title ! C’est une insulte envers les gens honnêtes, comme moi, qui travaillent dur chaque jour, s’entrainent sans cesse, et font tout pour respecter les règles. Samoa Joe a plus sa place en centre de désintoxication que sur un ring de la WFA, qui finira par devenir la Wrestling French Alcoholic à ce rythme. Rappelons Scott Hall ! Donnons le titre mondial à Jeff Hardy ! Il est temps d’ouvrir les yeux sur les conduites profanes des dirigeants de la WFA qui mettent en danger son avenir. Vous en voulez encore ? Votre adorable Champion TV John Cena ... est instable psychologiquement. Et vous le savez. Et il le sait. Et la WFA le sait. Ca ne vous pose aucun problème, qu'un homme malade qui a besoin de soins et se shoote aux médicaments lutte sur ce ring, porte une ceinture, mettant en danger ses adversaires ? Se mettant en danger lui-même ? Et la liste continue, encore, et encore ... et encore. Je pourrais parler de Sami Callihan, lutteur barbare mais talentueux qui se fait désormais ridiculiser par un gnome. Je pourrais parler de John Morrison, le champion du monde le plus idiot et le moins crédible de l'histoire de cette fédération -mais tu crèves l'écran Johnny Boy, continue garçon mais tu ferais mieux de te méfier de moi, si il me vient à l'envie d'ajouter un titre mondial de plus à mon palmarès -et illustre tête à claque. Nous tenons le nouveau ... David Arquette. Il serait mal avisé d'évoquer ce clan mené par des dépravés qui réclame de l'exposition. Je ne citerai pas leur nom et me contenterai de dire ... Who are you, freaks ? Go back to the asylum ! Le fait est que désormais, quelques rares lutteurs de mérite au talent certain se retrouvent noyés sous une masse d'incapables qui pourraient plus prétendre à une Allocation pour Adulte Handicapé plutôt qu'à un titre de la WFA.»

Cette fois le malaise est bien ancré, et le public n’a plus à cœur de lancer quoi que ce soit.
Jericho arbore une mine satisfaite, et semble se délecter de ses propre mots.


« Venons-en à un problème qui me concerne personnellement. Qui concerne mon ami et partenaire, Christian. Je parle de la division par équipe de la WFA ».

Jericho se lève de sa chaise, et descend en ringside. Il se rapproche de quelques fans. Il arrache une pancarte des mains d’un spectateur, retourne sur le ring, et la lève bien haut, mettant en évidence la pancarte. « WCH : Worst Class Has-Been »

« Has-been. C’est le qualificatif que vous ne cessez d’employer pour nous qualifier, Christian et moi. Has-been. Qu'avez vous à nous reprocher ? Nous sommes tous les deux revenus de graves blessures, et avons pris à coeur de faire cause commune pour redonner aux Tag Team Championship leur lustre d'antan. Nous sommes les deux meilleurs techniciens de cette fédération, nos matchs sont synonymes de qualité, mais cela vous amuse de nous traiter de Has Been ? Il y a une date de péremption dans le catch ? Quand je vois Randy Orton, catcheur dans la force de l'âge, livrer des prestations plus ennuyeuses les unes que les autres ... Quand je vois, comme je le disais, Big Show s'abaisser à des farces stupides pour continuer à exister ..."

WHAT ?

"Je suis Chris Jericho et j'ai 42 ans. En cela je ne suis pas le plus jeune des lutteurs, mais ... avez-vous quelque chose à me reprocher ? Pourquoi est-ce que je vous pose cette question ? Je me contrefous de votre opinion. Je sais que je suis infaillible.

WHAT ?

"Mon âge me donne l'expérience des grands combats, et si je le voulais, je pourrais porter le championnat du monde une fois de plus autour de mes hanches. Et cela vaut également pour Christian."

WHAT ?

"Would you, PLEASE, SHUT ... THE HELL ... UP !?
Nous ne sommes pas des has been. VOUS êtes des never been, qui préfèrent acclamer les premiers clowns venus pour peu qu'ils fassent leurs singeries et jouent avec vous en flattant votre ego, plutôt que de regarder du catch et de voir de vrais champions se battre sur un ring. Aux débuts de la WFA, la division par équipe tenait la route. Team Perfection, puis Freakin' Awesome, avaient été les fondateur d'une ère prometteuse. Mais tout s'est écroulé. Le règne des SMAC -qui n'existent plus grâce à nous, ne nous remerciez pas - a plongé ces titres dans l'obscurité. Et ca vous plaisait ! Une fois de plus vos envies stupides ont pris le relais sur l'essence de ce sport. Au diable la crédibilité. Au diable le catch ! Vive les deux cinglés en costume qui font des cabrioles ! Rendre les titres par équipe défendables "24/7" a été l'une des plus grosses erreurs de la WFA. Là encore, ne nous remerciez pas pour avoir remédié à cela. Et depuis que nous avons pris ces titres - et non pas volés comme vous aimez le dire, car nous nous sommes battus sur un ring pour les avoir, contrairement à un certain Mensah-X - nous nous efforçons de donner une belle image du catch par équipe. Mais c'est trop tard. Il n'y a plus d'âme, et aucune team ne pouvait rivaliser avec notre talent. Mais vous public, plutôt que de nous soutenir dans notre quête d'un meilleur challenge, vous avez préféré jeter votre dévolu sur deux autres clowns ... Team Steamfield. Et le client est roi, même si le client est un parasite aveuglé par les paillettes et incapable de savoir ce qui est bon pour le business. Et c'est ainsi que le complot visant à nous déposséder des ceintures est né, et s'est achevé à Backlash, Pay-Per-View le plus pathétique de l'histoire de la WFA à ce jour."

Les huées sont de retour, et le public s'efforce de redonner de la voix pour gêner Jericho. Des chants "Boring", et "Shut the Fuck Up" retentissent.


"Mais aujourd'hui, les titres par équipe ne sont pas notre priorité. Pour ceux qui imaginent que cela signifie que Christian et moi allons mettre fin à notre entente ... repassez plus tard. Nous reprendrons ces titres, et quand ce sera fait, je ne manquerai pas de vous rappeler que je vous avais prévenu. Je suis Chris Jericho, je dis ce que je vais faire, et je vais faire ce que j'ai dit, comme toujours. Et nous avons une clause de rematch, que nous utiliserons en temps voulu. Mais avant d'aller mettre fin à l'imposture Steamfield ... nous allons nous occuper d'un autre problème. Les BRC. Young, Cash, Crimson ... Trois Never been. Juste comme vous. Trois brutes qui tentent de forcer leur destin en usant de l'illégalité pour se frayer une place à la WFA. Prenez les seuls, ils n'ont aucun talent. Et ils n'ont certainement pas le talent pour lutter à la WFA. C'est une preuve de plus du laxisme des dirigeants, et de la décadence de cette entreprise, qui sera bientôt un musée aux portes ouvertes. Les BRC n'ont pas leur place ici. Ils ont volé des titres qui nous reviennent de droit. Et ce ne sont pas Steamboat et Sheffield qui ont été se battre contre ces racailles, c'est Christian et moi. Pendant que les deux autres clowns reprenaient leurs ceintures grâce à nous, nous nous battions courageusement contre ces rednecks avec Christian. Et pendant que les deux clowns continueront d'enterrer la division par équipe, nous allons nous battre une fois de plus avec Christian. Les BRC sont une insulte à échelle humaine pour nous tous, honnêtes lutteurs. Et aux Survivor Series, nous les affronterons tous les 3. Handicap Match ? Effectivement, pour que la confrontation soit équilibrée il leur faudrait un 4ème membre. Christian et moi sommes sûrs de notre talent, sûrs de notre force, et nous gagnerons pour mettre ces imbéciles dehors, et sauver la WFA. Mais nous ne le ferons pas pour vous, pauvres sycophantes, mais pour NOUS. Parce que nous sommes les meilleurs au monde dans ce que nous faisons, nous sommes les seuls espoirs de la WFA, les têtes d'affiche éternelles de cette compagnie, l'incarnation du catch, nous sommes les Wrestling Class Heroes, et vous devrez composer avec nous encore longtemps. Parce que vous n'avez encore rien vu. Et nous allons redorer le blason de cette compagnie rongée par les scandales, les erreurs de débutant, le favoritisme, et la corruption. Nous serons intransigeants, et il est grand temps que les têtes pensantes de la WFA prennent conscience que nous n'en démordrons pas. Et si il le faut, nous ferons exploser tous les petits secrets qui sont en train de couler cette fédération. Personne n'est intouchable, et nous n'avons peur de rien. Et ce qui fait notre force, c'est que nous n'en avons rien à cirer de votre avis, de vos souhaits, de vos voeux, de vos coups de coeur, de vos envies, et de vos critiques. So Shut the Hell Up, Wait, And See."

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TheStraightedge17
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WFA Survivor Series Empty
MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptySam 9 Fév - 19:16

Layla Wallace : Reservoir Pulp


WFA Survivor Series Surviv13


C’est l’œil gauche de Layla Wallace qui s’ouvre le premier. Juste un battement. D’un geste habile et sensuel, elle caresse la couverture qui recouvre son nez, et passe la main dans ses cheveux. Ses paupières sont encore lourdes, mais le bruissement continue des arbres la pousse a se lever. Depuis quelques temps déjà, elle loge dans un petit appartement de Los Angeles, proche du Staples Center. De nombreuses affiche de Mia Wallace, Vincent Vega et autres personnages de Pulp Fiction ornent les murs poussiéreux de ce 50m2. Ses pieds manucurés sortent du lit, l’un après l’autre, et atteignent leurs pantoufles. Elle distingue très vite que son réveil n’a pas sonné. 10h30 à la pendule. Tant pis pour le shooting photos prévu une heure plus tôt… Elle n’en avait aucune envie, de toute façon. Un petit sourire en coin, elle déambule nonchalamment jusqu’à la cuisine, où l’attend sa machine à café. Ses petits doigts d’ange prépare un cappuccino Nespresso, parrainé depuis peu par un certain monsieur Indabank. Quelques minutes d’attente. Elle en profite pour ouvrir ses rideaux, et faire quelques pas sur sa terrasse du 8eme étage. Une légère brise lui caresse la peau. L’air pur laisse bientôt place à une senteur d’essence mêlée à la population locale. Un soleil magnifique lorgne sur le stade des Lakers, alors qu’elle ferme les yeux un instant. Elle se sent quelques peu pâteuse, et se laisse tenter par l’idée d’une douche bien chaude. Elle ouvre les yeux. Le soleil a disparu sous un tableau de nuage blanc. Dans le prolongement du stade, elle distingue une voiture en feu. Les sirènes de pompiers sifflent aussitôt dans l’air, qui lui agressent les oreilles. Elle se retrouve vite partagé entre deux envies. Admirer ce spectacle et profiter de l’instant, ou se réchauffer à l’intérieur. Elle hésite. Un léger coup de vent qui s’infiltre dans sa nuisette a raison de son enthousiasme. Elle rentre, et laisse la bée vitrée entrouverte. Ses pas sont lourds, elle n’est pas tout à fait réveillée. Son café n’en a plus pour longtemps. Elle se précipite dans la salle de bain, éteint son radiateur et commence à faire couler l’eau. Après une réflexion aussi intense qu’inutile, elle décide de prendre un bain. Grand bien lui fasse. Cette fois, son cappuccino est à la température idéal. Elle porte la tasse à ses lèvres, un frisson brûlant envahissant son corps. Cette sensation éveille l’ensemble de ces sens. Elle semble voir plus loin, entendre plus clairement, et savourer la moindre goutte de son petit plaisir matinal. Les sirènes s’arrêtent. Le feu a été vaincu. Elle résiste a l’envie d’une cigarette, fouille dans ses tiroirs à la recherche de son agenda. Pas la moindre trace. Dans la commode du meuble de télévision ? Non plus. La connaissant, il ne peut qu’être à un seul endroit : en vrac sous le lit. Bingo. Le voila. Janvier, Février… 01 Mars. Aucun rendez vous de prévu. Enfin, aucun sauf ce fameux shooting avorté… Un petit logo surligné plusieurs fois attire son attention. Date du 03 Mars. Un petit pense bête y est inscrit : « Important ! Tu es capitaine de la Team Gold Watch ». Un frisson lui parcoure l’échine. Elle aurait presque oublié son Pay Per View, sans le réflexe de l’agenda. « Lol, faut que je sois plus… » se dit-elle en dessinant un petit carré dans le vide, comme l’aurait fait Mia. Elle balance son carnet sur le lit, donc la couverture traîne maintenant par terre. Son bain est prêt. Elle enclenche une petite alarme sur sa télévision. Aujourd’hui, ce sera « You Never Can Tell », tout droit sorti de… Pulp Fiction. Elle se dénude, et glisse sa jambe droite dans la baignoire. De petites bulles s’agrippent à son mollet, qui s’enfonce dans l’eau en même temps que le reste de son corps. Hilare, elle s’amuse avec la mousse qui lui redonne des souvenirs d’enfance. Bien avant ses études avec Jimmy Hopkins et ce collège de Bullworth…

- Serena… marmonne t-elle doucement, de la mousse sur les joues et les cheveux. Velvet… Hum… Je ne suis pas sûr que Velvet est le potentiel pour survivre. Bon, ce n’est pas trop grave, dans n’importe quel film il faut des seconds rôles. Elle fera une parfaite Rosanna Harquette. Alicia Fox… Je pense qu’on peut lui faire confiance. Elle ne Pulp pas des masses, mais dans le ring, elle assure. Reste la petite dernière, Michelle McCool. Je la vois bien en braqueuse de Snack. Un petit moment intense, mais qui ne prend pas tout le film… Amanda Plumer ? Hum… Pourquoi pas. Bon sang, où est mon savon ? Ah, le voila. J’ai l’impression d’avoir pris de la poitrine, c’est dernier temps… Mince, Mia a la poitrine plate… Hum, après tout, on peut s’inspirer et être encore mieux que l’original ? Lol. Tu délires, ma petite Layla…

Les minutes défilent, les idées fusent. Elle pense aux Survivor Series. A ce fameux match contre Britani Knight, meilleure ennemie dans l’éternel. Il n’y a pas si longtemps, elle aussi avait une petite mallette remplie d’or. Elle l’avait ouverte… Elle l’avait même confiée à Marcellus, pendant un temps. Mais Backlash ne s’était pas vraiment passé comme prévu. Un courant d’air ouvre puis referme la porte de la salle de bain. L’air frais de l’extérieur se contraste avec l’eau brûlante de la baignoire, et envahi ses poumons. Elle tousse, se débarbouille, et se fige devant l’un des huit miroirs de la pièce. Ses cheveux sont humides, son regard est joueur, et sa bouche pulpeuse n’attends qu’une touche de rouge à lèvres pour frémir. Depuis son retour à la Wrestling French Addict, Layla est sur un petit nuage. Elle se sent bien, tout simplement.


- J’ai comme une petite envie de danser… soupir la britannique, mordillant son gant de toilette. Je sais ! Je vais me louer une cassette de Twist et repartir avec le vendeur pour danser dans le club 70’s de Venice Beach ! Depuis le temps que je le mérite, ce trophée… Je pense que…




Un son fort et puissant vient interrompre le monologue de la belle. Elle sursaute, et des vagues d’eau se répandant sur les serviettes et autres vêtements de Layla. « Bien joué » gronde t-elle en tournant la tête. Il doit s’agir de son alarme, dans le salon. Elle n’a sûrement pas réglé le volume en regardant Reservoir Dogs hier soir. D’un bond, elle sort de l’eau et sort une serviette propre. Sa nuque lui laisse découvrir une petite douleur qu’elle n’attendait pas. Elle se caresse timidement le cou, sèche ses cheveux imbibés d’eau et enroule sa serviette autour de sa taille. Une autre vient lui couvrir la poitrine. Elle ouvre la porte de la pièce, une immense brume de vapeur pénétrant également le salon. Les rayons du soleil sont revenus. Ils offrent un clair obscur à son appartement, et donne vie et lumière aux quelques plantes vertes s’y trouvant. Soudain, la télé se met à grésiller. Elle n’y prête pas attention, jusqu’à ce qu’un détail lui donne froid dans le dos. Un détail qui la ramène une petite demi heure en arrière, au moment même où elle programmait son alarme…


- Django ? Mais, ce n’est pas…

BAM ! Elle fait un énorme bond en avant. Une explosion vient de retentir. Le bas de sa serviette est en feu pour on ne sait qu‘elle raison. Paniquée, elle prend son extincteur et tente d’éteindre frénétiquement ces surprenantes étincelles. Une fois éteintes, elle enfile un jogging, un maillot de corps, et se précipite sur le rebord de son balcon. Elle observe. Il n’y a qu’une dizaine de voitures, les même que d‘habitude. La vieille Chevrolet d‘un pervers consanguin, trois étage en dessous, la Citroen Xsara d‘un homosexuel vietnamien et bien sûr, l‘assortiment de Porsches d’un certain Bruce Willis, qui avait acheter la suite jacuzzi de l’immeuble pour sa fille. Le reste ? Sans doute celles des locataires. Ça n’expliquait pas l’explosion, le jean en flammes, la télé qui grésille. Elle se retourne, et n‘insiste pas. Aucune raison. De retour dans la salle de bain, Layla peaufine son maquillage, une façon comme une autre d’évacuer le stress. Il n’y a personne. Il n’y a personne. Elle s’avance lentement face au miroir. Le tiens à pleine main. Elle s’observe un instant. BAM ! Deuxième explosion, plus proche, celle la. Effrayée, elle laisse tomber le miroir qui se brise en mille morceaux contre le sol. Dans le reflet des morceaux de verre restant, elle devine la porte d‘entrée ouverte. Quelqu’un est entré…

- Bouh !

Puis rien, si ce n’est un violent coup derrière la tête, un éclat de sang sur les rideaux, et des yeux qui se ferment immédiatement. Trois heures s’écoulent…

« Hé, Lay… Tu… llé ? Y ser… tre temps po… jou… fill… l’air. Lay… ? …la ? LAYLA ? »

Elle se réveille en sursaut, dans son lit, un mal de tête qui ressemble plus à un compteur à gaz qu’autre chose. Elle ne peut pas bouger. Non pas qu’elle soit attachée, mais son corps meurtri l’en empêche. La main en visière pour se protéger du soleil, elle attend. Le temps s’écoule lentement. Elle plisse les yeux pour essayer de déchiffrer le moindre indice sur son visiteur inconnu, en vain. Elle est bien trop loin, et trop peu en forme pour ça. Elle écarte vite la tentation d’appeler Marcellus. Pour être honnête, elle se demande avec inquiétude quel regard il aurait au vue de la situation. Elle serait peut être obligée de se débrouiller seule, après ça. Il n’aurait peut être plus aucune confiance en elle. Son manager non plus. Elle ne pouvait pas leur fausser compagnie. Elle repose délicatement son téléphone, et prend une profonde respiration. Puis elle expire. Elle inspire a nouveau. Expire. Son souffle lui revient difficilement, ce qui l’incite a se mettre debout. Elle pose les mains sur le côté du lit, regarde sa montre en or. 14h. De quoi abandonner l’idée du concours de Twist. Elle scrute le balcon dans l’espoir d’obtenir un aide extérieur. Peine perdu. Aucun signe d’activité à cette hauteur. Elle regarde de nouveau sa montre. Vigilante, elle commence même a se sentir un peu lâche de rester dans ce lit sans bouger. Toute sa vie, elle avait affronté ce qui lui faisait peur. C’est pour cette raison qu’elle avait appris à faire du saut en parachute, de l’exploration sous marine, des matchs de lutte avec William Regal, Johnny Vincent, et bien sûr, de la lutte professionnelle. Et la, elle se surprend à attendre dans un lit, en plein soleil, sans que rien ne se passe. « Ça suffit, Mia a survécu a une overdose, bordel ! » se dit elle en toussant. Elle se relève. Cette sensation lui étourdit légèrement l’esprit. Elle place sa main gauche sur l’arrière de sa tête, quelques gouttes de sang s’y déposant de suite. Dehors, la foule pousse des hurlements et des grondements a faire froid dans le dos. Elle accourt vers sa terrasse : nouveau sitting pour le retour des Oscars à Los Angeles. Fausse alerte. De charmantes jeune femmes à demi nues, alignées sur deux files, laissent un passage aux manifestants, en battant des mains à tout rompre. Layla distingue un océan de visages, des centaines d’hommes et de femmes militants pour le 7eme art. Tout le monde hurle, pousse des acclamations. Son mal de tête reprend dans la foulée. Pas de quoi crier au scandale, Tarantino n’est même pas nominé. C’est peut être pour ça qu’il faudrait créer une émeute. Bref… Layla cligne des yeux en tournant le dos à la lumière. Elle a mal, elle a peur, mais comme toujours, se maîtrise et garder un charme d’enfant. Elle ne comprend pas la scène qui s’offre à elle. Personne dans son appartement. Du moins, elle le croit. Son cappuccino est exactement à la même place que ce matin. Mais il est vide… Un peu de rouge à lèvres sur le rebord de celui-ci… Le même que celui de Layla. Elle attrape la tasse, identifie cette marque de stick, et repose celle-ci. Incompréhensible. On dirait la sienne. C’est… Non. C’est impossible. Elle quitte la cuisine et arpente les alentours. Rien ne semble avoir été volé. Rien n’a été brisé, si ce n’est le miroir de la salle de bain. L’atmosphère chaude et moite lui donne un vertige. Des gouttes de sueurs coulent à grosses gouttes le long de son nez, de sa nuque. Toute jeune, pas plus de 7 ans au compteur, ses parents avaient connus la même chose. Un vol à main armée, des morceaux de verre un peu partout, des hurlements… Le tout devant ses yeux. Elle était cachée sous le lit, des larmes perlant sur son visage à la vue de ces deux hommes en cagoules venu d’on ne sait où. Ils avaient enfermés sa mère dans le vestibule, et frappé son père à coup de cross dans le ventre. Pendant des années, on lui avait fait comprendre que ce n’était rien, qu’il ne fallait pas revivre ce genre de souvenais. Mais avec le temps, et ses fréquentations à Bullworth… Elle s’était livrée. Avait vaincu ses démons, les même qui semblent refaire surface aujourd’hui. La télé tourne toujours. Bizarrement, l’alarme vient de se mettre en marche. La bonne, cette fois…

- Bouh !

Elle se retourne, et…

- Non… C’est… Tu es…

- Je suis toi. Mais avec une meilleure mine, et un nouveau rouge à lèvres. Hé ! Reviens sur terre, tu es toute rouge… Comme une tomate.

Devant elle, une jeune femme brune, d’une trentaine d’années tout juste, porte un petit sac à main « Pulp Fiction » à sa taille, et les même vêtements que Layla. Elle ricane bêtement devant notre héroïne, et pose son sac sur le lit. Doucement, elle s’approche de la locataire de l’appartement. Son regard est joueur, ce qui n’est pas sans rappeler celui de… la propriétaire du studio.

- N’approche pas ! Bégaye Layla, reculant d’un pas avec aisance. Qui es tu ??

- Je suis toi, Lay’. Mais avec quelques semaines d’avance ! Lance la nouvelle venue, en se dressant devant elle.

- Tu… Ma Gold Watch doit encore déconner…

- Je viens du futur. Et si je suis la, c’est pour modifier mon présent. Un présent qui ne nous offre rien de brillant, crois moi.

- Attends… Comment je peux savoir que tu dis la vérité ? Proteste aussitôt Layla. Je vais faire une attaque…

- Hum… Regarde derrière mon crâne. Tu vois la petite cicatrice ? Maintenant touche toi les cheveux. Il me semble que tu t’es pris un sacré coup, tout à l’heure ! S’esclaffe son vis-à-vis.

- Je…

- Oui. Je ne m’amuse pas à me frapper tous les quatre matins. Mais c’était le seul moyen pour que tu me crois, et que tu acceptes de m’écouter, lui explique t-elle. Tu veux une preuve suffisante ?

- Quoi ? Demande Layla, perdue.

- Hum… Tu l’auras voulue ! Lui réponds sa jumelle avec agacement. Elle lui attrape le bras droit et enfonce ses ongles dans sa peau. Peu de temps après, elle ôte son gilet, et montre un léger bleu, exactement au même endroit. Tu me crois, maintenant ? Questionne-t-elle, perplexe.

- Oh putain…

- Ça Pulp un max, tu ne trouves pas ? ! ? S’émerveille la britannique du futur.

- Il… Il faut que je m’assoie… Et que j’arrête le crack… Mia a failli y passer…

- Hum, Pulp Fiction. Je me souviens de cette période.

- Tu vois ! Tu ne peux pas être moi !

- Pourquoi ?

- Sinon, tu parlerais de ce film au présent ! Pulp Fiction est intemporel, gronde avec force Layla.

- Crois moi, ma grande. A la WFA, là d’où je viens, nous avons fais Pulper la section féminine comme jamais. Mais je te conseille Django Unchained. Juste pour l’amour du réalisateur… Bref. Nous avons tellement rendu Pulp l’univers de la Wrestling French Addict que nous sommes devenues championnes des Divas. Enfin, nous l’étions…

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Écoutes moi bien, Lay’. Je n’ai pas beaucoup de temps. Et rester trop longtemps dans le passé pourrait avoir des répercutions sur mon présent. Sur moi. Si je suis la, c’est pour t’aider. Nous sauver.

- Sauver ? Mais de qui ?

- Sexy Boy.

- Sex… Le directeur de la division féline ? Pourquoi ?

- Je vais te la faire courte. Nous avions le match en main. Les Survivor Series.

- Nous avons survécu ? Éliminé toutes les divas ?

- Je ne peux pas t’en dire plus. Mais nous y étions presque… C’est à ce moment que Sexy Boy est intervenu en faveur de Britani. Il a convoqué sa propre Diva, Tara, pour fausser la rencontre. Il nous a fait du tort. Beaucoup de tort, beugle la revenante de l’avenir.

- Pour quelles raisons ? Je ne comprends pas…

- C’est normal. Mais fais moi confiance. Disons que lui et Serge Dissept, ton précieux manager, ont eu une violente altercation à quelques semaines du show. Des lors, Boy a tout fait pour me couler. Enfin, nous couler… Le Traditionnal Survivor Series Match sera une véritable arnaque. Tu n’auras même pas l’occasion de finir le match, crois moi. Sexy sera en ringside tout du long. Si tu veux l’en empêcher, il faut faire exactement tout ce que je te dis.

- C’est-à-dire ?

- Convoque les leaders du néant.

- Les leaders du… T’es stone comme pas possible ma petite !

- Du néant. La compagnie du mal. Les pires salopard que ce monde puissent connaître. Disons qu’il y a quelque chose de… magique dans ce monde.

- Magique ?

- Et de Pulpant, en plus de ça. Ils sont basé à Nanakuli, dans une petite archipel encore méconnu du grand public.

- Nana… A Hawaii ???

- Tu connais bien ta géographie, Lay’. Mia serait fier de toi.

- Mais… Les Survivor Series commencent dans deux jours, je n’aurais jamais le temps !

- Je t’ai réservé un billet d’avion pour le prochain vol de nuit. Il part à 17 heures.

- Tu plaisantes ?

- Pas du tout. Merde ! Bientôt 14h15... Il ne me reste qu’une ou deux minutes avant de disparaître.

- De disparaître ? C’est la meilleure !

Layla n’a pas la moindre idée de ce qui lui arrive en ce moment. Elle se frotte les yeux un bref instant, avant de voir son invitée lui agripper les mains et se rapprocher de son visage. Son homologue lui fait signe de l’écouter attentivement. Peut être pour la dernière fois. Car son visage, le même que le sien, a perdu ce sourire si moqueur d’antan. Ce sérieux si rare à la britannique la persuade de l’écouter.

- Listen to me… Il faut que tu abandonnes tout ce que tu penses connaître de ce monde. Prends cette avion. Fais le pour toi, et pour nous. Rencontre les leaders du néant, ils attendent ta visite. Ils t’aideront à passer le cap des Survivor Series. Demande à voir Christian Troy et Theodore Bagwell.

- Une minute… Ce ne sont pas des personnages de séries télévisées ?

- Ha, Lay’… Tu as encore énormément à apprendre. Tu en sauras plus une fois sur place. Oh non, je commence à…

Sous les yeux ébahies de Layla Wallace, sa jumelle commence à disparaître dans les airs. Comme un murmure caresserait le vent, elle s’envole dans un nuage de fumée blanche. « Fais le pour m… » glisse t-elle a l’oreille de l’héroïne, avant de laisser place à une brume de poussière. Puis rien… Un silence d’église plombe l’appartement en quelques secondes. Layla reste sur place, figée devant son réfrigérateur. Elle reprend ses esprits, et se tourne vers la seule chose de concrète dans ce bas monde, l’affiche de Mia Wallace. « Qu’est-ce que tu ferais, toi ? » lui demande t’elle, bêtement. Elle ne répond pas, bien entendu. Mais son cœur l’a pousse à suivre ce conseil. A prendre cette avion. Une idée effrayante, mais excitante. Les arguments de cette mystérieuse « elle-même » l’ont convaincu. Mais elle a du mal a croire ce qu’elle a vu. C’est impossible… C’est… Elle a besoin de réfléchir. De reprendre ses esprits. Elle allume sa télévision, WFA TV. Topic des Survivor Series. Le clash Sexy Boy - Serge Dissept, en live. Des insultes, des pipebombs, un manager qui prend le dessus sur l’institution, et le pouvoir. C’est impossible… Elle frisonne. Et se questionne. Une intuition. Une folie. Puis une décision… Et deux heures, 54 minutes plus tard…

( Aéroport de Los Angeles )

- Un billet pour Honolulu, s’il vous plait. Pardon ? Non. Je suis déjà venue réserver. Layla Wallace. Merci, mon chou.




Je passe ma main dans mes cheveux, me souffle timidement, à voix basse, que tout va bien se passer. Malheureusement, je n’arrive pas à me convaincre. Le bruit assourdissant des sièges arrachés et de la chute m’en empêche. Une chute interminable. Ce genre de moment qui ne dure que quelques secondes, paraissant pourtant une éternité. Le fait est que, en ce moment, pour des raisons que l‘on ne pourrait expliquer, tout ce que j'ai en tête, c'est de me protéger. Envers et contre tous. Le plancher tremble sous mes pas. Derrière moi, une jeune femme me beugle quelque chose d’incompréhensible. Je ne lui distingue pas d’alliance quand sa main tente de me montrer le danger. Une belle blonde célibataire… et enceinte, qui plus est ? […]

- Putain… Putain !

Encore une explosion, de plus en plus proche. L'orage se déchaîne. La pluie tambourine sur le toit avec insolence. Les éclairs jaillissent et l'air est rempli d'électricité statique. Fébrilement, je détache enfin ma ceinture pour me blottir je ne sais où. Alors que la queue de l’appareil ne devient plus qu’un lointain souvenir, une valise s’échappe de son compartiment et fonce sur moi à une vitesse effrayante. Elle me parait presque en vie, comme poursuivant une vendetta dont je serais sur la trajectoire. Je me baisse frénétiquement, mon ennemi d’un soir frôlant ma nuque. Les yeux fermés, je perds toute notion de l’espace, et du temps. A ma droite, hurlant à s’en rompre les poumons, une hôtesse cherche a retrouver des sensations dans ses jambes. Elle perd vite connaissance. Je ne me lève pas. Je suis apeurée. Mais d’un mouvement de la tête, mon regard se retrouve face à elle. Une partie de la toiture s’est empalé dans son abdomen. Du sang s’échappe de sa chemise. Pour moi, c'est le pire : le son creux et humide d'un corps transpercé et fracassé contre le sol. La jeune femme, dans une mare de sang, s’endort alors dans un sommeil éternel. Une fois de plus, ce n’est pas l’odeur mais l’image qui me monte à la gorge. J’en ai la nausée et les larmes aux yeux. J'étouffe un cri. Le clignotement des flammes me brûle une partie du dos. Dur de garder une pensée rationnelle. C'était mon idée. Ce voyage. Un vol de nuit, pour admirer une lune brillante et glaciale s’élever au dessus de l'océan. Arriver sous un limpide soleil d'automne. Un dernier bruit hérisse aussitôt les poils de ma nuque. Le plus impressionnant, mais surtout le plus rapide. Dans un noir qui se veut maintenant total, je retrouve un passager. Du moins, une partie de lui. Je me rappelle très bien de cet "abruti du Maryland", comme je l’avais surnommée. Un homme lourd, pas obèse, mais dont on devine un formidable problème de poids. Le genre de type que l'on a du insulter lors de ces années collège. L'abruti du Maryland. Je ne l'avais plus revu depuis l‘embarquement. Il est maintenant la, face à moi. Son corps froid et couvert de sang, dépourvu de jambes, passe à quelques centimètres de moi et disparaît dans les airs. Rien ne sera plus pareil. J'essuie les gouttes sur mon visage. En vain. Un éclair tonitruant me donne suffisamment de lumière pour distinguer une poutre de fortune, à ma droite. Quelque chose m’agrippe brusquement les cheveux. Je suis paniquée. Je ne pensais pas finir comme ça, pas si tôt. Je me retourne. Un homme, le regard vide et dépourvu de son bras gauche, me sourit, et ricane bêtement. Ses yeux se révulsent. Dans une horreur sans nom, ses dents commencent à tomber. Je ne distingue pas tout, mais il semble me dire quelque chose…

- Mademoiselle ? Mademoiselle ? Ca… Ca ne va pas ?

L'obscurité. Je n'ai le temps de rien. Je ne vois plus rien. Comme toujours, ils nous avaient promis que tout s'arrangerait. Comme toujours, les turbulences ne devaient qu'être passagères. Comme toujours, ils avaient tort...



- Mademoiselle ?


Layla se réveille avec sursaut. Elle est en age, et se détache brusquement de son fauteuil. Son regard est paniqué. Elle ne sait plus où donner de la tête. Une hôtesse, quelques verres de Martini sur son plateau, lâche immédiatement son service pour venir réconforter la britannique.

- Tout va bien, mademoiselle ? Lui demande t-elle en lui prenant la main.

- Je… L’avion ! Il…

- Il est à une heure de sa destination, mademoiselle, coupe rapidement son interlocutrice. Tout va bien, vous avez du vous endormir. Il n’y en a plus pour long, reposez vous.

Layla reprend son souffle, passe la main dans ses cheveux, et s’installe dans son siège. Un enfant à lunettes, les yeux rivés sur sa Nintendo 3DS, ricane et se moque d’elle. On voit qu’il n’a vécu de séquences cauchemardeuses depuis bien longtemps.

- P’tit con, marmonne Layla, en entendant une autre personne s’esclaffer, à sa gauche. Vous avez un problème, vous aussi ?

- Oh non, pas du tout, lui répond un homme en smoking d’une trentaine d’années. Ses cheveux grisonnant et sa barbe de trois jours lui donne un air à la Dr Mamour. Il avale une gorgée de soda, passe la paume de sa main sur ses lèvres, et continue :

- J’aime votre… franc parlé, voila tout. Dwayne. Dwayne Morris et vous ?

- Layla. Layla Wallace. Et ce gamin l’avait mérité, croyez moi…

- Oh je n’en doute pas. Vous voulez que je vous tiennes compagnie ?

- […] Volontiers, répond-t-elle en bouclant sa ceinture.

- Comment vous sentez vous ? Demande aussitôt Dwayne, remarquant des gouttes de sueurs sur son front.

- J’ai un peu mal… En fait, j’ai mal partout ! Ce rêve ne pulpait pas vraiment…

- Excusez moi ?

- Non, laissez tomber, continue Layla avec un petit haussement d’épaules. Vous êtes en voyage ?

- Non, pas vraiment, non. J’habite à Honolulu. Je suis responsable d’un centre de vacances.

- Intéressant… et vous connaissez toute la topographie d’Hawaii ?

- Évidemment. J’étais guide dans des expéditions tropicales, pendant un temps. Je connais cette île comme ma poche. Si vous souhaitez faire de la plongée sous marine, je peux vous renseigner.

- Pour être honnête, soupire Layla en sortant son petit agenda, je n’ai pas le temps pour ça. J’ai… une sorte de rendez vous d’affaires, à Nanakuli. Seulement, je n’ai aucune idée de comment y aller. Hawaii, c’est tout nouveau pour moi.

- Je pourrais peut être vous aidez, lance alors Dwayne, qui ne laisse pas la britannique indifférente. Mon oncle possède un campement de bungalow à seulement une centaine de mètre de la ville. Je dois y faire escale avant la fin de semaine pour récupérer des documents administratifs. Faites la route avec moi. Partante ?

- Hum… Pourquoi pas, dit-elle en souriant. Dwayne, c’est ça ?

- Absolument. Un verre ?

- Un Milk Shake, avec plaisir.

Elle ne pouvait pas rêver mieux. En silence, écoutant les frasques de son voisin, elle contemple les nuages que l‘avion survole. Une légère surbrillance lui aveugle les yeux. Elle chercher cette touche de couleur, qui n’est autre que la lumière aveuglante d’un magazine de la WFA : John Morrison, notre étoile bien aimée. Elle rigole, retourne l’ouvrage, et baisse la tête pour regarder son agenda. Quelques notes du voyage y sont manuscrites. Theodore Bagwell, Christian Troy. Elle réfléchit, pense, devine, mais ne comprend pas. Des personnages de séries télévisées… C’est absurde. Et même si l’envie d’en discuter avec Dwayne la démange, elle n’en fait rien. Simple formule de précaution. Et puis, après tout… Voir débarquer… Layla Wallace dans son appartement relève déjà de la folie. Autant pousser son intuition jusqu’au bout. Theodore Bagwell. Christian Troy. Elle vous a dans le viseur.

- Layla ? Vous êtes toujours avec moi ? Questionne le voyageur, en secouant la main devant les yeux de la belle. Vous semblez ailleurs…

- Non je… Je ne suis pas rassurée en avion. Vincent ne se déplace qu’en voiture. Et même Butch préfère les motos.

- Vincent ? Butch ? Des personnes de votre entourage ?

- Si on veut, répond-t-elle, gênée.

- Détendez vous. Nous arriverons dans quelques minutes.

- Définissez moi quelques minutes ? Plaisante timidement Wallace, se retournant vers le hublot. Le soleil vient de se coucher. Le halo dorée prenant maintenant des teintes plus intenses, et plus sombres.

- Une petite demi heure. Vous ne m’avez pas dis dans quoi vous travaillez ?

- Je… Elle hésite, puis marmonne : je travaille dans les sports de combats.

- Rien que ça ! Quelle domaine ?

- Wrestling French Addict.

- Vous…

- Oui.

- Alors vous connaissez…

- Sûrement.

- Et…

- Entre autre.

- Merde alors ! Oh je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un grand fan de catch, mais cette fédération fait le tour des medias en ce moment. ESPN, AMC, des guests sur NBA.TV… Vous avez beaucoup de chance. C’est d’autant plus rare de rencontrer une célébrité dans un avion !

- Une célébrité… vous me flattez, mon chou ! Je ne suis pas Uma Thurman, loin de la…

- Pardonnez mon manque d’implication, je n’ai jamais regardé un show de votre compagnie. Je connais John Morrison, CM Punk, et… il me semble que les Slaties appartiennent à un lutteur, non ?

- Heath Slater, oui.

- Slater ! C’est ça ! Beugle son acolyte, tout excité. J’ai acheté plusieurs de ces laxaties a ma tante pendant la sécheresse de 2009. On a aussi reçu plusieurs stocks de couvertures oranges pendant les « 5 jours d’Honolulu », il y a un an. Une série de tornades particulièrement violentes et de tremblements de terre. Pour beaucoup, l’état d’urgence les poussèrent à quitter la région. Les autres, comme moi, vinrent en aide aux rescapés. Aussi peu soit-ils. Numéa, la plus grande des tornades, a frappé toutes les plages de la côte Ouest. Nous avons eu de la chance de ne pas être touché. Enfin, de la chance, ce n’est peut être pas le bon mot. Vous verrez en arrivant. Nanakuli regorge de lieux encore sauvages, et balayés par les vents. On dit même que certaines pègres américaines y viennent régler du business, profitant de la végétation pour se planquer.

- Vous m’en direz tant…

- Je n’ y crois pas du… Putain ! Excusez moi, un appel du boulot !

Dwayne s’excuse, sort un téléphone portable 4G de sa valise et quitte la Diva pour rejoindre la zone d’appel. Un dernier sourire, une mèche de travers, et le voila enfin parti. Qu’on se le dise, Layla Wallace n’a jamais aimé les hommes qui parlent trop. De nouveau seule. 30 minutes à tuer. Un baladeur MP3 a sa disposition. La BO de Fiction’ est pile dans ses cordes…


To Be Continued...
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 10 Fév - 1:24



Moi, Kofi, détective privé noir à Harlem dans les Sixties
(première partie)


* *


*

PROLOGUE

Je devrais peut-être commencer à travailler ce matin, au lieu de pianoter sur ma machine à écrire. Oh, à quoi bon? Il vaut mieux que je perde du temps à écrire pour une poignée de couillons qui liront ces quelques lignes, à les divertir, à les amuser, à les surprendre, à leur faire peur, à les faire dire "bon, encore un chapitre et je me couche" et les voir transformer les chapitres en heures de lecture et les heures de lecture en plus en heures de sommeil en moins. A insulter les mauvais mecs du livre, à se foutre de la gueule des niaiseux seconds rôles, à encourager le héros, le mec en qui ils vont croire désormais, le gars qu'ils vont forcément chercher à imiter. Faites un livre avec un sorcier qui doit affronter l'assassin de ses parents, et tout le monde cherchera à enfourcher le balai de Maman. Faites un livre sur une relation sadomasochiste et tout le monde cherchera à s'enfourner le balai de Maman. Son auteur sera riche et reconnu! Son nom sera encore plus sanctifié que celui de Dieu en personne! Les livres... Ces morceaux de papier qui font divertir les hommes, pendant que leurs rivaux divertissent leurs femmes. Alors pourquoi écrire, me diriez-vous? J'en sais trop rien, peut-être que ça me permet de m'évader, d'évacuer ce que je dois porter sur la conscience sans pouvoir en parler à quelqu'un, ou bien le faire et me faire traiter de pleureuse. Alors, j'écris. Oui, ce doit être ça la vraie raison. J'écris comme d'autres bonnes femmes parlent à leurs psys, comme d'autres hommes parlent à eux-mêmes. J'écris pour moi-même avant tout, je suis mon propre psychologue, mon propre modèle, mon propre croyant en moi. Je n'écris pas pour faire vendre. Et je n'ai nullement cette prétention d'écrire pour devenir quelqu'un. D'ailleurs, c'est l'une des raisons qui m'ont poussé à choisir un pseudo. Vu toutes les horreurs que je vais vous raconter, je ne voudrais pas qu'on me mette un contrat sur ma tête, ou que les médias du monde entier parlent de moi comme du nouveau Pape de la Papeterie. Non. Ce que je veux, c'est garder ces écritures pour moi, et quand je serai trop vieux pour la vitesse à laquelle tourne ce monde, alors peut-être que je chercherai à le vendre.

Et là, vous vous dites peut-être que vous avez dû vous gourer de rayons dans la bibliothèque. Hé mec! Un peu moins de blabla et un peu plus d'actions! Pourtant si, vous êtes bien allés au bon endroit, vous avez peut-être pas pris par contre le bon bouquin. Vous les aimez comment, vos histoires de flics? Moi, je les adore saignants. Voire crus. Comme dans la vraie vie. Avec de la vermine dessus. Plein. Et pleins d'accompagnements avec. Des maquereaux. Des poulets. Des épices pour relever le tout. Vous préférez un bon vieux nanar, un polar bien français, où le héros, intelligent, brave et beau gosse, est le type que vous avez tous secrètement envie d'être? Vous pouvez fermer ce livre et honorer votre dame. Vous êtes toujours là? Bon. L'histoire que je vais vous narrer n'est pas une histoire comme on peut en lire des cents et des milles, avec votre putain d'héros qui suit le modèle suivant (dans le désordre, ça peut le faire aussi) : introduction, enquête, fille, alcool, suspect assassiné, fille, indice, fusillade, fille décédée, alcool, indice, coupable, arrestation, autre fille. Ce ne sera pas une histoire, vous l'avez pigé, d'un flic qui se ballade un verre de scotch à la main, en parlant un argot pseudo-parigot pourri, qui allume toutes les filles et toutes les cigarettes qu'il veut sans jamais choper quelques maladies. Cet héros ne se baladera pas avec un feutre mou sur la tête et un cuir trop âgé, qui demandera des conseils à Jo-la-Frite, son indic, petite frappe du milieu, ou demandera des conseils au Sage, son pote ami d'enfance qui l'a fait entrer dans la police, ou bien fera équipe avec le Gras, son exact opposé, alcoolique encore plus notoire. Et d'ailleurs, inutile de lire ce truc que vous tenez entre les mains avec un jazz des années 30, que ce soit Louis Armstrong ou autre. Pourquoi? Car ça passera mal. Un conseil, ne mettez pas de musique, lisez-le comme ça. Ne vous attendez pas à ce que le héros s'allonge et fornique dans des positions surréalistes avec des pépées qu'il aura rencontré. Aussi dans les lignes qui vont suivre, je ne vous parlerai pas. Vous n'étiez pas là au moments des faits, et que je sache, je ne vous parlai pas. En fait, lisez-le comme si vous y étiez, avec un fond sonore de sirènes de police, de concerts de klaxon, de rifles de balles parfois. Avec une odeur persistant d'égoût puant, de hot-dogs chauds et dégueulasses, de tabac froid, de pisse, de sueur. Avec une ambiance générale de sourires suspects, de poignées de main fortes, d'interventions musclées, de trahisons à tous les étages, et parfois d'une sincère amitié.... Et surtout, surtout, ne vous prenez pas le chou à chercher le coupable idéal, ou même à chercher le coupable, car dans l'histoire que je vais vous raconter, ce n'est pas tant le meurtrier qu'il faudra chercher, mais plus pourquoi cet héros fait-il ça. Mais si vous voulez vraiment un coupable, sans quoi vous vous sentirez obligé d'en trouver un débile, du genre le type qui a vu le délit du haut de son balcon, alors je penserai à en inventer un pour vous.

Vous y êtes? Vous avez compris pourquoi toute cette mise en garde? Ce bouquin que vous tenez entre les mains n'est pas un simple polar. C'est l'histoire d'un Noir. Et d'abord je vous ai menti, il n'est pas flic. Du moins il ne l'est plus. Il est détective privé. Ouais, c'est lui qui vous suit pour prendre des photos de vous avec votre maitresse, pour le compte de votre bonne femme. Mais l'histoire que je vais vous raconter n'est pas une histoire d'adultère; à vrai dire, il n'y aura même pas de sexe. La dernière femme de notre héros l'a quitté du jour au lendemain après son renvoi de la police. Ce livre est à propos de son histoire un peu particulière. Il n'est pas un simple privé. Il est noir, vit et bosse à Harlem et attend que les sixties passent. Ah et la nuit il est membre activiste des Black Panthers. Il s'appelle Kofi Kensah. C'est moi, et voici mon histoire.



* *


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Chapitre 1


Je dois vous mettre au courant d'une chose, ce qui est mon seul et unique défaut (mon ex-femme vous dira le contraire), je suis extrêmement corruptible. Et oui, les enfants! Il est fini, le temps où vous pensiez naïvement que tous les flics étaient droits dans leurs bottes. Vous me truvez dégueulasse? M'en fous. Appelez-moi ripou, sale flic, enfoiré... Ca m'est bien égal, je ne changerai pas d'attitude pour deux-trois clampins qui vont s'évanouir en voyant la trajectoire de ce monde dévier vers l'incorrect sous toutes ses formes, que ce soit politiquement ou moralement. Mais n'allez pas croire que je sois totalement stupide non plus. En général, je fais chanter les gus que je prends en chasse. Ce sont en général des maris qui font cocus leurs épouses, ou des épouses qui font cocus leurs maris. Ce genre d'enquêtes, c'est pour moi. Rien de bien folichon dans ma vie. Niveau argent, ce n'est pas le nirvana non plus. D'où ma corruptibilité. Avec ce vilain défaut, je réunis assez d'argent pour ma double vie.
Ainsi va ma vie à Harlem. Auparavant, j'avais un meilleur job, un bien meilleur salaire, j'étais flic. Un vrai flic, hein. Avec le képi, le comportement et l'exemplarité qui vont avec. Mon père était fier de moi, lui qui était venu du Ghana pour y vivre le rêve américain, ses économies en poche. Il chercha durant ses dix premières années à trouver un taf, avant de trouver une femme qui avait du flouze. Ca lui a été reproché d'ailleurs. Mon père, qui avait accumulé des expériences telles que laveur de carreaux, cireur de pompes et autres garagiste, avait rencontré cette fille adoptée par un couple du Kentucky, trop vieux pour faire des enfants, mais jamais trop pour aimer en élever. Ma mère, d'origine jamaïcaine, avait su bénéficier de l'excellente retraite accordée par l'Etat à mon grand-père, ancien de la Marine, et de ses subventions qu'on lui accordait grâce à ses talents d'arnaqueur du fisc. Ainsi, mon père avait su tirer profit de la rencontre (et de la richesse raisonnable pour des gens pauvres) de ma mère. Je suis né neuf mois après leur lune de miel. Merci de ne pas faire de commentaires à ce propos. J'ai eu une enfance heureuse et banale. Puis je suis rentré dans la police. Après avoir réussi brillamment mes concours, j'entrai dans la police de New York City, et plus exactement au commissariat de la West-Funny Area, un quartier à l'ouest de la ville où, malgré son nom, on ne s'amusait pas souvent, nous les flics. A vrai dire, il s'y passait toujours quelque chose, le travail, le stress et les fusillades n'y manquaient pas. Cependant, j'étais fier de porter l'uniforme, fier de mon parcours. Pensez donc, j'étais un flic dans la plus grande ville du monde!
Au début, je dois dire que tout se passait très bien. J'évoluais dans un cadre de boulot normale, presque banale. J'étais un travailleur acharné, un collègue agréable selon certains, un mec bien, constamment le "bon flic" lors des interrogatoires. Puis au fil du temps, je gravis les échelons de la hiérarchie un à un. Au début simple poulet déambulant dans la rue -chose "normale" pour un cop de couleur et/ou de nationalité différente(s) de la norme officielle du flic américain ET blanc- je montai en grade à un rythme régulier, surtout quand un Canadien, Christopher Irvine, fut désigné co-adjoint du commissaire. Désireux de montrer que les étrangers, les non-américains de souche, étaient aussi foutus que les Blancs à enquêter, Irvine décida de faire monter les blacks, les portoricains, ses homologues canadiens dans la hiérarchie. Plus question de faire la paperasse, ou de me promener dans les rues en attendant qu'un incident se passe. J'étais au sommet! Je ramenais un salaire trop décent à la maison, je rencontrai Naomi, et malgré la peur d'une probable Troisième Guerre Mondiale avec les Communistes, tout allait pour le mieux dans mon monde de poulet.
Et puis un beau jour, comme les milliers qui ont commencé de la même manière, ma vie allait changer. Impossible de ne pas me rappeler ce moment-là. Une fusillade à la South District. Un gang de la Royal Aryan Warriors, groupuscule maccarthyste et raciste, foutait un joyeux bordel à coup d'armes récupérés en Europe et dégommait tout ce qui pouvait être non-blanc et non-catholique. Pas le choix, nous devions y aller. Je me souviendrai toujours de ses moments-là. Je fus touché à huit reprises; une balle à deux centimètres du coeur, une autre siffla près de mon oreille, une dernière atteint le foie, les autres sur les membres. Inutile de vous dire que le pronostic vital était engagé. On commença à creuser ma tombe et à graver mon nom sur une pierre tombale. Le commissaire se mit à chercher mon remplaçant. Néanmoins, et ça, personne ne l'a vu venir, je m'en sortis miraculeusement. Comment est-ce arrivé? A vrai dire, j'en sais trop rien. Je sais juste que je revenais du Paradis et que Dieu avait décidé que ce n'était pas mon heure. Evidemment, le commissariat me donna une période de repos extraordinaire, un record de vacances. J'étais un peu déçu, car je sentais en moi la capacité et la volonté à reprendre au plus vite mon boulot. Rien n'y fit. Bah, après tout, je pourrai rester au lit, passer plus de temps avec mon épouse, mon gamin qui venait de naitre, plus de temps pour moi aussi. Ce que je fis.
D'habitude, je n'étais pas un grand lecteur. Je lisais les journaux, et surtout la page des sports, quelques livres de thérapies de groupe, deux ou trois bouquins d'histoires. Sans plus. Et puis est apparu à ce moment-là un nouveau phénomène. Une nouvelle influence. Des personnes de couleur se mirent à parler de la traite des Noirs à notre époque, des conditions d'esclavage que les Noirs rencontraient aux quatre coins du pays, du racisme, des insultes que les Noirs devaient faire face. Des livres, des musiques sortirent et en parlèrent. Des sportifs, des intellectuels, des anonymes afro-américains se rebellèrent et formèrent des groupes, dont les Black Panthers. Des grèves, des manifestations voire des actions plus violents explosèrent partout sur le territoire! Et je dois dire qu'à la lecture, à l'écoute de ce qu'ils avaient à dire, ils avaient raison.
Durant ma convalescence, je ne me préoccupai ni de ma femme, ni de mon gosse. C'est surement pour cette raison qu'elle m'a quitté. Je ne me préoccupais que de deux choses, moi-même et la lutte pour les égalités entre couleurs de peaux. Naomi, ça ne l'a jamais intéressé. Elle préférait être esclave des Blancs que de comprendre la vérité. Tant pis pour elle et pour le garçon.
Durant ma convalescence, j'ai compris rop tard et avec dégoût l'environnement dans lequel j'évoluais au sein de la police de New York City. Tous les hommes de couleur que j'ai côtoyé au sein de mes années de service, tous ces hommes qui portaient le même uniforme que les Blancs, tous étaient exploités par leurs supérieurs hiérarchiques, qui ne les voyaient que comme des êtres inférieurs. De ce que je me souviens, tous étaient condamnés à faire la circulation, à traiter l'administratif, à lécher les timbres et les enveloppes. Et de temps en temps, pour éviter que la colère collectif ne déborde, l'un d'entre nous accédait à une place supérieure. Généralement, on en collait un qui souriait sur les calendriers de la police, histoire que toutes les races soient représentées, peu importe si le Blanc domine. Ce qui m'a le plus donné envie de vomir, c'était de me rendre compte que j'étais toujours ce Noir sur qui les dirigeants whiteys compter pour calmer les ardeurs de la communauté black. Durant mes années de service, y compris lorsque Irvine m'a promu, j'ai servi du modèle du bon petit black. Du bon petit Banania. Je n'étais rien d'autre que le gentil Noir. Ce soir de vérité, j'avais envie de m'arracher la peau.
Le lendemain, alors que je me remettais de mes blessures, j'écrivis ma lettre de démission à la police, et décidai de vivre à Harlem, un quartier proche de mes frères et mes soeurs, qu'ils soient opprimés ou qu'ils aient servi de "modèle", de ce que la communauté whitey attendait de notre part. Je décidai de prendre ma vie en main. Fini l'asservissement. Place à la Rebéllion. Place à la Libération. Je choisis de devenir détective privé, et surtout d'être mon propre patron. De choisir mes propres clients, mes propres affaires, mes propres chantages... D'être maitre de ma vie. Aussi, le soir, je mène avec mes frères membres d'une partie proche des Black Panthers des actions diverses contre l'oppression blanche contre les Noirs, que ce soit sur les Etats-Unis d'Amerique, ou dans d'autres pays. Je ne vais pas trop développer, mais nous faisons souvent des actions quelques peu sanglantes. La nuit, je vis dans le plus grand secret.
Et ça, beaucoup de gens ne l'ont pas compris. On m'a reproché de ne penser qu'à moi, de ne plus penser à Naomi, ou au gosse, ou à ma carrière. On a pensé que j'avais tout faux, que la police ne pouvait pas être aussi raciste que ça. On m'a ignoré, On m'a oublié. Je m'en fous. Je suis seul commandant de ma vie. Peu importe ce que pensent ou font les autres, je suis convaincu de faire le bon choix et rien ne pourra ne me faire changer d'avis. Même pas ce mauvais présage que je porte depuis que j'ai choisi de défendre la cause.




Chapitre 2

-Enfin vous voilà! Vous avez pris votre temps on dirait! Vous avez marché sur les mains pour venir ou quoi?
-C'est bon! C'est bon! Le principal, c'est d'être tous réunis, non?
-On peut dire que vous savez trouvé les mots justes, vous! Enfin...
-Nous vous avons fait venir pour une nouvelle mise à prix, et...
-Oh c'est pas vrai!? Je pensais qu'on était venu pour une partie de bowling!
-Ca va le gros, écrase.
-Hum-hum... c'est bon, on peut continuer? Bien. Voici la cible. Nous avons fait appel à vous car vous êtes ce qu'on peut trouver de mieux actuellement.
-Ca fait plaisir!
-Ecrase, j'te dis. Mais c'est un gamin sur cette photo!
-Tout juste. Mais il n'y a pas d'âge pour devenir complètement con. Bien entendu, vous connaissez les règles : nous nous sommes jamais vus si cela tourne mal, et vous pouvez vous faire mandater si cela vous chante.
-Pour cette cible, cela doit paraitre pour un accident. Vous serez à la hauteur?
-Ca va de soi.
-Bien. Brûlez le dossier de notre cible. Au revoir.
-Une dernière chose.
-Oui?
-La cible habite un quartier à fort taux de densité, et le voisinage le connait très bien. Nous vous conseillons de la jouer fine.


Chapitre 3

C'était un matin comme un autre qui se lève sur Harlem, avec ce mauvais présage insistant. Une tasse de café, quelques toasts. Une douche froide. Un pantalon à peu près propre, avec un t-shirt sentant le moins possible. Me voilà prêt pour une nouvelle journée de travail. Enfin. Si on peut appeler ça des journées de travail. En ce moment, c'est très calme, trop calme. Cela dure depuis deux mois. Les journées passent tout doucement. C'est d'un chiant de regarder les bagnoles rouler du haut de mon bureau. De jouer aux fléchettes seul. C'est peut-être pour tuer l'ennui que je me suis mis à écrire. On tocque à la porte. Je me ressers du café. On tocque à la porte. Ce doit être ma cinquième tasse depuis ce matin. On tocque à la porte et on m'appelle. Oh et puis j'emmerde mon toubib, je vais griller une clope...

-Kofi, tu ouvres dis!?
-Il est quand même pas parti ce con? Pas aujourd'hui!

Attends. On tocque à ma porte?! Je n'avais plus entendu ce délicieux son prometteur, ce briseur de silence, cette musique qui vient me sauver de la routine! Néanmoins, comme un réflexe, je cache mon flingue dans ma poche. A Harlem, il vaut mieux être prudent.

-Merde, Kofi, ouvre quoi!
-C'est tes potes. Tes avocats préférés!

OK, fausse alerte. Je me demande par contre ce qu'ils me veulent. J'ouvre la porte et tombe nez à nez sur deux amis d'enfance de là où j'ai grandi, deux avocats à la cour, Georges Lincoln et David N'Gounta. Ils semblent être heureux, de grands sourires se dessinent sur leurs visages. Bien que nous ne partagions pas la même idée du statut du Noir dans la société américaine actuelle. Ils entrent sans que je leur propose.

-Kofi!, dit David en me sautant dans les bras, toutes mes félicitations!
-Euh... de quoi vous parlez, les gars?
-Attends, t'as pas lu les journaux?
-Je ne lis plus les journaux qui ne font que rapporter les paroles racistes des Blancs et de les propager afin d'éduquer nos enfants à devenir honteux de notre couleur de peau.
-Ouais, ben des fois, ça annonce des bonnes nouvelles!
-Regarde cet article!, renchérit David.

Après quelques lignes de ce ramassis parcourues, je lève les yeux sur mes amis, toujours fiers de moi.

-C'est une blague, n'est-ce pas? Dites-moi que c'est une blague!
-Tu n'es pas content?!
-Bordel, à ta place, j'aurais été super fier. Et je serais allé directement leur faire savoir que j'accepte leur offre!
-Travailler avec des Blancs!? Jamais!
-Mais réfléchis! Tu vas prouver une bonne fois pour toutes que l'homme Noir est fait pour travailler avec l'homme Blanc, y compris dans le domaine de la répression!
-Et puis tes conditions de travail vont s'améliorer! Tu ne peux pas continuer à vivre comme ça!
-A vivre comment, David?! Vous vous croyez mieux avec vos fortunes, vos trains de vie, votre alcool et vos putes chaque soir? Alors que des millions de nos frères font face chaque soir à la violence urbaine, à la faim, au froid? Je l'ai choisi cette vie! Au moins, je ne suis pas obligé de me coltiner des blancs à longueur de journée sur mon lieu de travail! Et toi Georges! Tu sais très bien que l'homme Noir est en tout point supérieur à la race Blanche! Et le jour où nous prendrons notre revanche, nous leur ferons regretter le temps du colonialisme et de l'esclavage!
-Putain, tu nous sers le même refrain à chaque fois qu'on esssaie de te parler. C'est chiant, tu sais.
-Tu veux quoi? Continuer à malaxer ta même rengaine envers les Blancs comme un vieux con ou bien faire bouger les choses?
-Taffer avec les Blancs, j'ai déjà donné, merci.
-Et alors, tu veux leur donner raison à rester ici? Ils vont se dire "purée, c'était plus facile que prévu de se débarrasser d'un Noir. Suffit juste qu'il soit assez stupide pour se mettre à l'écart de la société!" T'avais pensé à ça, Kofi?

La réplique de David me plonge alors dans une profonde réflexion. Je les invite à boire une tasse de café, tandis que je regardais ma situation. Valait-il mieux se battre avec l'ennemi jour après jour, ou bien se battre de loin, à critiquer la société du haut d'un immeuble de Harlem?
Mes pensées se brisent soudain, alors qu'un brouhaha se fait entendre derrière ma porte, avant qu'une personne n'y toque.
Je comprends parfaitement à ce moment-là ce qu'il se passe depuis ce matin. Du jour au lendemain, ma vie va changer complètement de direction. David et Georges m'encouragent à affronter mon destin, à ouvrir cette porte.
Je me retrouvai en face-à-face avec la mairesse de New York, Stephanie Levesque, quelques policiers dont l'adjoint au commissaire Philip Brooks, le commissaire himself Brad Layfield, quelques gorilles et un parterre de journalistes, dont les crépitements des appareils photos se multiplient à mon ouverture de portes. Déjà les premières questions fusent!

-Monsieur Kensah, un mot pour le New York Times!
-Monsieur Kensah, allez-vous dire oui?
-Monsieur Kensah! Paul Write pour le New York Tribune. Que pensez-vous du meurtre du petit Cody?
-SILENCE!, tonne la mairesse!
-Allez me foutre ça dehors, ordonne Layfield à ses hommes.

Alors que les reporters sont dégagés manu militari, Phil Brooks m'accorde le privilège de lui serrer la main. Je refuse. Il sourit. David et Georges n'hésitent cependant pas une seconde. A vrai dire, je n'ai rien contre ce type, excepté le fait qu'il soit Blanc. Pour être franc, j'ai découvert son visage et son agaçant et éternel sourire ironique que dans l'article de presse que m'ont fait lire mes amis. Je sais pertinamment ce qu'il me voulait. Je connais l'avis de mes deux potes sur cette fatidique question qui allait m'être posé. Je ne connais pas encore ma réponse. C'est peut-être pour ça que j'ai refusé de lui serrer la main.
Enfin, le calme tel que je l'ai connu dans cette cage d'escalier durant ces longues années revient. Levesque et Layfield se tournent vers moi. Seul un homme blanc et blond croise les bras et me regarde d'un air hautain.

-Monsieur Kensah?, me dit la mairesse en me tendant la main, je suis Stephanie Levesque, maire de New York City. Voici le responsable du commissariat de la West-Funny Area, Brad Layfield et son adjoint Philip Brooks. Vous savez probablement pourquoi nous sommes là?
-Oui, soufflé-je en leur serrant la main mollement.
-Vous savez donc que Monsieur Brooks, ici présent, a décidé de démissionner...
-A la suite d'incompréhensions et de mauvais rapports avec son supérieur hiérarchique, je sais.
-... et que pour le remplacer, il a imposé...
-Un ancien de la maison, comme par exemple moi, dont il estime que...
-...vous avez effectué un énorme boulot pour la pacification des relations entre américains de souche et personnes immigrés....
-ce qui serait bienvenu en ces temps de crise, je sais ça aussi.
-Et que Brad Layfield a donné son accord, à condition que...
-...je cesse mes activités contestant la pseudo-supériorité blanche.
-Tout à fait, approuve une mairesse de moins en moins sûre d'elle à force de me parler.
-Kofi, faites le bon choix! Vous ne le regretterez pas!, affirme Layfield.

Brooks continue de sourire comme un demeuré, et le dernier flic en uniforme, le Blond, continue de faire une gueule de six pieds sous terre. Mes amis sont derrière moi, extrêmement contents pour moi. Je décide alors de briser le silence qui devenait pesant.

-Et bien, partant du principe que je vais devenir la risée de la communauté Noire, à vouloir travailler avec les Blancs. Partant du principe que vous me retirez la possibilité de distribuer des tracts, de manifester pacifiquement et de remettre en cause par mes actes et mes décisions l'égalité entre hommes de couleurs différentes, voire la supériorité du Noir sur le Blanc. Partant du principe que je ne serais qu'un pantin aux yeux de tous, que vous manipulerez à grands coups d'argent facile et de décisions que je n'aurai pas à contester. Partant de ces principes-là, il me semble avoir d'autre choix que de décliner votre offre.

La plupart de mes nouveaux amis tombent des nues. Seul le Blond me fait un inquiétant sourire.

-Cependant, continué-je, je reste persuadé, pas convaincu, mais persuadé, que l'homme Noir doit prouver constamment que l'homme blanc lui est inférieur. Remerciez mes ami David N'Gounta et Georges Lincoln de m'avoir ouvert les yeux. En ce sens, je n'ai nul autre choix que d'accepter votre offre. Messieurs, Madame la Mairesse, je suis officiellement et à partir de ce jour le nouveau commissaire adjoint de la West Funny Area.

Mes nouveaux amis sont aux anges. Seul le Blond laisse échapper un "QUOI!?", gênant le commissaire.

-Monsieur Kensah, en tant que mairesse de la ville, et responsable de ce fait des commissariats qui la composent, je suis fière, et le commissaire Layfield également, de vous compter parmi nos effectifs! Nous vous attendons demain pour signer votre contrat! Quoi, Sydal? Ford a appelé? Une occupation d'usine?! On perd pas de temps! Ce soir, on casse du coco, messieurs!

Le cortège repart heureux. Phil Brooks me fait un clin d'oeil, me remercie et se casse. On dit qu'il est parti vivre à Chicago.

Je referme la porte. Mon esprit est torturé entre l'angelot qui me félicite de me défier aux Blancs, le diablotin m'engueule d'avoir laissé tomber la cause et mes frères noirs. Mais que voulez-vous, je suis totalement corruptible.
Pour me changer les idées, et féliciter mon nouveau choix de vie, mes deux amis m'emmènent dans un des restaurants les plus chers de la ville, sur Broadway. Je n'ose rien dire, ils ont l'air si contents pour moi, et à vrai dire, je suis trop perdu dans mes pensées, cherchant encore à savoir si j'ai fait le meilleur choix en acceptant cette oeuvre lourde de conséquences pour moi. Ceci dit, c'est la première fois depuis bien longtemps que je les vois être aussi contents pour ma pomme. D'un coup, je reviens à mes esprits, David et Georges sont toujours en train de me dire que j'ai fait le bon choix. Depuis combien de temps sommes-nous dans leur limousine? Et qui sont tous ces blancs?

-Et puis ça te changera de tes enquêtes minables, et de ta routine. Tu avais besoin de changer d'air, mon vieux.
-Qui sont ses gens?, interrompé-je Georges.
-Ce sont notre nouveau service d'ordre.
-Depuis quand vous faites confiance aux Blancs, maintenant?
-Allons, Kofi. Tu vas pas remettre ça! Tu as été choisi commissaire adjoint pour pacifier les relations entre gens de toutes les couleurs.
-Et puis, ce service d'ordre est impeccable. Il nous aide beaucoup, tu sais. Plus besoin de conduire ou d'avoir peur de se prendre une bastos!
-Même plus besoin d'organiser nos rendez-vous! Le secrétaire est superbe!
-Et pour pas un rond! Figure-toi que personne n'en voulait car ils étaient "différents". Alors qu'en fait, ils font des merveilles, n'est-ce pas Tyson, demande Georges au chauffeur.
-Oui, Monsieur.
-Monsieur Pink, combien de fois devrais-je vous répéter que l'on doit répondre "Maitre" à des avocats, répondit un des gardes du corps, assis à ma droite.
-Dé... désolé, Monsieur Orange. Désolé, Maitre.
-Hahaha, l'erreur de jeunesse! Ce n'est rien, mon cher Tyson, après tout vous êtes ici que depuis quelques jours.
-Merci, Maitre.
-Attendez, c'est quoi ce bordel des couleurs?!, demandé-je.
-C'est leur système de nomination. Chacun d'entre eux porte le nom d'une couleur, en rapport avec la couleur de leur cravate, il parait que ça fait plus classe.
-Et lui, je suppose que c'est Monsieur Yellow?
-Monsieur Gold, si ça ne vous fait rien, Monsieur Kensah.
-Tu verras aussi, Kofi, Messieurs Black et Green au restaurant. Ils sont géniaux! On ne pouvait pas apprendre mieux d'eux.
-Entre nous, Kofi, il nous arrive de leur demander service pour... faire peur à un témoin. Ils sont redoutables là-dessus.
-Ah tiens? Intéressant... Tu sais qu'en tant que flic, désormais, je...
-Tu sais qu'en tant qu'avocat, nous pourrons t'interroger sur ces mystérieuses liquidités que tu as perçu lors de tes enquêtes en tant que privé.
-S'il te plait, Kofi, déconne pas là-dess...
-Maitres, je vous prie de m'excuser, mais nous avons de la visite.
-Ah, oui, désolé Kofi de te faire perdre ton temps, mais nous avons un rendez-vous urgent avec nos meilleurs clients. Non, non, pas de souci, tu peux rester.

En me retournant, j'aperçois en effet une bande de motards, les Satan's Angels, sorte de fouteurs de merde bien connu de la région. Nous avions, sans que je me rende compte, quitter Big Apple et emprunter une route désertique pour l'un des meilleurs restaurants de la côte ouest. Mais cela sous-entend de passer via une autoroute où nulle âme vive, excepté les âmes damnés des Satan's Angels.
La voiture s'arrête sur le bas-côté de la route, ce que font de même la dizaine de motards qui nous suit. Le soleil de Midi est tapant, et la poussière se soulève alors que David descend sa vitre; aucun du service d'ordre ne moufte. Un des motards, suivi d'un plus baraqué que lui, descendent de moto.

-Bonjour Ric. Vous connaissez Kensah?
-Bonjour Maitres. Oui, nous nous connaissons. Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises, n'est-ce pas, inspecteur?
-Oui, notamment quand je poursuivais votre ami Kid Klash pour diverses infractions. Des broutilles. D'ailleurs, depuis ce matin ce sera commissaire adjoint Kensah.
-Oh! Félicitations pour votre promo, Kensah. Les gars et moi, on est très impressionnés. J'espère que nous n'aurons pas à nous revoir dans le cadre de vos fonctions.
-Ca ne dépend que de vous, les gars.
-Bref!, insiste David, désireux de mettre fin à ce qui devient une discussion houleuse. Que désirez-vous, Ric? D'ailleurs, Kid n'est pas là?
-A vrai dire, c'est pour lui que nous venons. Il s'est fait chopé en train de tabasser à mort un môme dans un quartier populaire, une espèce de garnement qui vendait de la schnouff pour se faire un nom dans sa bande de potes. D'après Kid Klash, le gamin lui tirait dans les pattes pour qu'on le propulse chef de notre bande. Un gamin de 17 piges! Du coup, il a du voir je ne sais quelle connerie à la télé, montrant que pour être un lion dominant du groupe, il faut battre le lion dominant. Sauf que le notre, il n'y est pas allé avec les ongles, si vous voyez ce que je veux dire!
-Très bien, messieurs, nous prenons cette affaire en charge. Ca ne semble pas être bien compliqué à défendre votre ami. Kofi, tu pourras nous transmettre les éléments de l'enquête?
-Ca devrait se faire.
-Nous en attendions pas mieux que vous, Commissaire.
-Adjoint, précisé-je.
-Quoiqu'il en soit, les gars et moi, on apprécie le geste. Et Maitres, concernant vos honoraires, nous...
-Justement, l'interrompt Georges, David et moi, nous pensions à faire un prix à nos valeureux clients. Nous vous offrons cette affaire.
-Exactement!, affirme en retour David, sans s'inquiéter des regards ahuris du service d'ordre, et du mien.
-Vraiment?! Je.... Bien, merci Maitres! On s'arrache, les gars!, hurle-t-il au reste de la meute.

Les bolides pétaradent, et en un éclair, les Satan's Angels disparaissent dans un écran de poussière.
-Vous leur offrez cette affaire?, les questionné-je surpris.
-Oui, ce sont de bons clients. Ils méritent bien d'être récompensés.
-Et pour la prochaine affaire, nous leur ferons payer le triple.
-Ingénieux. Et comment s'appelle ce méthode?
-Du nom de son génial créateur : la Défense Lincoln!

Georges et David éclatent de rire; je souris à leur idée idiote. La voiture redémarre, en route pour ce restaurant, fêter ces excellentes nouvelles.



Chapitre 4
-Bien joué, messieurs. Vous avez parfaitement réalisé votre précédente mission, en éliminant la cible. Ce dont je ne comprends pas, C'ETAIT CE BESOIN QUE VOUS AVEZ EU A TABASSER UNE PERSONNE QUI N'AVAIT PAS A L'ETRE! TOUTE LA VILLE EST AU COURANT DE CE QU'ELLE A SUBI!
-Attend....
-RIEN DU TOUT! VOUS AVEZ INTERET A VOUS TENIR A CARREAUX, SINON VOUS SEREZ VOS PROCHAINES CIBLES!
-Reprenons après ce rappel à l'ordre. Votre cible pour ce soir. Faites en sorte que celui-là ne bouge définitivement plus, contrairement à l'autre cible.
-Mais l'autre cible est m...
-VOUS CONTINUEZ A POLEMIQUER?!
-Nan... non.
-Bien, restons en là, voici la cible à abattre. Brûlez le dossier quand vous aurez mémorisé les informations principales. Bonne soirée.
-Pfffiou, ce qu'on s'est pris dans la tronche.
-Un peu ouais. Tu te souviens avoir tabasser une personne lambda toi?
-Tu parles! Apres la cuite qu'on s'est pris hier soir, impossible de savoir ce que j'ai fait après.
-Pareil. On a intérêt à rester sur nos gardes. Bon, allons-y. Go to the Bronx.



Chapitre 5
Me voici prêt pour ma première journée de travail, avec un vrai poste, un vrai chef, et surtout, chose non dédaignable, un vrai salaire. Je me sens pourtant ni excité, ni triste en quittant mon chez-moi/bureau de privé. Seul ce mauvais présage plombe l'ambiance neutre qui se dégage. Est-ce parce que j'ai renversé mon café sur ma plus belle chemise, ou parce que je me suis réveillé trop tard et que je n'ai pas eu le temps de coiffer mes longs cheveux noirs? Aucune idée, mais je sens que quelque chose va mal finir.
Mes nouveaux collègues m'ont proposé de venir me prendre, je préfère marcher. Faire le point sur ma carrière, mes rêves de gosses qui s'éloignent peit à petit. Moi avant, moi maintenant. Imaginer ce que seront mes missions. Avoir une cohue de journalistes qui me suivent. D'ailleurs, certains d'netre eux s'approchent de moi; puis au fur et à mesure que je descends les rues, la meute s'agrandit. Puis elle s'agrandit encore, quand les curieux viennent pointer le bout de leur nez.
Enfin arrivé à mon nouveau quartier. Il n'a pas changé depuis la dernière fois que je l'ai vu. Même enseigne, mêmes murs décrépis, mêmes cons à l'intérieur.
Le service d'accueil reste à désirer. Bien que Brad Layfield m'accueille d'une franche et texane poignée de main (comprenez virile, mais pas trop gay non plus), et qu'il ait la gentillesse de me présenter à toute la brigade en me précisant le nom de chacun -chose que j'allais oublier dans une heure et que de toute façon, je n'ai aucune envie de retenir. Aux premiers abords, l'ambiance est agréable, tout le monde me parait si souriant avec moi. Mais ce sont des sourrires tellement hypocrite, tellement jaloux de ma situation, de ma promotion soudaine alors qu eux triment depuis des années. Que voulez-vous que je leur dise? Je comprends leur colère, pour être honnête, j'aurais réagi au moins de la même manière. Cependant, je suis hautement corruptible, et j'aime ma nouvelle situation. Alors, je vais me contenter de regarder les jaloux avec un sourire encore plus hypocrite. Et ouais les gars, le sous-boss ici c'est moi. Pas toi, ni toi, ni toi. Moi, le Noir.

-Kensah, voici le responsable des brigades de terrain, Matt Sydal.
-C'est un plaisir, Monsieur.

"Moi de même, ducon. Regarde-toi, avec ton sourire niais et ta gueule de nice guy. Tu voulais devenir commissaire adjoint? Mais je suis sûr que t'as même pas assez de cran pour arrêter une bagarre de rue! T'es un enfant, ma parole! Me dis rien, tu as la petite trentaine, tu vis encore chez ta mère et tu...."

-Matt est un grand fan de comics, n'est-ce pas Sydal?
-Surtout les aventures de Superman!

"Qu'est-ce que j'avais dit?"

-Kensah, voici notre médecin légiste, O'Shea.
-J'suis enchanté, fella!

"Pareillement, abruti. Tu voulais ma place d'adjoint? Me dis rien, tu es devenu légiste parce que t'as pas réussi en médecine? Alors tu es devenu comme tous les Irlandais du coin, tu t'es inscrit à la police parce que tu ne savais rien faire d'autre. Encore heureux que tu sais te défendre. Enfin, à priori..."

-O'Shea aurait à vous parler du cas du petit Cody.
-J'espère que vous avez le corps bien accroché, fella.
-Oh! J'en ai connu des pas mal à Harlem.

-Et voici, enfin, notre responsable de la brigade des stupéfiants, J.F. Harty.
-Ravi, Kensah.

"Tout autant, déglingué. Tu t'es vu? Tu as vu tes yeux? T'es du genre à confisquer de la came chez les particuliers pour que tu puisses en consommer gratos chez toi. Tu me dégoûtes. Et donc, avec tes veines clairvoyantes sur tes bras et tes narines rouge sang, tu voulais devenir adjoint? Laisse-moi rire!"

-Commissaire, on a signalé une disparition à Brooklyn chez l'un des principaux consommateurs de coke de la ville, Brutus Clay.
-Brutus Clay?!, répété-je stupéfait (pas mal d'être stupéfait devant un addict des stupéfiants)
-Oui, celui-la même.
-OK, on finit les présentations et on décolle sur Brooklyn.

Brutus Clay était l'un des principaux macs de la ville, il avait deux bonnes putes à son service, qui lui rapportait gros et pas mal de coke. Il se faisait souvent voir dans les karaokés, les pubs, les bars et autres endroits déglingués de la ville. Ah et l'une de ses putes étaient Naomi. Mon ex-femme. Qui m'a quitté pour un mac. Chienne de vie.

-Très bonne initiative, Kensah, même si vous verrez que les disparitions de ce type sont aussi fréquents que ses prises de coke. Laissez-moi juste vous présenter mon secrétaire, Dolph Ziegler.
-C'est un plaisir, répondit l'intéressé en levant à peine les yeux vers moi.

Le Blond! Celui de l'escalier. Celui qui me voyait d'un mauvais oeil. Ce gars est un danger constant. David m'a parlé de lui au restaurant d'hier. C'était un ancien de l'Allemagne Nazie qui s'était réfugié aux USA peu après la chute de Berlin. Il a gardé le goût de tuer sur tout ce qui peut être Noir, Hispano, non-chrétien. Bref, tout ce qui n'était pas Aryen. On dit que son vrai nom est Adolph Ziegler et qu'il était le peintre officiel du Führer. Maintenant, il se retrouve à côté d'un Texan qui ne pense qu'au fric. Belle équipe. N'Gounta m'a prévenu que le Blond allait tout faire pour m'éliminer. Mais tant que je serai une soure de pognon suffisante pour Layfield, tout devrait aller.
Les présentations étant faites, je prends la poudre d'escampette avec Harty, direction Brooklyn.

-Fella, vous deviez pas voir le cadavre du petit Cody?
-Il est mort?
-Ba oui!
-Alors il attendra.

-Monsieur Kensah, j'ai une madame Lauren Prawneta qui vient déposer plainte pour coups et blessures.
-Faites la déposition seul, Sydal. Je suis sûr qu'en tant que super-flic, vous y arriverez.
-Oh... Oh oui, m'sieur!, dit-il tout fier, empli d'une mission héroïque.

Certes, pour une première je fais fort à choisir mes missions. Mais l'occasion est trop belle pour me foutre de la gueule de mon ex.
Le chemin se fait en silence, surtout en raison que Harty est très bavard, et que je n'ai absolument aucune envie de répondre à ses questions débiles. Qu'est-ce que ça peut te foutre, toxico? Intérieurement, je jubile. Pour une fois, Naomi se retrouve en position inférieure par rapport à moi.

-Je peux vous parler de vous à moi, Kofi? Merci. Je dois dire que, parmi les flics les plus pourris que j'ai vu dans ma vie, vous devez être le pire. Non content de griller la priorité à tous ceux qui sont là depuis longtemps, et qui rêvent en secret d'une promotion, sous prétexte que la mairesse et l'ex-adjoint vous voulaient, vous choisissez, vous-même, dès votre première jour de choisir vos missions. Si le boss a l'air de vous avoir à la botte, rassurez-vous, ce n'est pas le cas dans la brigade. Vous êtes un sacré pourri, nous savons tous ce que vous avez fait durant votre carrière de détective, avec tous ces potes-de-vin. Vous êtes une honte. Ne croyez pas que les sourires que vous aez vu en arrivant étaient sincères. Nous vous détestons, Kofi. Et pour être encore plus sincère, si vous tombezdans l'escalier, comptez sur moi pour ne pas vous rattraper. Ah, nous y voilà!

Nous arrivons. Je décide de passer outre ses désobligeantes remarques, puisqu'après tout, il a raison. Mais bon, je ne vais pas abandonner ma place sous prétexte que ce n'est pas juste.
En général, la déposition pour une disparition ne prend jamais très longtemps. D'autant plus que plus personne ne s'étonne des disparitions du Brutus, qui avait l'habitude de partir de NYC pendant quelque temps et de profiter de son fric sans ses filles. Il n'empêche que Naomi et Cameron, les deux nanas, étaient tombées amoureuses de lui et craignaient qu'il ne revienne jamais, ou pire qu'il lui arrive malheur.
Laissant le soin de laisser à Harty la paperasse, j'entreprends un petit interrogatoire particulier avec Naomi.

-Alors, ma belle, ça fait 15 minutes que je suis là, et à part "qu'est-ce que tu fous là, toi?", tu ne m'a rien dit.
-J'en reviens pas que tu sois redevenu adjoint.
-Ca te la coupe, hein. Maintenant tu te dis peut-être qu'entre miser sur la vie risquée mais richard d'un baron de la drogue, doublé d'un mac, et celle tranquille mais plus sure d'un flic...
-Tais-toi!
-...tu te dis que tu as fait le mauvais choix.
-Ecoute, Kofi, Brutus, je l'aime, OK? Il est tout ce que je recherche chez un homme. Je ne reviendrais jamais avec toi!
-Et bien, si j'avais su que ce que tu cherchais chez un mec, c'était qu'il te donne aux autres et qu'il couche avec une autre fille, notre mariage aurait pu être une réussite.
-Connard! Je te le dis, je ne reviendrais plus jamais avec toi!
-Oh mais j'y compte bien! Je ne te reprendrais même si tu me suppliais à genoux! Je veux te voir dans la merde jusqu'au cou jusqu'à la fin de tes jours! Je veux te voir souffrir comme tu m'as fait souffrir. Le seul truc que je ne veux pas, c'est de voir le gamin foutre sa vie en l'air à cause de la vie tranquille de son beau-papa.
-Mon fils va très bien, il est à l'école, là, où il ramène de bonnes notes.
-Ouais ben des fois, j'aimerais bien le voir à moins que tu refuses encore, à son âge, qu'il fasse une sortie avec son vrai papouné!
-Kensah, j'ai fini, on peut y aller!, intervient Harty avant que Naomi ait pu répondre quoique ce soit de faux.
-A bientôt, conclué-je notre rendez-vous.

De retour dans la voiture, en direction pour le commissariat. Harty n'arrête pas de me parler de ce cas Brutus Clay, qu'il prenait sa voiture pour aller où il voulait, quand il voulait, et qu'il rentrait deux-trois jours plus tard. Il avait encore retrouvé 15 kilogrammes de mexicaine dans sa chambre, de quoi le foutre au frais pendant un bout de temps. Mais avec ses supers avocats, comment ils s'appellent déjà? Ah oui, N'Gounta et Lincoln, il s'en sortait avec deux semaines au trou. D'ailleurs, ce sont des potes à vous, non Kensah?
Je marmonne une réponse qui ne le satisfait pas entièrement. A vrai dire, je repensais à l'entretien que j'ai eu avec Naomi. La vie est chouette, parfois.
La radio s'allume d'un coup, et une voix féminine ordonne à toutes les patrouilles de se rendre au Bronx, où un cadavre vient d'être retrouvé, pour y déterminer les premiers éléments de l'enquête.
Harty et moi fonçons.

Bon et bien, le moindre qu'on puisse dire, c'est ce qu'il est mort. C'est plus un cadavre, c'est un gruyère suisse, avec des trous d'un gros calibre, un colt au moins. Il y a eu au moins deux chargeurs de vidés dans le petit monsieur. L'appartement, situé au 18ème étage, est dégueulasse de sang et de désordre. La serrure a été explosé par vraisemblablement la même arme. Personne ne les a vu. Ca s'est passé cette nuit, vers 3h-4h, selon les premiers éléments de l'enquête.
Tout le monde a entendu les coups de feu, mais personne n'a osé sortir. Bande de lâches.
Bref, nous repartons au commissariat. Bordel, ça craint mon premier jour et il y a deux meurtres, un tabassage de jeune femme et une disparition. This is New-York.
Retour au commissariat pour une fin de journée palpitante. Ziegler m'engueule pour mes pauses cafés trop longues et menacent de tout dire. Bourne m'apprend que la Lauren s'est fait tabasser en pleine rue, en plein Harlem, et que son mari Trent Prawneta, de retour du Vietnam, veut qu'on retrouve le salaud qui a fait ça. Purée, mec, on a déjà deux meurtres sur les bras! O'Shea m'apprend que le petit Cody est mort à la suite de coups à la tête, dont le dernier coup de botte lui a été fatal. Kid Klash s'est reconnu coupable, et de toute manière, tout le voisinage l'avait entendu, malgré l'heure tardive. Au moins un crime de résolu. Et un nouveau mystère à résoudre!

Pour me détendre, David et Georges m'invitent à boire un verre. Je monte dans leurs voitures.

-Bonjour, Kofi. Laisse-nous te présenter Monsieur Green et Monsieur Dark, qui nous servira de chauffeur ce soir.
-Ravi. Messieurs Pink et Orange ne sont pas là?
-Oh, vous savez, soupire Monsieur Green, ils ont eu une dure journée hier, notamment Monsieur Pink qui apprend ce dur métier. Je leur ai laissé une journée de congé.
-Vous êtes très généreux, Monsieur Green.


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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 10 Fév - 2:13

Moi, Kofi, détective privé à Harlem dans les Sixties


Chapitre 6


-Effectivement, le petit Cody est mort.
-Ha!
-Bien nous pouvons commencer.
-Attendez, nous n'attendons pas mon compagnon d'infortune?
-Il viendra plus tard. Au pire, vous lui expliquerez.
-D'autant plus que ce soir, ce ne sera pas très difficile.
-La cible est seule à partir de... maintenant. Son bar miteux n'accueille déjà presque personne, il est temps de mettre fin au business.
-Ah le voilà!
-Bonjour, Messieurs. Excusez le retard mais en ce moment je dois me faire discret.
-Excuses acceptées. Votre ami vous dira tout sur le chemin.
-Voici le dossier de la cible, vous connaissez la procédure.
-Et cette fois, pas de fioritures.
-Par contre, le quartier est situé dans un quartier peuplé.
-Et bien? Ca ne vous avez pas dérangé les dernières fois.
-Oui, mais les dernières fois...
-Messieurs, vous commencez à nous emmerder avec vos "oui, mais"!
-Vous faites un travail énorme depuis le début, ne doutez pas de vous!
-Allez hop! Au trot!

Chapitre 7


Deuxième journée de boulot, et toujours ce persistant sentiment que quelque chose va mal se passer. Hier c'est vrai, rien ne s'est passé mais cette fois, je sens que ça va mal se passer.
Pour aujourd'hui, j'accepte la proposition de mes nouveaux amis en me faisant amener au commissariat. Pas que ça m'enchante, mais je n'ai pas aimé mon bain de foule hier. Alors Sydal est venu me chercher.
Il se met à me parler de la bonne femme d'hier, comme quoi elle a été rouée de coups, et menacée de mort par deux individus, à Harlem. L'hôpital a appelé après mon départ, la dénommée Lauren Prawneta a subi un avortement express, quelque chose d'efficace. Elle et son mari sont en pleurs, et ont porté plainte contre X. Je ne veux pas faire mon contrariant, mais des tabassages, il y en a des centaines par jour à Harlem. Autant dire que c'est peine perdue. Et puis, elle n'avait pas à qu'à trainer dans les rues d'Harlem seule la nuit. C'est du suicide direct, ça!
Ah et Naomi et Cameron ont rejoué les fidèles épouses? J'en suis fort aise.
En arrivant au commissariat, une foule de journalistes s'était déjà amassée. On a du mal à se frayer un chemin, malgré les sentinelles et les barrières.

-Monsieur Kensah! Paul Write pour le New York Tribune. Depuis que vous êtes arrivés, déjà trois meurtres à résoudre. Peut-on parler d'un tueur en série qui rode à New York? Ou bien est-ce un message, voire un test que l'on cherche à vous passer, en guise de bienvenue?
-Je me souviens de vous. Vous étiez déjà avant-hier à mon appart!
-Héhé, avec mon physique de géant et mon crâne chauve, impossible de m'oublier, dit ce journaliste qui doit dépasser tout le monde d'une bonne tête.
-Pour répondre à vos questions, et avant tout, il n'y a eu que deux meurtres depuis que je suis arrivé.
-Non, depuis ce matin, tout le monde sait grâce au New York Tribune qu'un assassinat a eu lieu dans un bar du Bronx. Vous ne lisez pas les journaux?
-Non, les journaux ne sont là que pour offrir du taf à des nazes qui ont raté une carrière d'écrivain. Pour en finir avec vous, effectivement, il y a un serial killer qui rode dans notre ville. Alors je conseille à tous les habitants de se barricader chez eux, et de ne croire personne.
-Kensah! Vous vous croyez malin!, hurle Ziegler. Et vous, foutez-moi le camp! TOUS!
-Et quoi, Ziegler. Si on ne peut plus rire.
-Kensah, depuis que vous êtes là, le taux de crimes a augmenté, et bizarrement, toutes les victimes ont eu des problèmes avec les gens de votre race. Ce ne serait pas des amis à vous par hasard?
-Ziegler, si vous cherchez les emmerdes, vous allez les trouver!
-Ce sera Monsieur Ziegler pour vous, Kensah!
-Allons, allons, messieurs!, nous sépare Brad Layfield. Ziegler! Dans mon bureau! Et vous, Kensah! O'Shea vous attend!

Allons bon, quelle belle journée de merde qui commence. Que me veut l'Irlandoche? Ah oui, tiens, le type d'hier est mort? J'aurais pas deviné! Des balles de colt?! Waouh! Et tout ça pour me dire quoi? Aucun suspect, aucun indice, rien!
Et lui c'est qui? On l'appelle le Samoan, il tient un bar dégueu dans le Bronx, on l'a retrouvé ce matin une balle de rifle entre les deux yeux. Pas d'antécédents connus. Un gus comme il y en a des millions à New York. On va interroger les derniers clients, mais comme ils partent tous vers minuit et que le bar ferme à 3h du mat', on risque d'avoir du mal à trouver quelque chose de bien. Plus tard, Layfield m'affirmera qu'on a aperçu deux mecs s'échapper, dont l'un avec une arme à la main. Ils sont partis en voiture, sans qu'on puisse apercevoir quoi que ce soit en termes de description de la bagnole ou des tueurs.

-Je peux vous parler de vous à moi, fella? Merci. Entre nous soit dit, je vous hais. Vous êtes un arriviste de tout poil, un lèche-bottes et un profiteur. Non content de narguer votre ex-femme dont le compagnon vient de disparaitre, vous esquivez hier une réunion concernant un des meurtres qui ont eu lieu depuis votre arrivée. Vous êtes alors un feignant qui espère que tout le monde marche à la baguette. J'ai bien envie de vous cracher à la gueule, mais ce serait faire offense à ma salive. Vous faites honte à nous, à la race Noire que vous défendez si bien et au métier de flic. Je ne vous aime pas, et pensez que le jour où vous creverez, je reprendrais deux fois des pâtes.

Putain, il est à peine midi et j'en ai déjà ma claque de cette journée. Je décide de faire un peu de paperasses pour m'occuper. Je repense à toute ma vie qui s'accélère ces temps-ci. Je reçois en début d'aprèm un coup de fil de mes avocats préférés. Ces cons-là ont réussi à faire sortir Kid Klash d'affaire, en arguant la légitime défense, alors que le petit Cody a au mieux utiliser la chaine de son vélo. Ils sont forts quand même. Klash s'en sort avec un mois de sursis. Ils me proposent de reprendre un verre. Je refuse. Je me demande pas si les verres que je prends depuis plusieurs jours ne sont pas responsables de ce sentiment qui m'envahit. Je décide de me montrer plus sage qu'à l'accoutume, et de rentrer me coucher, faire une petite sieste. Il est 14h, il est temps de mettre un terme à cette journée foireuse.

Chapitre 8


-Messieurs, nous devons dire que vous nous impressionnez.
-Vous faites un travail excellent. Bravo.
-C'est pour ça que nous vous pensons capable de passer à la vitesse supérieure.
-Aujourd'hui, vous aurez deux cas à vous occuper. Ils sont propriétaires d'une boucherie. Voici les dossiers. Question?
-Oui. Nous aimerions connaitre les raisons qui vous poussent à nous voir tuer des anonymes.
-Comment ça?
-En clair, pourquoi ces gens ont-ils mérité de mourir?
-Ca, nous vous le dirons jamais. Pour des raisons de sécurité.
-Si les flics vous cuisinent, vous êtes morts et nous aussi.
-Sur ce, bonne chance!


Chapitre 9

-MAIS C'EST PAS VRAI CA! KENSAH!
-J'vous l'avais dit, M'sieur Layfield! J'vous l'avais dit!
-LA FERME, ZIEGLER! KENSAH, ENCORE UNE SIESTE IMPROVISEE ET C'EST LA PORTE!

Ah putain de journée de merde qui commence. Non content de me faire engueuler par le patron et par son berger allemand enragé, le sentiment qu'il allait se passer une merde aujourdhui même se fait de plus en plus fort. Pourvu que cette merde se finisse vite et sans douleur. Après les menaces de mort que m'ont pondu O'Shea et Harty, sans compter le véritable message d'amour du bon aryen, je m'étais dit que ça allait venir de l'un d'entre eux. En attendant, la virulence des propos du commissaire reprenait de plus belle. Je préfère vous parler de mes avocats d'amour, qui ont reçu des menaces de mort. Naturellement, ils ont porté plainte. Selon les sources de Paul Write, un journaliste à peu près potable, ça viendrait des Satan's Angels, qui n'auraient pas apprécié leurs petits manèges financiers. A vrai dire, je pense connaitre l'identité du coupable, mais j'espère me tromper, il est trop seul pour faire quoique ce soit. Ah, le service minimum que mon cortex assure quand j'abandonne une conversation pour me plonger dans mes pensées me fait savoir que mon cher patron m'a posé une question. Bordel, c'était quoi déjà sa question?

-Euh... Oui, oui!
-Je n'en attendais pas mieux de vous, Kensah. Vous accompagnerez donc Ziegler au JFK Airport pour accueillir notre correspondant polonais, Alexander J. Sztylowski.

Oh merde, faire une balade en tuture avec le Boche. Génial! Ca doit être ça, ce sentiment.

-Mais Monsieur Layfield, Kensah ne devrait-il plutôt pas enquêter sur le meurtre des deux bouchers?
-Inutile, mon cher Ziegler, je vais enquêter moi-même, je remarque que depuis le début de cette semaine de meurtres, peu de retours me parviennent. Vous deux filez à l'aéroport. O'Shea et Harty assureront votre sécurité dans une voiture banalisée.

Ouais alors ça se confirme, je suis dans la merde. Le shooté, l'Irlandoche et le Chleu se liguent contre moi et me bombardent de 9mm et ça finira en suicide dans les journaux. Merde! Bon, puisque je n'ai pas le choix, j'embarque mon flingue de service et allons accueillir le Polonais.
Dans la voiture, sur le chemin de l'aéroport, Ziegler se fait un speech sur les polonais et les juifs. Espèce inférieure, mauvais pour la race blanche, etc. Merci mon gars, je connais le vomi qu'a écrit ton copain Adolf.

-Je peux vous parler de vous à moi, Kofi?
-Allez-y.
-Je vous trouve répugnant, dégueulasse à souhait de piquer le taf des autres. Vous autres, les Noirs, vous n'attendez que les bonnes occasions tombent directement dans vos grandes lèvres de singes, tandis que nous trimons jour après jour. Vous vous croyez les plus forts parce que vous flinguez tous ce qui bouge, nous autres, nous essayons de régler les problèmes par la Justice. Vous faites partie d'une race misérable, qui aurait dû rester à l'état d'esclaves. C'est pour ça que je ferai tout pour vous nuire, quitte à vous tuer. Mais pas maintenant. Je veux jouer avec vous. Donnez-moi votre arme, s'il vous plait, monsieur le commissaire adjoint.
-Pardon? Je...
-Vous m'avez bien entendu, vous préférez que je parle du refus d'obtempérer à mes ordres à Layfield? Je pense que non.

Sans avoir le choix, je tends mon arme de service à Ziegler qui le range dans son ceinturon.

-Je...
-Vous savez ce que veut dire KKK, monsieur Kensah?
-Votre association où vous prenez le thé avec les autres encagoulés? Je connais vos passe-temps, Monsieur Ziegler, j'ai beaucoup inspecté votre vie, et...
-Répondez à ma question, Monsieur Kensah.
-A vous de me le dire.
-(soupir) Cela veut dire Kofi Kensah Kills. Mon club d'encagoulés, comme vous dites, connait très bien vos passe-temps également, Monsieur Kensah. Votre silence et votre regard fuyant ne vont pas en votre sens. Permettez-moi de vous dénoncer auprès de Layfield. Nul n'est censé ignorer la loi, vous le savez, n'est-ce pas? Nous voilà arrivés, n'esssayez pas de fuir, O'Shea et Harty vous surveilleront comme le lait sur le feu. Nous conduisons le gros-nez à son hôtel sur Broadway et nous vous amenerons à la chaise électrique.

Et bien, voilà, ce sentiment s'était avéré exact jusqu'au bout. C'est la fin de Mensah, les petits gars. Nous arrivons au terme de ma vie. Je vais finir mes missions jusqu'au bout. On amène Sztylowski à la voiture, oui oui il a fait bon voyage, juste un bagage, oui. Quel temps magnifique vous avez. Blablabla....
C'est comment la chaise électrique? C'est comment la Mort? Tant de questions qui me taraudent l'esprit alors que le Polonais racontent des niaiseries, pourquoi il est là, combien de temps reste-t-il, gnagnagna.

-Et voilà, Monsieur Sztylowski. Votre hôtel. Laissez-moi prendre votr bagage. Kofi, vous restez là s'il v...

PAN!...PAN! PAN! Le coup était parti tout seul. Les deux coups suivants aussi. Sztylowski venait de descendre en cinq secondes Ziegler, O'Shea et Harty. Fine gâchette, il a réussi à viser entre les deux yeux de chacun. Ziegler n'aurait pas dû se retourner. Non seulement il a vu le canon du flingue avant de mourir, mais je ne peux plus atteindre mon flingue qu'il avait gardé dans son ceinturon. La voiture est couverte de sang et de cervelle, pour peu qu'un Nazi peut en avoir. Néanmoins, et sans trop savoir pourquoi je venais d'échapper à la mort, ou du moins pourquoi la Mort n'est pas venue maintenant, je roule le corps de l'ex-boche hors de la voiture, et au moment opportun, alors que Sztylowski a visé la tête de Harty, je ramasse de justesse l'arme. Dans la rue de Broadway, le chaos contrôle la rue.

-Jette ton arme, Sztylowski!

Alors que je m'attendais à tuer un mec, pour la première fois depuis que j'ai revêtu l'uniforme, AJ Sztylowski jette son arme, lève les bras en l'air, se retourne et me sourit. Pas un sourire de psychopathe, mais un sourire bienveillant, presque amical.
Les renforts ne tardent pas, le Polonais est rapidement mis en état d'arrestation. Et pour une fois, je joue le rôle du témoin.Deux fois même, une fois pour la police. Une autre fois pour les journalistes.

-Paul Write, Monsieur Kensah. Vous vous souvenez de moi?
-Ah Write, comment allez-vous? Moi ça va, je viens de survivre à un massacre qui s'est déroulé dans la voiture où je me trouvais, je n'ai pas eu le temps de changer de chemise qui est étrangement couverte de sang et je suis interrogé de toutes parts. Alors vos questions, vous pouvez vous les foutre ailleurs!
-Une seule question, Monsieur Kensah. Pensez-vous qu'il y a un lien entre le massacre de Broadway et celui du Bronx?
-Le massacre du Bronx?
-Oui, vous savez bien. Les deux bouchers. L'un, Sam Callihan a été retrouvé pendu à un croc de boucher dans la chambre froide, le croc sortant magnifiquement sur l'arête du nez après être passé par la bouche. Et le second, Jim Cena, qui se serait donné la mort en se tranchant la gorge.
-Vous venez de le dire, Cena s'est tranché la gorge après avoir tué Callihan. Le meurtrier de Broadway vient d'arriver sur le territoire il y a moins de douze heures. Réfléchissez un peu, je suis sûr que vous en êtes capable.

Sur ce, je tourne les talons à Write et me fait ramener au commissariat. C'est étrange, alors que je viens d'échapper deux fois à la Mort, peu importe si ça aurait été provoqué par Ziegler ou par ce meurtrier, le sentiment que quelque chose allait se passer s'accentue. Qu'est-ce qui pourrait être pire que d'être toujours vivant?
Au commissariat, le commissaire étant rentré plus tôt, me félicite et m'encourage à prendre ma journée. Sydal me fait savoir que Trent Prawneta est repassé pour les mêmes putains de raisons, mais bordel, y a déjà plus d'une demi-douzaine de meurtres cette semaine, et il faudrait qu'on s'inquiète pour une disparition et un tabassage!? Et le plus amusant, c'est qu'il menace devant Sydal qu'il est en train de mener sa propre enquête et qu'il veut travailler à la place de la police. Le drôle. Naomi et Cameron sont agacées par le manque de recherches de la police. Je suis allé voir ça, et je n'aurais pas dû gueuler, tant pis. Elles ne m'en voudront pas. Enfin, j'espère.
En sortant, je tombe sur ce con de Paul Write qui avait encore des questions. Ni une, ni deux, je lui colle mon front dans le nez, son sang vient s'ajouter à celui que j'ai déjà. Putain, il fallait vraiment pas m'emmerder. Tant pis, c'est tombé sur lui.
Il faut que je me remette de ma journée. J'esquive tant bien que mal la bagarre que j'ai moi-même provoqué en frappant le journaliste et je pars chez moi.

Chapitre 10


-Bonjour Monsieur.
-Mon frère n'est pas là?
-Disons qu'il se remet de sa journée.
-Il ne le sait pas encore, et il aura du mal à l'imaginer, mais tout était parfaitement organisé.
-Il a d'ailleurs parfaitement réagi. Comme nous l'attendions.
-Ca, il va pas aimer.
-Nous ne lui demandons pas d'aimer, nous lui demandons d'obéir aux ordres.
-Après tout, il sert la cause.
-Tout à fait. D'ailleurs, voici vos deux cibles. Faites simple.
-Très bien. Au revoir.

Chapitre 11


-Bonjour Kensah. Comment allez-vous?
-Bonjour, commissaire. J'ai connu mieux, ça me fait drôle de savoir que...
-Moi aussi. Mais ainsi va la vie. J'ai donné l'information aux veuves.
-Ah bien merci.
-Bonjour tout le monde.
-Bonjour Sydal.

Personne n'avait la forme à 11h30. Outre le fait que trois flics du commissariat se sont faits tuer, la disparition de Brutus Clay, dont même les journaux se demandaient pourquoi le magnat de la coke était-il si long à revenir, le tabassage de la pauvre Lauren, dont les mouvements féministes menacent de mort le connard qui a fait ça, les menaces de mort concernant mes potes avocats, l'agression du célèbre journaliste Paul Write, les meurtres de la semaine n'étaient toujours pas résolus. Sans compter le double meurtre qui avait eu lieu cette nuit, une fois encore. Bref, nous avions des ennemis connus, et un ou des meurtriers dont on ne savait toujours pas l'identité, ni même un simple indice. Et à côté de ça, je rajoute ce sentiment persistant. Encore et toujours lui. Fait chier.
Une bonne nouvelle au moins. Brad Layfield a convaincu son homologue de la South District, William Lager, de prendre en charge une partie des crimes non élucidées. Nous manquons désormais de personnel, c'est indéniable. Du coup, nous n'aurions pas à découvrir qui a tué Austin Ari, un promoteur de matches de boxe local, truqueur et manipulateur, ainsi que Oscar, une petite frappe de la communauté hispanophone. De toute, pour ce dernier, connaissant la hantise de Layfield pour tout ce qui est mexicain, on aurait classé l'affaire sans suite. Pour se faire pardonner du lobby journalistique, je dois présenter mes excuses en compagnie de Layfield, devant un parterre de journalistes, avant de répondre à leurs questions sur les derniers meurtres et autres affaires. Je vous passe ce long et ennuyeux moment, non pas parce qu'on s'emmerde, mais parce que le commissariat de la WFA doit se rendre à l'évidence, nous sommes dépassés par les évènements. Et ça, c'est ennuyeux. Pas autant de la remarque désagréable de Paul Write, qui souligne que des citoyens ordinaires, comme ce Trent Prawneta, ancien du Vietnam revenu pour assister à la naissance de son gosse, qui tentent de résoudre eux-mêmes les enquêtes. Ou comme, toujours venant de Write, le refus de mes excuses, et le fait qu'il souligne que le jour où je partirai, ce dont il ne doute pas, il en sautera de joie. Des fois, il faut avoir des nerfs d'acier pour affronter les critiques dans ce job. Pour le restant des questions, nous ne pouvions rajouter davantage de ce que je sais déjà.
Et pour en finir avec les engueulades, Naomi est venue me trouver dans mon bureau, à ma pause-déj. Fais chier, que ce fut pénible.
Bref, je suis rentré chez moi, et je vous parle depuis mon petit chez-moi, où personne ne me fera chier. Où tout a commencé, où toutes les emmerdes ont commencé.

Chapitre 12


-Oulà, petite forme. Bonjour Messieurs.
-Ouais, 'commence un peu à en avoir plein le cul de taffer tous les soirs de la semaine.
-Courage, c'est bientôt fini.
-Surtout que là, vous allez frapper un grand coup!
-Deux superstars! Demain, toute la ville en parlera.
-Génial....
-Youhou.....
-C'est fini oui?! Au boulot!
-Bon...
-On fait ça maintenant et on en parle plus.
-D'accord.

Chapitre 13


Le sentiment grandit jour après jour. Je crois que je vais aller voir un médecin, ou un psy. Puis un médecin pour ma fatigue. Je suis crevé de ce job de merde. Pourquoi j'ai dit oui? Je me déteste.
Cette nuit a été assassiné un prince de Wall Street, Teddy Biase et un fameux chanteur très apprécié de la jeunesse, Joe Morrison, chanteur et leader du groupe "The Light". Assez bons amis, ils se sont faits une soirée alcoolisée et forte en drogue. Une fortune dépensée pour ces conneries. Pour une fois, et en espérant que le mauvais présage disparaisse, je me mets pour de bon au travail.
Arrivé à l'appartement de Biase, j'enquête auprès des témoins. Ils seraient arrivés vers les coups de 21h, les putes vers 22h avant de repartir vers 1h du mat'. Selon certains, il y aurait eu une troisième personne qui les auraient rejointes avec les filles. D'après la description de certains, ce serait une personne de couleur noire, au physique imposant, à peu près la trentaine. Cette description, c'était Brutus Clay.
Les personnalités sont décédés sur les coups de 5h, Brutus est parti vers 3h30. Pas d'ennemis connus. Décédés d'une overdose de drogue. Dommage que Harty ne soit pas là pour confirmer mes dires, mais je suis convaincu que c'est une des drogues les plus puissantes au monde. Brutus Clay serait reparti au volant de sa Ford, la même avec laquelle il aurait "disparu".
La question est logiquement de retrouver Brutus Clay. Mais avant toute chose, je décidé d'améliorer mes relations avec la presse, en leur relevant tout ce que je viens d'apprendre. Tout le monde en ville se met à parler du retour du Mac, Naomi et Cameron sont folles de joie, et oublient que Clay est suscepté d'homicide. La question est de savoir où est-il. Finalement, quand on taffe sérieusement, ce job est facile.
Par contre, Prawneta est revenu à la charge en relevant à Paul Write des éléments déterminants dans les différentes enquêtes. On dit que ça atteint des personnes très hautes placées.
Bref, ce fut une bonne journée de travail. Mais ce sentiment, ce mauvais présage persiste.

Chapitre 14


-Bonjour Messieurs. Tiens, mon frère n'est pas encore là?
-A vrai dire, nous lui avons laissé une journée de repos. Après tout, il a accompli un travail plus gros que le votre.
-Ne le prenez pas mal. Tenez, voici la toute dernière mission que vous aurez.
-Mais.... C'est...
-Nous le savons. Et nous n'avons pas le choix. Il doit disparaitre.
-Alors qu'attendez-vous? Rappelez-vous, c'est la dernière mission.
-Bien.

Chapitre 15


Cette fois, j'en avais assez, je dois prendre rendez-vous chez un psy; je ne sais pas si c'est une dépression ou un besoin de vacances, mais bordel, lâche-moi!
Mes meilleurs ennemis ont été tué, que ce soit Ziegler, Harty ou O'Shea, j'ai Layfield à la botte, Kid Klash a été libéré, Sztylowski est hors d'état de nuire, Paul Write va au pire dire à quel point je suis méchant, Sydal est trop naïf et trop incrédule pour menacer mon poste, et Naomi m'aime bien maintenant qu'on a retrouvé Brutus. Alors qu'est-ce qui va pas? Qu'est-ce qui pourrait être pire? Pourquoi ce sentiment persiste et même grandit?

-Kensah, on a retrouvé Brutus Clay, dans sa voiture, au fond du Hudson! Il est mort!

Layfield m'a glissé ces quelques mots qui ont eu l'effet d'une bombe en moi. Ce n'est pas un ami, c'est un enculé de vendeur de coke et traiteur de femmes qui avait piqué ma Naomi. Mais c'était surtout un Noir que l'on venait de tuer, donc un frère à mes yeux. Je sens l'après-midi complexe. Elle l'est. Entre les journalistes, les relevés d'empreintes, les premiers indices (Brutus aurait été drogué avant de prendre le volant), et Naomi et Cameron qui viennent jouer les pleureuses. Ouais, foutue aprèm de merde.
Sur les coups de 3h, alors que je rentre du port pour constater les dégâts, un colis a été livré sur mon bureau. Sur le devant est marqué "EXPRESS". J'interroge Matt pour savoir qui a livré ce colis. Il me dit qu'il a été livré ce midi, par la Poste. Je l'ouvre. Je comprends ce mauvais présage, c'est mauvais pour ma pomme. Très mauvais même. Bon nombre de photos compromettantes, de preuves irrémédiables. Je ne risque pas que la perte de mon poste, mais aussi la taule à vie, au mieux. Une lettre est attachée au fond, je l'ouvre à son tour. "Venez à l'adresse indiquée sur le plan. Seul et sans arme. Sinon, je révèle tout." J'ai une idée du destinateur.
Je n'ai pas le choix. Je dois y aller. Au pire, je meurs. Au mieux... je meurs aussi. Je crois qu'il vaut mieux arrêter de discuter. Ce livre prend fin, maintenant. C'est la fin de Kofi Kensah. 

*     *


*

Prologue

Je crois qu'il est de bon ton, plus de quarante ans après les faits, de poursuivre et même d'achever l'oeuvre de Kofi Kensah. Non pas que je sois capable d'adopter le même style littéraire de mon ami, mais pour rendre hommage à la mémoire de cet homme courageux, qui aura influencé son époque, même si l'Histoire l'a oublié, préférant se concentrer sur des hommes tels que Martin Luther King, Malcolm-X, Jesse Jones...
Kofi Kensah était un grand homme. Il savait intelligemment profiter de chaque situation et l'utiliser à son profit où à celui des autres.
Les autres, pour Kofi, c'était nous: les Black Panthers. Toute sa vie, il s'est battu à nos côtés pour lutter contre les inégalités. Il avait fait le bon choix en nous rejoignant, et il le savait. Au début, on ne lui confiait que des petits tâches comme balayer après un meeting, distribuer des tracts... Puis, nous avons très vite compris son talent de gâchette fine. En tant que détective, il était remarquable. Nous lui avons alors donné un entrainement pour qu'il rejoigne la faction armée des Black Panthers. Il l'a rejoint en même temps que son frère Brutus Clay, le fameux mac et dealer de New York. Au début, ils ne s'aimaient pas trop, surtout depuis que Clay lui a piqué sa femme. Puis au fil du temps, et parce qu'ils ont compris que l'esprit d'équipe devait être plus fort que les individualités, ils sont devenus bons amis; du moins assez bons pour devenir un duo de porte-flingues redoutable. C'est alors que nous leur confions des missions, Clay le premier.
Il avait un don pour disparaitre dans la nature, afin que personne ne le soupçonne par la suite, étant donné qu'il, est un personnage bien connu de la ville. Ce sont ses fameuses disparitions. Il était très bon.
Kofi, lui, était un peu plus mal à l'aise à l'idée de tuer des innocents. Le truc, c'est qu'ils ne le sont pas. Chacun d'entre eux a été tué car ils ont tenu des propos ou agi à l'encontre des Noirs. Un tribunal de notre organisation les ont jugé coupable et condamné à mort. Georges et moi étions chargés de les mettre au courant de l'affaire et des cibles à abattre.Brutus et Kofi n'en savaient rien. Mais tous avaient une bonne raison d'être morts.
Kofi Kensah et Brutus Clay pouvaient à tout moment se faire mandater par des hommes de confiance des Black Panthers.

1.Cody Rude, dit le petit Cody. Tabasser les petits Noirs pour les racketter. Tué par Kid Klash, mandaté par Kofi Kensah.
2.Husky MacHarris. Insultes à plusieurs reprises envers l'organisation des Black Panthers. Tué par Monsieur Orange et Monsieur Pink, mandatés par Kofi Kensah.
3.Joe Afa'Ngaula, dit le Samoan. Refus à de multiples reprises de servir des membres de la communauté afro-américaine. Tué par Kofi Kensah et Brutus Clay.
4.Sam Callihan. Refus à de multiples reprises de servir des membres de la communauté afro-américaine. Tué par Brutus Clay.
5.Jim Cena. Refus à de multiples reprises de servir des membres de la communauté afro-américaine. Tué par Kofi Kensah.
6.Dolph Ziegler. Propos racistes, agissements xénophobes, menace de tuer un membre des Black Panthers. Tué par Alexander Jay Sztylowski, membre des services secrets israéliens, mandatés par Georges et moi-même.
7.David O'Shea. Soutien de Dolph Ziegler. Tué par Alexander Jay Sztylowski.
8.Jeff Fitzgerald. Soutien de Dolph Ziegler. Tué par Alexander Jay Sztylowski.
9.Oscar Gutierrez. Provocation envers la communauté afro-africaine. Tué par Brutus Clay.
10. Austin Aries. Condamné pour faire constamment perdre les Noirs dans ses matches de boxe. Tué par Brutus Clay.
11.Teddy Biase. Spoliation d'ouvriers et d'esclaves noirs. Tué par Brutus Clay.
12.Joe Morrison. Viol sur des femmes noires. Tué par Brutus Clay.
13.Brutus Clay. Menace constante. Tué par Kofi Kensah.

Oui, Kensah a été chargé de tuer Brutus Clay, dont les disparitions alarmaient de plus en plus la police. Nous avions peur qu'il parle, je sais, c'est lâche et stupide, mais c'est ainsi.
Quand Kofi est rentré dans la Police, nous nous doutions que cela aurait pu être tout à fait profitable aux Black Panthers. Nous disposions d'un homme capable de nous fournir adresses, preuves, avancées des enquêtes.... tout ce dont nous avions besoin. Le rêve. C'est pour ça que nous l'avons encouragé à s'y engager. Même si lui ne voulait pas, à juste raison, car il risquait de se faire choper très facilement. C'est d'ailleurs comme ça qu'il est mort.
Le colis qu'il a reçu, sans compter cette histoire abracadabrantesque de mauvais présage, l'ont mis sur la bonne piste. Kofi s'est rendu à l'endroit indiqué, a rencontré Trent Prawneta et est mort sous les balles. Oui, Trent Prawneta, le mari de la femme tabassée. Par Kofi après une cuite avec Brutus. Trent a voulu se venger de l'avortement de sa femme, de l'environnement horrible d'Harlem, et des différents crimes commis par Kensah. Le truc, comme l'aurait si bien dit Kensah, c'est que "lorsqu'on tue un flic à Harlem, des centaines d'autres arrivent le lendemain". De violents affrontements ont lieu dans les quartiers chauds, comme beaucoup à l'époque. Prawneta a été condamné à la chaise électrique. Et pour des raisons inconnus, on lui a mis le restant des crimes sur le dos. C'est plus simple. Après cela, Matt Sydal est devenu commissaire adjoint de Layfield dans l'indifférence générale.
Ainsi est mort Kensah. Un frère. Il aura été brave jusqu'au bout, suivant ce qu'il pensait être le mieux pour lui et pour les autres. La vie est injuste, pour les assassinés, et pour Kensah. Mais c'est ainsi. Nous avions raison d'en faire un soldat d'élite, Georges et moi. Son sacrifice n'a pas été vain.
Merci Kofi.

David N'Gounta





Aux Survivors Series, Mensah-X suivra la même route que Kofi Kensah. Il va descendre à lui seul cinq concurrents. Et s'il le faut, il descendra ses quatres "amis" par la suite.
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 10 Fév - 12:53

J'avais commencé à préparer une pitite promo avant de décider d'arrêter donc je vous la propose ici, en espérant que ça puisse aider les partenaires EoC de Delirious :

************************************************************

??? - "...Et voila mon ptit, comment le Hobbit Swoggle, accompagné de l'elfe Legoldust et du magicien Gandhealth le Roux ont sauvé le monde et sont devenu les Seigneurs du Ring...."

??? - "Wouah !!!!" Et Papi, Eh Papi !!!! Il faut un peu peur le monstre Delirium quand même, hein ?"

??? - "Et oui, mon ptit, allez, c'est l'heure de dormir, maintenant..."

???- "Allez Papi DARounet, une autre histoire steupplé...".

papi DAR - "Bon, ok, mon ptit Khali mais c'est la dernière...Après dodo, d'accord ?

ptit Khali - "Oh OUi OUI Oui Merci "

papi DAR - "Ok, je vais te raconter l'histoire de la naissance d'un clan qui va dominer le monde !"

***************************************************************

Il était une fois, un jeune enfant prénommé Dylan.

WFA Survivor Series WWE+Superstars+Arriving+Perth+Airport+Z1ppep5FWFvl

Celui-ci était assez différent des autres enfants. Il était intellectuellement supérieur à la moyenne, mais physiquement, il était petit, très petit...et avait une grande barbe, chose assez surprenant à son jeune age.

Les autres enfant de l'école se moquait de lui, très souvent !
Dylan souffrait beaucoup de ces railleries, il ne comprenait pas pourquoi les gens se moquait de lui. Il était petit, et alors ? Il connaissait des gens très grand, très gros, très laid, très bizarre...mais lui, ne les jugeait pas.
Au contraire, il a toujours concidéré que la Différence est une qualité, une force.
Durant son enfance, Dylan s'entendait donc plus facilement avec ces personnages différents, eux aussi victimes de moqueries, qu'avec les "normaux"...

un jour, à la sortie de l'école, Dylan fit la connaissance d'un étrange monsieur, maquillé en jaune et noir sur tous le corps et le visage, et vétu d'une imperméable, qui distribuait des bonbons à la sortie de l'école. Il arrivait aussi que cette étrange personnage, déboutonnait son imperméable dès que les enfants s'approchaient.
Ce qui avait en général pour conséquence de faire fuir les enfants, en pleurant et en criant un truc du genre : "Maman, Maman...le mosieur, il a un gros kiki...."
Mais Dylan, ne réagis pas de la sorte. Il ne fut pas effrayé par cet homme.
Au contraire, l'étrangeté de ce personnage fascina Dylan, qui décida de s'en faire son meilleur copain.
Et c'est ainsi que Dylan devient ami avec celui que l'on appelera désormais Goldust.

Cette amitié ne fut pas de courte durée...
et 10 ans plus tard, cette amitié dure toujours.

Dylan et Goldust ne fréquente plus les cours d'école, mais ils sont toujours amis...

En grandissant Dylan, qui se fait désormais appelé DAR a pris de l'assurance et décide de ne plus être le souffre douleur, de ne plus être une victime, et aidé par son étrange ami, l'idée de EoC, un clan réservé aux personnages différents, exclus de la société, commence à naitre dans son esprit..

Grace à son intelligence avancée, Dylan poursuit de longues études...Et obtient de nombreux diplomes.
Plus tard, adulte, il créera plusieurs multinationales et deviendra multi- millardaire,

Son plus grand projet, devenir l'être le plus puissant de la ville et donner le pouvoir aux personnes différentes, en faisant souffrir les “Normaux”.

Dans sa quête, il créera avec son assistant, Goldust, un laboratoire scientifique dans lequel, il embauche des laborantins pour essayer de trouver un Serum d'invincibilité...

Hunter Johnson était l'un des laborantins en chef des Laboratoires DAR Technologies, qui travaillait sur le projet de Serum d'invincibilité. Son travail consistait à tester les différents essais de serum sur des sujets "réptiliens" (serpents, crocodiles,...) .

Jusqu'alors, les test était tous négatifs. Tous les essais ne furent pas concluants...
et le Serum d'invincibilité 'existait toujours pas.

Dylan, en tant que grand patron colérique, mit alors la pression sur ses employés et leur demanda de travailler nuit et jour, week-end et jour férié.... Jusqu'à découverte du St graal : le Serum d'invincibilité.

Hunter Johnston et les autres travaillèrent donc, jusqu'à épuisement, en prenant tous les risques,....

C'est ainsi, qu'une nuit, ou Hunter Johnston, qui travaillait très tard, dans les laboratoires, fit tombé accidentellement, un tube à essai, contenant un produit toxique mélangé à de l'ADN de reptile, dans son café...Qu'il bu quelques minutes plus tard, sans y prendre gare.

les conséquences furent spectaculaire et radicale.
Hunter Johnston fut instantanément transformé en une sorte de mutant réptile démoniaque....

Le lendemain, Lorque Dylan revenu au laboratoire pour son inspection quotidienne, il fut surpris de découvrir son laboratoire complètement saccagé par un drole de mutant déjanté qui détruisait tout sur son passage.

Après quelques minutes, Dylan compris qu'il s'agissait de l'un de ses laborantins qui avait subit une mutation génétique...
Dylan ne s'affola pas. au contraire il voya l'apparition de ce nouveau monstre dans son entourage comme une bénédiction.
Fini la recherche d'un Serum d'invincibilité, Dylan allait conquerir le monde, non pas grâce à un remède miracle mais grâce à une armée de mutant sur-puissant...

Et c'est ainsi qu'une armée de mutants diaboliques dirigés par un terrible nain machiavélique et son étrange, appelé Equality of Chance, vit le jour et terrorisa la population "Normale" de WFA City.
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 10 Fév - 23:42

( Bon pour une fois je vais essayer de faire autre chose qu'une grosse connerie... et il y a de fortes chances que je ne trouve pas d'idées pour la suite. lol Enfin j'espère que ça vous plaira quand même ^^ )

Dehors le vent souffle dans les herbes grasses et hautes... une mer verte avec en guise de bateau échoué un vieux moulin à vent. Voilà le tableau.
Le ciel est bleu, quelques nuages blanc et le fond de l'air est doux, difficile à croire qu'en ces terres la violence est partout, la mort rode et les créatures plus belliqueuses les unes que les autres pousses comme des pâquerettes d'on ne sait où. Surement du cauchemars d'un dément.

Mais revenons à notre moulin et à l'individu qui y somnole.

De Burchill avait confié la demeure et les terres à l'un de ses homme le plus digne de confiance. En embrassant sa femme il lui dit simplement qu'il avait une petite mission de routine à faire et qu'il serai de retour d'ici quelques jours.
S'il était resté si évasif ce n'est pas tant pour épargner toutes craintes à sa femme mais plutôt qu'il ne savait pas lui même quelle était cette mission... et surtout quel était son degré de dangerosité.

Il avait prit le strict nécessaire. Une armure légère, quelques vivres, sa monture et son marteau de guerre. Il galopa une partie de la nuit avant d'arriver au dit moulin ou il passa la nuit.

A peine ouvrit-il les yeux que le monde l'assaillie avec toutes ses couleurs, ses bruits et ses odeurs. Allongé tel une dépouille mortuaire, son marteau de guerre à la main et son armure toujours sur le dos il s'extirpa, non sans grande peine, de sont lit de paille.
Dehors on entend les bruits d'un attroupement, quelque chose de désagréable, c'est sans doute cela qui a réveillé notre homme.


"Ils sont déjà là ?" Grommela l'homme.

Quelques étirements. Ses os craques... et son lit de paille le manque déjà.
Mais les hennissement des chevaux dehors ne trompe pas, il est temps pour lui de se mettre au travail.
Il pause son marteau sur l'épaule et ouvre la porte du moulin d'un coup de pied nonchalant.


Dehors deux cavaliers et un carrosse l'attendent... nul doute que son contrat se trouve à l'intérieur du dit carrosse.
L'un des cavalier descend de sa monture. Grand et sec, il portaient à son coup le collier à pierre de lune, la distinction des hommes du temple, celle des répurgateurs.
Les répurgateurs sont des guerriers fanatiques, au connaissances grandes mais au idées courtes, leur mission et de servir le temple et de pourchasser créatures et hérétiques... ou du moins ceux que l'on disaient hérétiques.


"Vous voilà enfin chevalier. Allons en selle. Ne perdons pas de temps."

L'homme n'était pas devenu plus agréable depuis leur dernière rencontre.

**********

Il était bien le chevalier De Burchill sur ses terres. Il avait offert de bon et loyaux services à la couronne ce qui lui a valu d'être très apprécié par le Roy William Regal ainsi que l'acquisition de bonnes terres et de serf pour la cultiver.
Une demeure, une femme et des compagnons pour surveiller son domaine.
Il était aimé de ses gens car juste et généreux. Il ne trempait jamais dans les magouilles politiques, il ne voulait pas monter les échelons dans la hiérarchie des chevaliers du royaume Azur, la simplicité lui sied bien.


Quand le répurgateurs est venu sur ces terres, il savait déjà que son petit train-train quotidien allait être chamboulé... et ça ne lui plaisait vraiment pas, mais qui peut se permettre de refuser d'aider un répurgateurs ? Seul le Roy le peut.

De Burchill : Qu'est ce qui amène un répurgateur sur mes terres ? Les grandes villes ne grouilles elles pas déjà assez "d'hérétiques" que vous soyez obligé de venir en petite campagne ?

"Je suis Lord Krist Daniel, chevalier De Burchill. Je ne viens point ici afin de purifier ces lieux mais pour vous donner une mission venant des hautes sphères du temple. Mission au combien importante... ce qui me désole d'ailleurs de devoir la confier à un... "chevalier" au mœurs douteuses tel que vous."

De Burchill : Cela vous désole ? Vous m'en voyer fort aise. Dans ce cas aller donc chercher un chevalier plus "pieu" avec qui vous pourrez martyriser de pauvres vagabonds.

Krist Daniel : Hélas pour vous comme pour moi c'est à vous et à vous seul que le Roy accorde sa confiance... l'Ordre m'a donc contraint de faire appel à vous. Il vous sera offert une forte récompense une fois cette mission accomplie... en revanche...

Un sourire satisfait se dessine sur le visage du répurgateur.

Krist Daniel :... tout refus serai considéré comme une trahison, en ce cas je me ferai une joie d'être votre juge et bourreau.

De Burchill : Si les ordres viennent du Roy... Quelle est donc cette mission.

Krist Daniel : Je vous en direz plus demain. Retrouvez nous à l'aube, prêt du vieux moulin en lisière de la forêt.

Sans aucune autre forme de politesse l'homme d'église fit demi-tour sur son cheval et parti au galop laissant le chevalier perplexe.

De Burchill : ... "Nous" ?


**********

Après d'émouvantes retrouvailles De Burchill pu enfin rencontrer ce fameux "nous". Il y avait là devant lui un autre répurgateur sur sa monture, mais celui semblait plus rondouillard... et même rigolard. Que les démons ne l'emporte si ce n'était pas une outre de gnôle à sa ceinture à côté de reliques pieuses.

L'homme saluât le chevalier d'un sourire amical et d'un clin d’œil complice... Voilà donc un terrible soldat des Dieux bien original. Mais ce n'était pas pour déplaire au chevalier qui lui rendit le sourire en montant sur son destrier.


"Frère Jö pour vous servir" Lui dit l'homme en lui tendant la main. "Très heureux de faire route avec vous chevalier De Burchill".

De Burchill : Ravi !

Lui dit simplement le chevalier encore sous le choc et heureux de rencontrer un tel phénomène. Lui qui s'attendait à se taper bande de zélotes au cul serré le voilà parti avec un joyeux compagnon dont l'haleine trahissais son penchant pour la boisson.
Ses mains étaient chaudes et potelés mais également ferme et rugueuses. Le chevalier compris qu'il avait également en face de lui un rude guerrier et pas un petit prêtre de campagne, et la massue ornée de rune à la ceinture du répurgateur avait l'air d'avoir vu passer de nombreuses escarmouches.


"ALLER YAH ! MÔDITZ CANASSONS !"

Cet accent était familier au chevalier. Il s'agissait de ceux des hommes des terres du nord nommé "Kébék". Considérés comme barbares par les hommes du Sud, il ne s'agit en fait que d'hommes rudes à l'insulte facile et au caractère bien trempé. De Burchill en avait côtoyé quelques un lors de la terribles bataille de la montagne d'argent.

De Burchill saluât l'homme d'un geste de la main, ce dernier crachat par terre en réponse. Le chevalier n'en fut pas outré, connaissant les hommes de Kébék il se serait pris un coup de hache dans la gueule si celui si était de mauvaise humeur.

"AH MAIS ENFIN POURQUOI PARTONS NOUS DÉJÀ ? CELA FAIT DES CENTAINES DE MILLIERS DE JOURS QUE LE PRINCE N'A POINT VUE LA LUMIÈRE ! FAISONS HALTES LORD DANIELA LOMBROZO !"

La voix venait du carrosse... Et c'était nul autre que la façon de parler des citadins de la haute noblesse. Qu'est ce qu'un de ces petit péteur dans la soie faisait si loin de la capitale ?

"Ah ? Tiens le voilà donc ce "chevalier paysan" dont le Roy vente tant les mérites ? Il a plus l'air d'un palefrenier qu'autre chose."

Krist Daniel : Prince Jomo je vous pris de regagner votre carrosse. Nous n'avons pas le temps de bailler au corneille.

Jomo : Ah la peste soit de vous vieil' homme ! Voyez comme l'endroit et beau et lumineux... à mon image. Et ces bois sont aussi sombre que la culotte d'une paysanne. Non hors de question de partir maintenant. Steeve ! Mon brave ! Veuillez avoir l'obligeance de faire marcher l'une de vos deux neurones pour faire stopper ce chariot. Ma lumière à besoin d'une petite pause.

Stïn : C'EST STÏN PAS STIV MODITZ TAPET ! PI T'A KA TFOUTR L'DÖA DANS LOEUIL STU KRÖ QU'JVA TOBAÏR.

Jomo : Bien soit je vais descendre en course. Si vous croyez que cela me fait peur.

Krist Daniel : Prince je vous en prie ne faites pas l'enfant. Pensez à la mission.

Jomo : Raaah ! Mais zut à la fin ! La mission peut attendre. Les besoins du prince ne peuvent pas attendre. Aller hop !

D'un geste gracile le prince sauta du carrosse, atterrit sur une bouse qui le fit glisser et tomber à la renverse !

"ZIP ! SPROUTCH !"

Jomo : AAAAAH ! AU SECOURS ! ON ATTAQUE LE PRINCE ! ON ATTAQUE LE PRINCE !

... Le chemin risquait d'être bien long pour le pauvre De Burchill.


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TheStraightedge17
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyLun 11 Fév - 22:25

WFA Survivor Series Layla_10


Finalement, c’est 48 minutes plus tard, la lune en plein ciel, que l’avion amorce sa descente. Mr Wolf n’aurait pas apprécié ce léger retard superflu. L’appareil survole à basse altitudes des îles boisées, une eau d’un bleu limpide et irréel, des rivages de sables blanc. Les routes se font rares, et les agglomérations ne se réduisent qu’a de modestes villages, et autres stations de balnéothérapie.

- C’est magnifique ! Lance Layla en collant son petit nez au hublot. C’est paradisiaque… On ne voit pas ça tous les jours, encore moins chez moi.

Assis près d’elle, Dwayne préfère ne rien dire. Il continue, lui aussi, de regarder par le hublot.

- J’espère que nous allons traverser cette jungle pour arriver à Nanakuli. Qu’est-ce que j’aimerais me baigner dans l’océan... On peut voir l’avion dans le reflet des vagues, c’est fou ! Dwayne ! Vous avez des soins du visage dans votre station ? Il faut que j’aille y faire un petit tour ! Oh, j’adore déjà cet endroit !

- Doucement, Layla, s’esclaffe son compagnon aérien, un 4x4 nous attends à la sortie de l’aéroport. Nous prenons la route pour Nanakuli directement. J’ai bien peur que votre bain de minuit ne doive attendre la route du retour ! C’est grandiose, n’est-ce pas ? Vous ne verrez pas ça tout les jours, effectivement.

- La ville ne vous manque pas ? Je veux dire, l’appel de la mégalopole ?

- Parfois, si. Disons que ce n’est pas demain qu’on verra le Superbowl à Honolulu ! Mais après tout, c’est un choix de vie. C’est comme ça.

- C’est vraiment incroyable, affirme la britannique, un large sourire sur le visage. Un petit coin de paradis Pulp à souhait. Tiens, j’ai l’impression que nous allons bientôt descendre. Pas trop tôt !


Son impression est bonne. A peine range-t-elle sa trousse de maquillage que les portes s’entrouvrent. Plusieurs vahinés attendent à l’entrée de l’aéroport, des colliers de fleurs dans les mains. Cette destination adopte un profil touristique qui dépasse l’entendement. Pas loin d’une heure du matin à la montre, et les danseuses exotiques accueillent déjà les vacanciers. Cette petite image amuse beaucoup Wallace, qui film la scène sur son I Phone. Dwayne l’attrape par le bras, lui sourit nerveusement, et l’amène en direction de sa voiture. De toute évidence, il ne semble guère apprécier l’attitude enfantine de la britannique. Sans un mot, il décide de prendre sur lui et fait signe au chauffeur d’avancer le 4x4. Layla n’a toujours pas quitté des yeux le spectacle des vahinés. Elle mime quelques pas de danse, et murmure des phrases incompréhensibles en imitant les chants hawaïens. Même chose quand on la traîne de force dans la voiture. Elle reste collée à la vitre, un sourire béant sur le visage, secouant la tête aux rythmes des tambours. Le moteur démarre, Dwayne s’installe aux côtés du chauffeur, et les voila sur la route. Le bruit des tams tams ne devient vite qu’un lointain souvenir. Tout comme la mine enjouée de Wallace, qui perd son éclat. En arrivant ici, pour seulement 24 heures, elle ne s’imaginait pas un tel engouement pour la région. Un samedi matin, seulement quelques dollars en poche, et l’assurance de partir des le lendemain pour les Survivor Series. C’était le deal. Le contrat. Elle ne sait même pas dans quel but, d’ailleurs. A peu prêt 200 kilomètres pour arriver à Nanakuli à travers les jungles luxuriantes de la région. Comptez six heures de route, sans le moindre arrêt au programme. Se repoudrant le nez sur la route, elle écoute les discutions de Dwayne avec intérêt. Il parle d’un contrat à 12 millions d’euros, proposé par un riche héritier français. L’objectif ? Elle ne le saisie pas trop. Transformer la région nord ouest de l’île en un immense complexe sportif. Les rêves de Superbowl made in Dwayne Morris se concrétisent ? Possible. Probable. Pour un concours mondial de Twist, Layla signerait la pétition. En attendant, elle préfère se concentrer sur les oasis que lui offre Hawaii. Après tout, si la Wallace du futur dis vrai, ce voyage pourrait lui faire valoir une victoire aux Survivor Series.

Le temps passe, et avec lui les questions de Layla ressurgissent. Plus qu’une dizaine de kilomètres avant Nanakuli. Le soleil se lève, entre les arbres. Son homologue du futur lui a laissé une petite carte du lieu où se rendre. Évidemment, elle ne connait pas la topographie de la région. Mais Dwayne, oui. Quelques mots doux, un regard charmeur, et ça repart. Sans lui dévoiler le pourquoi de sa mission, elle parvient à obtenir toutes les informations nécessaires. Et c’est à 3 miles de Nanakuli que son partenaire de vol la dépose. D’un geste de la main, elle fait signe à Dwayne de reprendre la route. Il hésite, et tourne le dos. La voiture s’éloigne. Elle ne prend pas la peine de regarder en arrière. Un petit sentier lui indique le passage à suivre. Elle prend une profonde respiration, allume son baladeur MP3 presque épuisé, et s’avance dans une jungle de plus en plus épaisse. En chemin, elle croise deux serpents, et manque de peu d’écraser une tarentule. Pas très Pulp. Elle laisse des marques de rouge à lèvres un peu partout, pour le retour. Sauf qu’entre temps, elle retombe deux fois de suite sur des arbres rouge-a-levrés. « Et merde… » pense t-elle en s’adossant à une pierre. Déjà deux heures qu’elle suffoque à travers les champs et les ruisseaux. Elle dégouline de sueur, et ses jambes se dérobent sous son poids. Le petit bout de femme qu’est Layla Wallace n’est définitivement pas habituée à un environnement qu’elle adore. On le remarque encore lorsqu’elle trébuche contre un tronc en contre bas. Perdue au milieu de nulle part, elle s’effondre sur une pelouse de feuilles mortes. Avec difficulté, elle se redresse et peine à tenir debout. Elle fait un pas vers la gauche, cherchant son baladeur. « Non, non, pas ça… Tout sauf ça, je ne vais pas tenir le coup ! » marmonne t-elle dans les bois, alors qu’un petit objet brillant attire son regard. Elle accourt vers lui, et distingue la couverture du magazine de John Morrison accrochée à un arbuste. Le reste de son sac à main est éparpillé sur le sol. En rage, elle attrape la revue et la balance contre un arbre en hurlant à plein poumon. Un pas vers la droite, un pas devant elle. CLIC. Un petit bruit métallique. Ce n’est pas son baladeur… BAM!

Une trappe s’ouvre aussitôt sous le corps de Layla qui tombe dans un tunnel immense et bien cachée. Elle ne respire plus, garde les yeux fermés pendant la chute et glisse de plusieurs mètres sous terre sans chercher à comprendre. A bout de souffle, elle achève sa course dans… dans un canapé en cuir particulièrement confortable, et propre sur lui. Un verre de Pina Colada à sa droite, un homme demeure assis devant elle, les jambes croisés. Il sirote une gorgée de son cocktail, la regarde avec intérêt, et lui lance sobrement :

- Nous vous attendions.

- Oh… Putain de merde…


WFA Survivor Series Layla_11


- Elle est plutôt mignonne.

- Et alors ?

- Et alors rien.

- Hum… Pourquoi tu fais cette gueule la, alors ?

- Tu sais ce qui m’agace ? A chaque fois que je la vois, j’ai la trique.

- Rien ne t’empêche de tirer un coup, ma biche. Après tout, t’es dans un pays libre.

- Vas te faire foutre, je touche pas aux gonzesses à moitié mortes.

- Bon… Comme j’ai plus qu’une main et que je ne peux pas remplir la paperasse…

- Tu ne la touches pas.

- Bordel t’es qui toi, sœur Marie-Françoise ? Je sais encore me conduire.

- Et elle est où l’autre tarlouze de prix Nobel ?! J’espère qu’elle est prête.

- Je viens de la voir se changer. Un peu humide, mais elle est prête. Ça me fait penser au premier truc que je vais faire en sortant d’ici…

- T’es vraiment dégueulasse.

- Et après 4 ans de taule à me taper des fils à papa dans ton genre, Christian, tu crois pas que j’ai le droit à une légère… compensation ?

- Elle est trop bonne pour toi, connard.

- Ah moins que tu ne t'arranges pour qu'elle vienne te dégripper le trombone. Astucieux !

- Fermes la, Bagwell.

- Tu... tu es d'une extrême grossièreté !

- Ouais, extrême ouais… et si tu remets la main sur moi, je te tue.

- Ho… mais alors dans ce cas, tu vas devoir me tuer…

- Vous avez fini vos conneries, Roméo et Juliette ? Elle se réveille.

- Je me demande avec qui elle couche, celle la.

- Un boxeur ? Un acteur ? Un ex taulard…

- Ouais, et pourquoi pas un léprechaun, pendant que tu y es ?

- C'est ridicule. Layla avec un nain ?

- La p’tite taille n'empêche pas de bander !

- Et en petite taille tu t’y connais, hein Bagwell ? T'as fait une bonne sieste avec plein de gamines de douze ans il y a même pas cinq minutes, avoues le. Genre petite maison dans la prairie.

- Plutôt une maison close, ouais. Je vois bien le genre de trip’ que tu peux te faire, Teddy. Dis moi, tu l'obligerais à mettre une mini jupe écossaise et des chaussettes blanches pour pouvoir bander correctement ?

- Christian, je ne m'attend pas à ce qu'un homme de ton age qui n‘a pas guéri ses MST depuis 2004 puisse comprendre les mécanismes de l'amour.

- Putain… Z’avez pas bientôt fini, les amoureuses ?

- Je me demande toujours pourquoi c’est toi le boss, Sawyer.

- P’t’être parce que je suis le seul à avoir un QI supérieur à 3, tête de nœud.

- On va changer les règles du jeu, ma beauté. Je vais sortir un couteau de ma poche, regarde… Maintenant, si je te dis de parler, tu parles. Si je te dis de te taire, tu la fermes… Et si je te demande de crever, tu me dis…

- J’te dis toi d’abord, Fifi Pine D’acier.


- Je… Mais qu’est-ce que…

- Messieurs, elle est réveillée.

- Je vais jeter un coup d’œil à sa blessure.

- Pourquoi, t’es toubib ?

- Plus maintenant. Psychologie plasticienne.

- Un psy ! Super ! Et ben parle à son genou, p’t’être qu’elle guérira.


C’est l’œil droit de Layla Wallace qui s’ouvre le premier. Juste un battement. Une sensation qu’elle a connu dans son appartement, un jour plus tôt. Désorienté, amorphe, elle cligne rapidement des yeux pour retrouver contact avec l’extérieur. Les picotements se déplacent. Elle frissonne maintenant dans les orteils. Plongé dans l’obscurité, elle ne distingue qu’une petite silhouette grimper sur elle. celle-ci fait demi tour, et monte à toute vitesse sur son ventre, puis cesse de bouger. Il faut à Layla de précieuses secondes pour deviner plusieurs paires de pattes sur sa poitrine. Le souffle court, elle ne réfléchit pas un instant et ôte sa petite compagne à huit pattes de son corps. Elle recule tant bien que mal sur ce qui semble être un tas de feuilles et de branches ensablés. Sa vue, elle, reprend ses droits. Elle ne saurait deviner de quelle espèce il s’agit, mais l’araignée disparaît très vite entre deux armoires. Drôle de manière de retrouver ses esprits. Ses pensées se perdent entre sa situation actuelle et ses derniers souvenirs. Un aéroport, une idée, une chute. Pourtant, face à elle, trois hommes. Un campement de fortune, et un bruit sourd derrière elle. Un bruit qui se répète à intervalle régulier. Son instinct lui ordonne de foutre le camp, mais ses idées lui revenant peu à peu, elle se demande si elle n’est pas tombée exactement la où elle voulait. Les trois hommes ne bougent plus. Ils ne parlent plus non plus. On dirait qu’ils fouillent dans des dossiers dont les feuilles glissent de leurs mains au fur et à mesure. Elle veut se lever mais quelque chose l’en empêche, déclenchant une douleur intense et profonde au niveau de sa jambe. Layla porte ses mains à ses yeux, paniquée. Elle ne sait pas si c’est par courage ou par lâcheté, mais elle prend une profonde respiration et arrache vivement un petit bout de métal de sa jambe. Une explosion déchire son cœur et la fait presque tourner de l’œil. Du sang coule abondamment de sa blessure, qu’elle tente de couper avec un garrot de fortune. Les larmes aux yeux, elle fouille avec difficulté dans son jean, sans vraiment savoir ce qu’elle recherche. Des chewing gums, un canif, un porte feuille et, enfin, la bombe atomique : son billet. Los Angeles - Hawaii. 1ere classe. Dwayne. Le 4x4, et la… C’est impossible…

- Nous sommes les leaders du néant, mademoiselle Wallace, commence l’un d’entre eux, le seul a s‘être retourné. Son visage est marqué par de nombreuses cicatrices, et un regard fou furieux. Il reluque la britannique de haut en bas, et ricane ouvertement avec un petit rictus de la langue. Faut pas t’en faire, ma beauté, continue t-il, tu es avec des amis, ici…

- Putain, on se croirait dans un film d’horreur…

- Si c’en était un, je serais en compagnie d’une superbe Pin Up et pas avec toi, Bistouri Boy, beugle l’un des deux autres. Après un moment de silence, ils se retournent enfin. Un grand blond au visage ferme remballe ses dossiers dans une mallette en argent. L’autre, aux allures plus habiles et propre sur lui, se rapproche de Layla en souriant. Il reboutonne sa chemise, ôte ses lunettes, pour ne sortir que ces simples mots :

- Dites moi ce que vous n’aimez pas chez vous.

- Par… Pardon ? Qu’est-ce que…

- Excusez le, coupe aussitôt l’homme aux cheveux blonds. Chewbacca a pas encore comprit qu’on était plus dans son cabinet depuis longtemps.

- Chewbacca ???

- Mais… Qui êtes vous ? Demande Layla en voyant le chirurgien penser ses blessures.

- Christian Troy.

- James Ford. Sawyer, pour les intimes.

- Et moi c’est Theodore. Teddy Bagwell.

- Vous êtes… C’est bien ça ? Murmure la Diva, le souffle court.

- Nous sommes les leaders du néant. On aurait aimé une autre appellation, genre l’Armée des 12 Singes pour Bagwell, mais on a pas pu faire autrement.

- Vas te faire foutre, Sawyer.

- Qu’est-ce qu’y m’est arrivée ?

- Vous êtes tombé, s’esclaffe Troy, toujours aussi souriant. Vous êtes venu à nous. Sans le savoir. C’était bien votre but, non ? Layla Wallace…

- Attendez… Comment connaissez vous mon nom ?

- On a un petit génie avec nous. Christian, ramène Einstein ici, tu veux bien.

Le beau gosse de la bande ne manque pas d’offrir un léger clin d’œil à la belle avant de quitter la pièce. Son assurance attire autant Layla qu’elle ne le repousse. Ce n’est pas le cas des deux autres. Bagwell semble complètement dingue, dans son uniforme d’homme d’affaire miteux. Quand à ce soi-disant Sawyer, il ne lui inspire pas confiance. Plus calme, plus posé, plus attentif, il n’en demeure peut être pas moins dangereux. C’est bien lui qu’elle surveille le plus. Enfin, jusqu’à ce qu’un tintamarre assourdissant viennent troubler ses pensées.

- Encore une fois je vous le répète, je ne suis pas fou ! Hurle une voix se rapprochant de la salle. Ma mère m'a fait passer des examens. Donc tes propos n’ont aucun sens. Si tu voulais être plus clair, il te suffisait par exemple de dire « Tu es étrange », ou « Je ne me reconnais guère dans ton approche des choses », tu vois.

- Avance, gringalet.

- Hum. Alors, comment se passe le mimétisme, Monsieur Ford ?

- Quoi ?

- Tu sais bien... Le mimétisme. Action pendant laquelle l'imitateur endosse les propriétés d'un objet spécifique. Le mimétisme, explique un jeune homme en pyjama rayé, arrivant tout droit d’un long couloir en compagnie de Christian Troy.

- Tu me prends la tête, Sheldon. On a besoin de toi pour nous éclairer, c’est tout.

- Excellent, car je suis physicien. J'ai donc une connaissance élémentaire de l'univers tout entier et de tout ce qu'il contient.

- Tu peux nous rencarder sur Layla Wallace, alors.

- Hum… Disons que j'ai une connaissance élémentaire des éléments « importants » de l'univers.

- Bordel, il est impossible ce gosse ! Gronde Théodore, en frappant du poing contre le mur.

- Je ne peux pas être impossible, puisque j'existe. Je crois comprendre ce que tu voulais dire, quelque chose du genre : « j'abandonne, il est invraisemblable ». La, ta phrase serait plus adéquate avec tes pensées, mon cher Bagwell. Il me semble que…

Le fou dangereux agrippe soudain le jeune homme à la gorge et le menace de son canif. Son regard est bien plus dérangeant, et instinctif. Il passe une nouvelle fois sa langue sur ses lèvres, ricane bêtement devant le petit génie avant de prendre la parole.

- T’as deux solutions, mon petit bonhomme, murmure Bagwell, hilare. Soit tu fermes ta putain de gueule d’astro physicien de mes couilles et tu te décides à faire ce qu’on te dit, soit je t’enfonce cette lame en plein cerveau… Je te laisse 10 secondes.

- Hum… Je… Euh… Sawyer et Christian ! Sawyer et Christian ! Sawyer et Christian !

- Allez, lâche le T-Bag, intervient très vite l‘un de ses compères, en posant la main sur l’épaule de l’ancien taulard. Tu sais bien qu’on a besoin de lui. Jusque maintenant, on ne connaît que son prénom, à la donzelle.

Bagwell s’exécute, déçu.

- On verra ça plus tard, Sheldon, achève t-il avant de quitter la salle en claquant la porte. Démerdez vous !

Nouveau moment fort, et pourtant, pas de réaction. Layla esquisse un sourire en suivant Bagwell s’éloigner du coin de l’œil. Sans le savoir, elle reprend confiance en elle.

- J’avoues avoir été dans une situation fort peu distrayante, blablate Sheldon à Christian Troy. Si Leonard me voyait, je n’imagine pas sa réaction… Je sais ! Je vais te faire un cadeau digne de toi !

- Non, t’es pas obligé de me faire un cadeau pour ça, Sheldon…

- Bien sûr que si ! Insiste l’intello de service. Le principe de la coutume me contraint à t'acheter un cadeau de valeur comparable, et représentant le même niveau d'amitié que le cadeau que tu m'auras donné. Et comme tu viens de me sauver la vie, je pense en avoir pour mon argent.

- Bon, alors…

- Ce Bagwell…continue-t-il, le regard lointain. Tu seras heureux d’apprendre qu’il est classé sixième sur la liste de mes pires ennemis. Tout juste entre Joel Schumacher, qui a pratiquement détruit tous les Batman qu‘il a réalisé, et Billy Sparks, qui vivait dans ma ruelle et mettait des crottes de chien sur mon vélo. Sans parler de Will Weaton, bien entendu. Pour citer le Khan Noonien Singh dans l'immortelle Colère de Khan... "Il me nargue. Il me nargue. J'aurai sa peau. Du fond de l'enfer, je le pourfendrais ! "

- C’est marrant, grogne Swayer en passant la main dans ses cheveux, mais parfois je me demande vraiment pourquoi tu fais partie de notre groupe, guguss. Si seulement j’avais de la considération pour toi…

- Tu sais, argumente Sheldon, la plupart des primates n'ont aucune considération. Une femelle bonobo va copuler avec un nouveau mâle devant l'ancien sans même se fendre d'un "comment vas-tu ?" !

- Il est vraiment imposs… Invraisemblable… Bref, qu’est-ce que tu sais sur elle ?

- Cette mijaurée ? Hé bien c’est un individu de sexe féminin qui doit probablement avoir des origines anglaises, et un postérieur de reconnaissance mondiale si on juge les critères masculins de base, je dirais.

- SHELDON !

- Oui bon, d’accord ! Elle s’appelle Layla Wallace. D’après nos dossiers, que je suis sûrement le seul à avoir lu, elle travaille à la Wrestling French Addict, une fédération de lutte de classe internationale. Elle sera confronté à une Britani Knight, Diva pure et élégante lors d’un Traditionnal Survivor Series Match demain soir. Ses partenaires seront Alicia Fox, Velvet Sky, Michelle McCool et la plus dangereuse de toute, Sere…

- Serena Deeb, termine Layla, qui parvient à s’asseoir sur le canapé. Comment savez-vous ça ?

- Laissez nous, ordonne l’ancien héros de Lost au reste du groupe.

- Mais…

- J’ai dis laissez nous.

Surpris, Christian et Sheldon se concertent, puis acquiescent sans crier gare. Ils récupèrent quelques documents, Troy se servant une dernière coupe de Rhum arrangé. Le chirurgien ne quitte pas Layla des yeux, la dévorant toute entière. Et au moment même où son corps domine sa pensée, le majeur de Wallace à son attention le ramène vite sur terre. Perplexe, il tourne le dos et serre la main de Ford avant de partir. Sheldon Cooper, frêle et sans grand intérêt pour cette aventure, se décide à le suivre.

- Dis moi, est-ce que tes efforts et regards langoureux envers mademoiselle Wallace sont basés sur ton désir d’un acte d'accouplement ? Termine-t-il, en raccompagnant Troy.

- Dites moi ce que vous n’aimez pas chez vous… TOI, Sheldon. Toi.


Ils ne sont plus que deux dans le salon sous terrain. Layla reste sur ses gardes, refusant très vite un verre de Beaujolais Nouveau. La tension est palpable, et cette effroyable sentiment d’échec revient hanter la britannique. Elle frissonne. Elle s’inquiète. Elle pli, mais ne rompt pas. Et tente de ne laisser paraître aucune émotion dans ses mouvements, dans ses mimiques. Un vent frais souffle et lui caresse la peau. Son homologue attrape une chaise, la pose juste devant elle, et s’y assoit. Que les révélations commencent.

- Avant de se la jouer interrogatoire, tache de rousseur, j’ai besoin de discutailler business av…

- COMMENT me connaissez vous, l’interrompt vite la Diva avec ferveur.

- Oh oh, doucement ma belle, une chose à la fois, okay ? T’as du remarquer que je n’étais pas vraiment comme les autres guignols de tout à l’heure. Je suis le seul à avoir gardé la tête sur les épaules dans ce merdier.

- Un merdier qu’il me tarde de connaître, d’ailleurs.

- Je te l’accorde, on a pas été très… accueillant avec toi, Cheetah, poursuit Ford en lui souriant. Mais personne n’arrive jusqu’ici d’habitude. Même si on les attends. Tu es la première.

- Mais qui êtes vous ??

- Je suis un leader du néant. Membre d’une association. D’un clan. De mon origine, ça va sans dire. Tu vois, en passant six ans sur une île à jouer les shérifs avec un toubib Superman, Jabba le Hutt et un héritier de Jet Lee, on apprend que l’union fait la force. Et le plus important une fois que tu parviens à canaliser cette force, c’est de s’en servir. Pour ça, j’ai crée cette société, et regroupé les grands noms de notre époque. Tout ça, dans un seul but : le pouvoir. Nous sommes 8 membres pour l’instant. Moi, T-Bag, Christian Troy, Sheldon Cooper… Il me tape vraiment sur les nerfs, celui la.

- Je crois comprendre pourquoi, affirme la britannique en hochant de la tête.

- Ouais… Il y a aussi Charlie Harper, un collègue richou qui termine les fins de mois difficile. Shane Walsh, le flic véreux, et le dernier, Barney Stinson, assurant les boulots… pour Playboy.

- Attends… Tu ne m’en a cité que sept…

- Notre but, accumuler une source illimité de pouvoir en tout genre. Politique, géographique, mystique… Et lutter contre toute forme d’injustice.

- D’injustice, s’étonne Layla en se redressant, vous vous foutez de moi ? J’ai entendu ta petite liste de comiques anti-Pulp, et une chose est sûre, ils sont loin d’être justes comme mecs.

- Ah ouais ? Mais qui de mieux pour gérer l’injustice que ses pires ennemies, ma grande ? Hein ? Personne. Personne, sauf nous. On se déploie dans le monde entier en établissant un quartier général ici, à Hawaii. Je connais bien la région. Pratique. Maintenant, certaines affaires ne peuvent pas se régler uniquement à Nanakuli. On profite de notre rang pour influencer la surface du monde. C’est pas tous les jours facile de coexister, tache de rousseur, mais crois moi, ça aide.

- Un exemple ?

- Hum… Bagwell, à Paris, récemment. T’as pas entendu parlé d’un mec prénommé Zlatan ? Au PSG uniquement pour les résultats du club ? Mon cul. Il est venu relever le défi parce qu’on lui a doucement graissé la patte. La deuxième élection d’Obama, notre… doigté, pour gérer la carrière de Quentin Tarantino…

- QUOI ?

- Étrange apparition de Jamie Foxx dans Django Unchained… Non ? News Flash. Non. Juste un ancien camarade de classe. Nous avons pris compte de nos erreurs. De nos faux pas. Braquages, meurtres, dépendances sexuelles, arnaques en tout genre… Ici, nous sommes les leaders de ce néant. Et nous n’intervenons que dans un seul but : notre rédemption. Ce qui m’amène à toi, Layla Wallace.

- A moi ? S’interroge Wallace, qui ne comprend plus rien. Pourquoi s’envoyer ici…

- A toi. Tu es venue pour une raison. Nous t’attendions pour une autre. Sexy Boy tente de couper la chique de ton manager ? Dommage pour lui. Seulement, te faire perdre le match par vengeance envers quelqu’un de ton entourage, ce n’est pas juste. C’est la que nous intervenons.

- Comment ?

- En s’attaquant directement à la source. Comme toujours. Mais de manière plus subtile quand envoyant directement Bagwell a l’abattoir. Nous avons besoin d’un peu plus de… piquant. Plus de Pulp, si tu préfère. Et je sais exactement qui pourra t’apporter ça.

- Qui ?

- Le 8eme homme…


Encore un voyage. Encore un déplacement. Et plus que quelques heures avant son avion pour Los Angeles. Le temps passe à une vitesse folle et Layla n’a toujours aucune réponse. Elle vagabonde en compagnie de Ford dans la jungle. Son seul indice : la plage. La réponse se trouve sur la plage, face à l’océan. En cours de route, son guide frôle de peu la catastrophe : embourbé dans une rivière alors qu’il souhaitait se désaltérer, un crocodile fonce sur lui à une vitesse effrayante. Il sort un 9mm, et, à peine eut-il le temps de tirer, qu’il voit les mâchoires béantes de l’animal se refermer a quelques centimètres de sa jambe. L’animal se retourne, elles claquent une nouvelle fois sur une branche basse. Les balles ne semblent lui faire aucun effet. Il n’en avait que deux, de toute façon. In extremis, il prend la fuite et entend derrière lui le vagissement du crocodile. Il s’en fallu de peu pour que Wallace ne rentre pas chez elle. Le temps s’écoule. Ils filent d’arbres en arbres, de ruisseaux en ruisseaux. Arrivent le long de la plage. Enfin. Ils aperçoivent un baraquement, en contre bas. Layla et Ford longent le long des arbres, en direction de l’une des tentes. L’homme qui la garde les voit presque aussitôt et commence a tirer de courtes rafales d’un revolver en leur direction. Layla regrette de plus en plus ce paradis tropicale devenu cauchemardesque. Les balles brisent plusieurs branches et font voler des feuilles tout autour d’eux. Ils arrivent assez prêt pour que Sawyer, à environ une dizaine de mètres, s’adosse à un tronc et engage la conversation. Le bras raide, il choisit ses mots soigneusement. Une nouvelle balle rate sa cible. La deuxième n’est plus très loin. Layla se blotti contre lui, par réflexe, du sable dans les yeux.

- Mais qu’est-ce que tu fous, mec ! Hurle-t-il au garde du campement, tentant de le résonner.

- C’est qui cette meuf ???

- Layla ! Layla Wallace !

- Connais pas ! Je la liquide !

- Non ! Bordel, non ! C’est celle que tu dois aider !

- Je… Ah…

L’homme lâche aussitôt son arme, qui tombe sur le sable fin de cette crique Hawaïenne. Il essuie la sueur de son front, retourne en vitesse éteindre ses ustensiles de cuisine, et attends l’arrivée de son partenaire.

- Scuse moi, Sawyer, marmonne t-il en ramassant son flingue.

- T’as qu’une manière de te rattraper, Gordon…


WFA Survivor Series Gordon10


Et 18 heures, 42 minutes, 23 secondes plus tard, à Los Angeles...



- I am Awesome…

- Je suis d’accord, vieux. Et ce soir, tu verras que tu n’es pas le seul à être exceptionnel. Les Survivor Series. L’un des shows les plus prestigieux de la Wrestling French Addict. Et tu sais quoi ? J’en ai foutrement rien à carré. Le plus important, c’est de couler l’autre tantouze de Dissept. Ce mec est un danger pour toute cette fédération. Ramener Layla Wallace avec une gimmick d’arriviste droguée, pathétique.

- True Story.

- Heureusement que les vrais savent que je suis bien plus charismatique et bien plus talentueux que lui. Ce sera l’arnaque du siècle. Une véritable escroquerie. Je ne le supporte pas… Et Layla va en faire les frais. Un autre verre ? Non ? Très bien. Merci pour le costume que tu m’as filé, en passant. Une merveille !

- Ha ha, Suit Up !

- En tout cas, sympa de m’accompagner jusqu’au show, playboy. Santé !

- High Five and Drink Five, baby !

- Je me demande ce qu’il va encore pouvoir me dire après ça. Il n’aura aucune excuse. Il sera prit au piège et retournera labourer le terrain avec sa fausse vraie paysanne à la con. Je vois même pas pourquoi je me prends la tête. Avec les Series, il n’aura même pas l’occasion de répliquer. Il sortira un livre dans un mois pour expliquer son échec, c’est tout. Un mois… Je me demande ce qui peux pousser un homme à attendre un mois.

- The only reason to wait a month for sex is… if she’s 17 years, 11 months old. That’s it.

- C’est une façon de voir les choses, Barney. Il faut quitter le stade en pleurant comme une lopette, le Dissept. Tu verras.

- Well, me, when I get sad, I stop being sad, and be awesome instead. True Story.

- Même vision des choses avec les femmes, je me trompe ?

- Of course, man. Think of me like Yoda, but instead of being little and green I wear suits and I’m awesome. I’m your broI’m Broda!

- D’ailleurs Barney… Tu sais… En bon wingman, j’essaie toujours de placer mes potes dans les bons coups. Et justement, dans l’équipe des Survivor Series de Britani, je connais une Tara célibataire depuis peu…

- Wingman ? Well… Haaaave you met Gordon ?

- Que… Quoi ?

- Oh… I Think someone have just ringing the bell, do you like magic ?

- Qu’est-ce que… Attendez, bordel mais qui êtes vous ? Qu’est-ce que vous venez foutre chez moi ?

- Sexy Boy ?

- Ouais.

- Merci de me l’avoir amené jusqu’ici, Barney.

- Challenge Accepted.

La diversion de Barney Stinson, playboy dans l’âme, conduit Gordon Ramsay directement dans le repere de Sexy Boy. En arrivant, Gordon observe un désordre sans nom et une envie de tout foutre en l’air lui vient très vite en tête. De toute évidence, cette mission ne serait pas de tout repos.

« Bordel, j’avais jamais vu un endroit aussi déguelasse. Ca me donnait une idée du type de gars à recadrer, chouette. Encore pire qu’une cuisine du Mississipi. »

- Ok, Sexy Boy, moi c’est Gordon Ramsay. Tu vas poser ton petit cul sur la chaise et m’écouter, d’accord ?

- Non mais pour qui vous vous prenez ???

« J’avais jamais vu une telle arrogance depuis mon expédition dans un restaurant français en Bourgogne. Je trouvais déjà les anglais affolant, ce gamin ne manque pas d’être pire »

- Écoute moi bien, tête de lard, si je suis venu c’est pour te mettre une petite branlée. Je sais que tu t’apprêtes à faire un tour de salope à Layla Wallace, et ça je peux pas l’accepter.

- Une minute… Depuis quand les chefs cuistots s’occupent de la WFA ? Ma réputation me précède, je suis génial !

« Je suis au prise avec un manager puant qui, comme le Titanic, enfonce peu à peu sa division dans les abysses. Il est temps d‘agir. »

- T’es le pire trou à rat que j’ai vu de toute la Californie ! Je suis pas la en tant que chef, du gland. Si je suis la, c’est de la part des leaders du néant. Je sais ce que tu vas faire, et petite fiotte, t’as plutôt intérêt à changer d’avis si tu veux pas en avoir deux dans les roubignolles.

- Mais… Vous me faites peur…

- Non mais quelle lavette ! Ressaisie toi, putain de merde ! Ta volonté de gerer un roster est bonne, mais tes choix sont épouvantables, c’est tout.

- Bin voyons…

- Sois pas sur la défensive, Boy. Je te dis juste que tu fais de la merde, c’est tout.

« Sexy Boy commençait à chialer comme Shelvey dans un match de Liverpool. Non non, il fallait vraiment que je m’occupe de ce problème. »

- Tu veux que je rentre dans les détails ? Ta bite dépasse les 3 centimètres d’épaisseur. Autrement dis t’as pas ce qui faut pour faire vivre ton truc. Et t’attaquer à Dissept et à Layla, c’est pas la bonne solution. Quand je cuis un requin, je le cuis pas deux fois. J’évite les conneries. Toi, t’as tellement grillé ta brand qu’une geek à trois francs et championne du monde.

- Pff…

- Pourquoi tu fais le malin ? Si je te dis que c’est de la merde, crois moi.

- Qu’est-ce que…

- Tu sais pas ce que tu dois faire, hein ? T’as laissé tes émotions te jouer un tour, trou d’balle. Maintenant, il faut que tu passes au dessus tout ça. Ne fais rien aux Survivor Series. Laisse couler. Tu sais que Wallace est ta meilleure chance de redresser l’entreprise. Comme Serena. Dissept, tu t’en branles. Un match, c’est un match, tu me suis ?

- Je ferais ce que veux.

« J’ai du lui coller trois tartes dans la gueule, et je parle pas de tartes culinaires, pour qu’il se calme. Au bout d’un coup de coude et d’un coup de genou, il commence à m’écouter. Pas trop tôt. »

- Pourquoi tu me fais ça ???

- Pleure pas, Boy. Tu sers de la merde aux téléspectateurs. Et en plus de ça, t’es fier de faire tes arnaques. Moi, je suis la que pour une raison, la justice. Ce que tu fais, c’est pas juste. Releve la tête, hausse les épaules, et sois un homme. Laisse la Gold Watch gagner son match comme elle va sûrement le faire. Tu verras que ça te seras bénéfique. T’es un faible.

- Vas te faire foutre !

- Ouvre les yeux, Boy, t’es un faible. Tu vas t’en prendre à moi parce que t’es dans le jus ? Non. Quel bordel… Tu vas faire ce que je te dis, ok ?

- Ok…

- QUOI ?

- OK !

- Voila ! La t’en a dans le slibard, couille molle ! Pas trop tôt ! Bon, moi j’me casse, j’ai une émission à faire. Fais gaffe, Sexy, où j’aurais pas de mal à retrouver ta baraque.

« Je suis parti sur un dernier coup de pied dans le ventre. Je pense qu’il a comprit. Maintenant, je serais devant le show pour suivre ses actions. S’il décide de faire son Montréal Screwjob, il aura de mes nouvelles. »

- Damn… What Up ?

- La… La… Fer… Ferme, Barney…


22h51, WFA Survivor Series...



Jim Ross : Elles ne sont plus que deux après l’élimination de Serena, Matt ! Deux femmes et un dernier tombé ! Knight chute et Wallace applique un Body Scissors. La Lady tente de desserrer les jambes de son adversaire mais celle-ci renforce son emprise ! Elle roule sur le côté et rive ses épaules au sol : 1...2... Britani revient à sa place ! Layla pousse sur ses bras et serre de plus en plus. Knight l'attrape par les cheveux et Headbutt ! Les deux lutteuses retombent en arrière, damn… La Lady porte des middle kicks à son adversaire puis la projette dans le coin. Attendez ! Wallace prend appui sur les cordes et Reverse Crossbody ! Mais Britani l'attrape au vol et Fallaway Slam ! Quel impact, Matt ! Layla arrive dans l'autre coin du ring. Elle s'aide du turnbuckle pour se relever. Wallace reprend l'avantage avec des coups de bélier. Mais la Lady passe par-dessus elle et bascule gracieusement… Tarantula ! Tarantula ! 1...2...3...4... C’est laché ! Elle la relève et porte un Fisherman Buster/Knight Light ! Non, Layla se retient et contre avec un coup de genou dans l'abdomen. Elle prend de l'élan dans les cordes : Spinning Roundhouse Kick ! Roundhouse Kick ! Sexy Boy est en ringside et ne bouge plus ! Il fixe Gordon Ramsay au premier rang, un couteau de cuisine en main ! THE COVER ! 1...2...3 ! C’est fait ! C’est fait ! LA GOLD WATCH REMPORTE LA VICTOIRE !


00h10, dans un piano bar réputé de la cité des anges...


- Je ne pensais pas Gordon capable de changer Sexy à ce point, murmure Layla à Serge Dissept, qui l’embrasse sur la joue. On a pulpé le Pay Per View !

- Tu étais toute seule sur le ring, ma belle. Tu dois cette victoire à toi, et à toi seule. Tu es magnifique… Je te laisse une seconde, on m’appelle.

Le manager de chic, de choc et de charme se retire à l’extérieur en reluquant la Diva d’un regard amoureux. Il appuie sur la touche « appel » de son smartphone, quand son expression change du tout au tout.

- Je… Oui, je comprend. Je… Non, ce n’était pas… Je paierais ma dette, monsieur Sawyer. Je sais que c’est de ma faute… Je… Pardonnez moi. Ça n’arrivera plus. Layla est ce que j’ai de plus cher, Sawyer… Oui, très bien. 2 millions. Vous ne travaillez pas gratuitement, mais je n’y suis pour rien… Parfait. Attendu.

Il raccroche.

- Et merde, ça coûte cher leur connerie…


FIN.
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyLun 11 Fév - 23:27

J'ai déjà évoqué vos promos sur la box mais je commente histoire d'animer un peu le topic.

JoMo : C'est fou de voir comment tu as progressé, alors bien sur ton style et ta grammaire restent perfectibles mais c'est plutôt agréable à lire et j'apprécie cette gimmick du Show du Grenier. Continue comme ça !

Nak : Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais, ta shoot m'a beaucoup plu et est très fluide à lire, pas un seul temps mort. Et même si certains arguments avancés par Jericho restent discutables ( Mister Green ) ils pointent du doigt des vérités et pour le coup, la gimmick ressort vraiment bien. Après c'est très bien écrit mais comme d'habitude j'ai envie de dire, reste plus qu'à voir si ça dure et si tu reviens en haut de carte ma biche I love you

TS ( que la première partie ) : Je sais honnêtement pas comment tu fais pour avoir autant d'imagination, j'ai déjà pondu des trucs sur des forums de role play par exemple où il fallait faire preuve d'imagination, mais que t'écrives un truc pareil pour une lutteuse, tu as mon admiration. Après je te dis sans détour ce que je pense, pour ma part, il y'a une limite entre le très bien et le "trop bien" que je ressens quelque fois dans ma lecture, dès fois où je me dis " c'est un peu too much ce qu'il écrit " mais globablement, je reste sur une très bonne impression après lecture


Coffee : Ma promo préférée jusqu'à maintenant car elle regroupe les qualités citées plus haut pour TS + une intrigue très bien menée sous la forme de tes chapitres. Comparer la situation de Mensah à une enquête policière était une très bonne idée, les raccourcis par rapport à la WFA sont pertinents ( j'ai adoré la description de Ziggler lol ), enfin bon, j'ai adoré Coffee !


K-anard : Très heureux de voir que tu as tout de même posté une promo malgré ton départ, cela montre que tu tiens tout de même à la fédé et que tu y étais impliqué, mais aussi et surtout que l'on perd un élément de qualité vu le texte que tu viens de poster. N'hésites pas à revenir plus tard si l'envie t'en prend, vraiment Very Happy


Clowny : Ta promo n'est pas terminée mais elle a déjà largement le potentiel pour devenir une histoire parfaitement drolatique, en quelques paragraphes tu as déjà reussi à me faire rire malgré l'aspect sérieux du récit, c'est quand même un point fort que tu as en plus par rapport aux autres, le fait de rendre drôle tout ce que tu écris. Enfin bon, j'ai hâte de lire la suite, si le Prince Morrison s'est remis de sa mésaventure avec le crottin lol
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyMar 12 Fév - 18:30




Anne Robinson : Welcome to a Special WFA edition of... The Weakest Link!

Derrière moi, dix candidats. Ils ne sont pas de la même famille, ils ne sont pas amis, ils sont même parfois ennemis et pourtant, ils vont devoir jouer en équipe. Ils représentent leur association ce qui leur donnent un poids en plus non négligeable. Un seul d'entre eux pourra peut-être remporter la somme de 150000 dollars, les autres repartiront sans rien, les mains vides. À chaque manche, un candidat sera éliminé par les autres, parce qu'il aura été considéré comme étant le Maillon faible. Mais découvrons l'équipe qui joue avec nous ce soir.


Batista : Je suis Batista, l'animal, le prédateur numero 1 de cette compagnie. Je met au défi l'une de ces lopettes de faire mieux que moi ce soir, surtout s'ils sont du côté de la brand bleue. Je représente l'association «  Anti-alcoolisme » qui a pour but d'éclate... d'encourager les alcooliques à aller en cure, surtout les gros porcs samoans.


Daniels : Mon nom est Christopher Daniels et je suis le maillon fort de cette équipe avant même que l'émission ne commence. Je dispose de facultés qu'aucun homme ici ne possède. Je représente l'association «  Chauve is better than you ».


Bryan : Daniel Bryan, anciennement Brian Danielson, actuel champion du monde, je ne compte pas les multiples victoires, inutile de me présenter, vous me connaissez déjà. Je représenterai «  Straight-Edge Vegan » et comme aux Survivor Series, je ressortirai vainqueur.


Steen : QUOI ?! POURQUOI JE DOIS PARLER A UNE PUTAIN DE CAMERA ?! J'suis Kevin, j'rigole pas avec toi, j'ai pas envie de rigoler, bref j'rigole pas et j'éclate tout le monde s'il le faut, comme d'habitude. J'vois pas pourquoi je serai obligé de participer à cette émission de MERDE sous prétexte que j'suis employé de cette fédé dirigée par des TROUS DU CUL. Si j'dois représenter une association, elle s’appellera «  Mon poing dans ton cul » bref me fais pas chier et passe au prochain candidat.


Rollins : Cet impie dérange la tranquillité du dieu Seth, la divinité se fera un plaisir de le calmer et de le plonger dans les ténèbres... L'argent ne l'intéresse pas, il est venu ici pour une seule raison, et le principal concerné le sait... Death walks behind you...


Morrison : Je suis John Morrison, je suis la Lumière de la WFA, le champion de cette fédération, le visage de cette compagnie, Mister Money in the Bank, le Soleil de la Greatness, Mr Wrestlemania. Quand on lui a demandé s'il voulait participer bénévolement à un jeu télévisé, John Morrison n'a pas hésité une seconde, son immense générosité lui a fait dire oui tout de suite. Après tout, John Morrison doit montrer l'exemple, guider les petites gens, comme il guidera son équipe à la victoire aux Survivor Series. John Morrison dispose d'ailleurs du soutien de tous ses coéquipiers, aussi piètres soient-ils, qu'ils soient...

Steen : TA GUEULE GROS CON


Morrison : … gros ou moches, John Morrison les mènera à la victoire ultime et deviendra Undisputed Champion. Ah oui, j'oubliais. John Morrison représente «  Une nuit avec John Morrison » qui permet à une jeune téléspectatrice peut-être ( il fait un clin d’œil à la caméra ) de pouvoir coucher un soir avec la Greatness incarnée, moi-même.


Orton : My name... is Randy Orton.


Anne Robinson : Mais encore... ?


Orton : Je... veux... un rematch.


Samoa : Et on lui PELERA le jooonc beeeeuh ptaijn jsui oiu la, aaaaaahah t un bn mec. Rgard ça ( il soulève son t-shirt et joue avec son ventre ) c un BON POISSONEEEET. Alcool pr toius, mon assochiation hips


De Burchill : De Burchill, par délà les contrées, c'est mon nom
Et cela en toutes époques, en toute saisons
Je tâcherai d'aider les petites gens avec foi et raison
En répondant brillament à vos questions
Damoiselle, je représente cette belle association
Qu'on nomme ainsi «  De l'argent pour tous les fions » ♪ ♫


DiBiase : POURQUOI on me fout à côté de ce mec, qui fait que me casser les c***** depuis plusieurs mois ?! Je suis Ted DiBiase, je suis un fils de Hall of Famer, je fréquente les femmes les plus prestigieuses, les plus grands noms de cette compagnie comme Morrison, et on persiste à me lier à ce gueux puant . Fédération de MERDE, on s'en fout de mon association, c'est une asso de MERDE et je donnerai pas une thune de plus à ces pauvres.


Anne Robinson :  Bien, je vous rappelle les règles du Maillon faible : dans chacune des manches, il y a 15 000  dollars à gagner. Vous devez répondre correctement à un maximum de questions pour tenter de remporter cette somme. Le moyen le plus rapide d'y arriver est de former une chaîne de 9 bonnes réponses consécutives, mais attention, si l'un d'entre vous donne une seule mauvaise réponse, il brise cette chaîne et fait perdre à toute l'équipe l'argent qu'elle venait d'accumuler. En revanche, si vous dites "Banque" avant qu'une question ne vous soit posée, l'argent est sauvé et vous pouvez redémarrer une nouvelle chaîne de questions. Rappelez-vous : à l'issue de chaque manche, l'argent qui n'a pas été mis en banque est définitivement perdu


Batista : Pff...

Orton : Rematch...

Samoa : Grimbergen siouplai

Morrison : Etant donné que la Greatness connaît toutes les réponses, n'est il pas plus judicieux de ne poser uniquement à John Morrison les questions ?

Rollins : Seth répondra à toutes tes questions John...



Les esprits s'échauffent, Samoa fait un bras d'honneur destiné à Batista, Orton fixe depuis le début Bryan qui lui rend volontiers la pareille, Morrison fait en sorte de ne pas croiser le regard de Rollins, Steen insulte son pupitre, Daniels se met un facepalm, De Burchill chante en courant autour de DiBiase qui essaye de le frapper.


Anne Robinson : N'oubliez pas que vous ne jouez pas pour vous. Sur ce, pouvez-vous cordialement FERMER VOS GRANDES GUEULES ?! C'EST MOI LA PATRONNE ICI.


Le silence se fait.


Anne Robinson : Bien, La première manche dure 2 minutes 30, nous la commençons avec la personne dont le prénom est le premier dans l'ordre alphabétique, c'est vous Batista. C'est parti, jouons tout de suite au Maillon faible. La première question vaut 300 dollars, top chrono


Batista, quel mot de deux syllabas identiques désigne l'élève préféré de la maîtresse ?


Batista : Le lèche-cul

Robinson : Le chouchou. Christopher, dans quelle roche la Venus de Milo a elle été sculptée ?

Daniels : Le marbre

Robinson : Correct. Daniel, selon la superstition, quel félin noir porterait malheur ?

Bryan : Le chat.

Robinson : Correct. Kevin, quel tennisman chanteur a les dents du bonheur ?

Steen : J'en ai rien à foutre.

Robinson : Yannick Noah. Seth, quel dieu égyptien est l'inventeur de l'architecture ?

Rollins : Osiris le traître...

Robinson : Correct. John, quel est la couleur du cheval blanc d’Henri 4 ?

Morrison : Hum... Je vois que vous essayez de troubler la Lumière... Mais celle-ci ne se laisse pas plonger dans l'ombre. Je dirais blanc ma chère.

Robinson : Correct. Randy, qui fut le premier champion du monde de la WFA ?

Orton : Un... Rematch.

Robinson : The Undertaker. Joe, de quoi est composé 70% du corps humain

Samoa : D'vin roûge ma ptit dôme

Robinson : D'eau. Paul, qui est l'actuelle reine d'Angleterre ?

De Burchill : Dame Elizabeth 2, souveraine totale
règne sur l'Angleterre depuis un bail ♪ ♫

Robinson : Correct. Ted, en joaillerie, un carat est égal à un gramme. Vrai ou faux ?

DiBiase : Faux... Attendez une minute, J'AI PERDU MA

Robinson: Fin du temps réglementaire. Aucun gain remporté lors de cette manche. Vous êtes pathétiques, pitoyables. Il est néanmoins temps d'élire qui selon vous est le maillon faible.


Christopher est le maillon fort sur cette manche, avec une bonne réponse prononcée rapidement. En revanche, Samoa est actuellement le maillon faible. Qui passera le cap de la première manche ?


Robinson : Fin du vote. C'est le moment de révéler qui selon vous est le maillon faible.

Batista : Morrison.

Daniels : Bryan.

Bryan : Morrison.

Steen : Bryan.

Rollins : Morrison.

Morrison : Bryan.

Orton : Morrison.

Samoa : Bryan.

De Burchill : Bryan.

DiBiase : DE BURCHILL ! RENDS MOI MA CARTE BLEUE ENFOI** !!


Robinson : Hé bien il semble que vous n'ayez pas compris le but de ce jeu qui est en l'occurrence de gagner le plus de gains pour vos associations. Je constate que vos votes ont été motivées par votre petite guéguerre de clans. A part pour une personne... Ted, pourquoi De Burchill ?

DiBiase : PUTAIN C'EST AU MOINS LA CINQUIEME ! JE VAIS L'ETTRIPER !

De Burchill : Lord De Burchill vient au secours de la populace
Moult fois, il n'a pas le temps pour de la paperasse
DiBiase, les poches pleines de grosses liasses.
Aidera ces gueux bénévolement, quelle classe ! ♪ ♫

DiBiase attrape par le col De Burchill, qui réplique par un large sourire.


Robinson : En attendant, il semblerait que nous ayons un maillon faible. Christopher, vous êtes le maillon fort, pourquoi Bryan ?

Daniels : Je n'ai absolument rien contre lui, nous venons d'ailleurs du même univers indépendant. Il a juste mal choisi son camp et il fallait couper la tête du leader de l'équipe adverse. C'est un bon champion, mais il est dirigé par la pire pourriture de GM que j'ai pu connaître. Dommage Daniel. Une prochaine fois peut-être.

Robinson : La sentence est irrévocable Daniel.



Bryan laisse son pupitre et repart, la tête haute. Mais il ne se dirige pas immédiatement vers la sortie. D'un pas calme, il s'approche de DiBiase et... BY GAWD ! Il lui adresse une ENORME DROITE ! DiBiase tombe à la renverse et se relève quelques instants plus tard, rouge de colère et de honte.


Bryan : Ces incapables m'ont éliminé car j'étais l’élément le plus dangereux de l'émission. Bien. Je n'avais plus l'intention de jouer davantage à cette mascarade. Je suis le WHC Champion, je n'ai pas de temps à perdre pour ces futilités. Aux Survivor Series, je mènerai mon équipe à la victoire.


Robinson : Seconde manche, nous allons voir si vous êtes capable de mieux, ce qui ne risque pas d'être difficile vu votre piètre prestation auparavant. Christopher, vous êtes le maillon fort, nous commençons par vous. Top Chrono. Dans quel Ocean les sauveteurs des plages de Malibu plongent-ils ?

Daniels : Pacifique.

Robinson : Correct. Kevin, quel est la racine carrée de...

Steen : J'en ai MARRE de ces conneries ! MERDE ! ( il défonce le pupitre à coups de pieds )

Robinson : … Seth, qui a écrit les Misérables ?

Rollins : Victor Hugo.

Robinson : Correct. John...

Morrison : MISTER MONEY IN THE BANK !

Robinson : … Du son ou de la lumière, lequel a la plus grande vitesse dans l'air ?

Morrison : La Lumière, John Morrison, WFA Champion, le Soleil de...

Robinson : Correct. Randy, lorsque un champion perd un match, à quel statut a t-il accès ?

Orton : Un... rematch.

Robinson : Correct. Joe, quelle est la particularité d'un visage rubicond ?

Samoa : JAI PA RUBICON mdam. Just un peu roug mai cla fatigue hips

Robinson : Correct... je crois. Paul, qui est le plus riche : Bill Gates ou Donald Trump ?

De Burchill : Tous les deux sont de fidèles chevaliers.
Qui n'hésiteront pas à donner leurs deniers.
Je pourrai même devenir leur palefrenier.... Donald Trump ! ♪ ♫

Robinson : Bill Gates. Ted, qui fut champion Intercontinental avant Mensah-X ?

DiBiase : Dolph Ziggler.

Robinson : Non, la bonne réponse était... Mais c'est la fin du temps réglementaire.

Batista : J'ai pas eu de question ! On ignore pas l'animal, tu veux te prendre un bon Spinebuster la vieille ?

Robinson : QUI SAIT QUE TAPPELLES LA VIEILLE GROS CON ?! TU CROIS QUE JE DECONNE AVEC TOI ?! TU VAS ME FAIRE UN PLAISIR DE FERMER TA GUEULE, C'EST MON JEU ET SI T'ES PAS CONTENT, TU RENTRES CHEZ TA MERE !

Batista : … Oui Madame.

Robinson : Seulement 300 dollars en banque, c'est faible, trop faible. Vous gagnez autant qu'un petit chinois dans une fabrique Apple. Mais à présent, il est temps de désigner qui selon vous est le maillon faible.


Avec 300 dollars mis en banque et une bonne réponse, John Morrison est le maillon fort de cette manche. Pour avoir mis trop de temps à donner une mauvaise réponse, De Burchill est le maillon faible. Qui sera éliminé ?



Robinson : Fin du vote. C'est le moment de révéler qui selon vous est le maillon faible.

Batista : Steen.

Daniels : Steen.

Steen : JE ME CASSE, J'en ai ras le cul de ce jeu de merde.

Rollins : Steen.

Morrison : Rollins.

Orton : Steen.

Samoa : Steen.

De Burchill : Steen.

DiBiase : DE BURCHILL !


Robinson : Je pense qu'il est inutile de justifier vos votes, notre ami est déjà parti.




Steen : En quoi Mr Wrestling se ferait chier à faire ce putain de jeu de merde qui apporte quedal à part des crampes aux jambes à force de rester devant ce pupitre à la con ?! … FUCK !


Robinson : Après deux manches, le constat est navrant, votre niveau est consternant. Mais il reste encore plusieurs manches avant le dénouement. Qui repartira avec la gloire ? Qui ne tiendra pas jusqu'au bout? Vous le serez après la pub dans... The Weakest Link !
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyMar 12 Fév - 19:42

Bon... je crois que c'est ma pire promo depuis un bail, putain de vidage cérébral, m'enfin je voulais pas pénaliser mon équipe en n'écrivant rien ^^'.







Dans un futur lointain, l’homme a conquis de nombreuses galaxies, il a vaincu la maladie et la mort, pour les populations les plus aisées du moins. L’immense dictature républicaine galactique, chaque année organise des jeux. Ces jeux se déroulent sur un monde arène et sont diffusés en direct partout dans toute la galaxie. Ces jeux sont l’occasion d’une immense fête à l’échelle de la république. Deux équipes de 5 hommes, choisis les uns par le Gentil Dictateur à la tête de la dictature républicaine et 5 autres par des votes organisés dans les différents secteurs de la république. Depuis la création de ces jeux, les 5 hommes choisis par le Gentil Dictateur, généralement dans son armée, ont gagné, parfois même 5 à 0. Ces massacres ont pour but de permettre aux vainqueurs d’obtenir le statut de Député, comprendre immortel qui siège au Sénat de la Dictature Républicaine quand ils n’obtiennent pas une planète, au moins, à diriger comme bon leur semble. Traditionnellement, les membres des différentes équipes se rencontrent la veille des combats et n’ont qu’une petite journée pour établir une stratégie.

Sur la chaîne d’état diffusant les jeux, le sénateur Triple H dans son costume de noble, haut en couleur, présentateur officiel, ancien grand général et vainqueur des premiers jeux, est en compagnie de Jim Ross, prince marchand, ayant fondé un empire gastronomique qui règne sans partage sur les chaînes de restauration rapide présentent, brièvement, dans ce qui semble être un résumé, les images étant entrecoupées, les différents gladiateurs des temps modernes qui seront envoyés dans l’arène.

HHH : « Cette année, même s’il y a quelques inconnues, grâce aux nouveautés apportées par notre bienveillant Gentil Dictateur, John Bradshaw Layfield, je pense que les hommes réunis par les votes du public n’auront aucune chance de l’emporter, malgré ce que proclame le Sénateur Populiste William Regal qui rappelons-le sera exécuté en direct après les jeux si son équipe ne remporte pas la victoire, ses propos séditieux envers notre bien aimé Gentil Dictateur ne pouvant être toléré ».

JR : « Vous avez raison, Hunter, cette année j’espère sincèrement une victoire de l’équipe de notre Gentil Dictateur, même si je sais que certaines voies ingrates, infâmes et stupides des citoyens de basses classes ou des non citoyens souhaitent plus que jamais la victoire de l’équipe dont les membres sont élus par le peuple ».

HHH : « Il est bon de croire aux miracles parfois Jim ». (Rires)

JR : « Certes, oui. Bien il est temps de passé en revue les braves gladiateurs comme nous aimons les appeler qui s’affronteront cette année. Tout d’abord, les hommes choisis par le public. Et en premier lieu, celui qui a été désigné capitaine d’équipe, et c’est une surprise, est un homme issu de la noblesse, déjà immortel… »

HHH : « Enfin jusqu’à ce qu’il se fasse mutiler dans l’arène, nous ne vieillissons plus si nous ne le désirons plus mais nous ne sommes pas invincibles pour autant » !

JR : « Certes oui, il est important de le préciser pour les incultes qui nous regardent ». (Rires)

HHH : « John Morrison a donc été élu par la population féminine de la République et cette année c’étaient elles qui désignaient le capitaine. Honnêtement, cela ne pouvait pas plus mal tomber pour William Regal. Cet homme n’a aucune raison de s’acharner à se battre dans l’arène si ce n’est sa propre vanité. Mais la réalité de l’arène le ramènera vite à la raison et il abandonnera de lui-même, car ce droit lui a été accordé par notre cher Gentil Dictateur ».

Tandis que les présentateurs parlent de Morrison, des images de ce dernier sont diffusées, ainsi que diverses statistiques, comme la taille, le poids, l’âge (réel et bloqué s’il est différent). Sont également ajoutés les points forts et les points faibles. Ce système est reproduit à chaque fois pour chaque gladiateur.

JR : « Et que pensez-vous de ce Kévin Steen » ?

HHH : « C’est un crétin. Il n’a pas accepté le vote des Grands Marchands et a préféré quitter le territoire républicain pour s’enfuir dans des zones de la galaxie que nous ne contrôlons pas. Mais la République finira par le rattraper j’en suis sûr et il aura la punition qu’il mérite ».

JR : « Une mort lente et dans la souffrance ».

HHH : « Il est même possible que nous le ramenions à la vie à travers différents clones et que nous les massacrions à chaque fois. Je me ferais une joie de le faire moi-même ».

JR : « Et il n’aura pas de remplaçant » ?

HHH : « Et non, notre brave John Bradshaw Layfield l’a décidé ainsi ».

JR : « Les esclaves quant à eux ont choisi Paul De Burchill, un artiste, esclave lui aussi, parfois poète, toujours esthète. Mais… même si ces idéaux font rêver les esclaves ce qui les ont poussé à voter pour lui, pensez-vous qu’il a une chance de mener son équipe à la victoire » ?

HHH : « Non cet idéaliste, dont les propos encouragent parfois la sédition au sein de notre chère république, sera lui aussi rattrapé par la réalité de l’arène. Il ne survivra pas plus de vingt minutes ».

JR : « C’est bien ce que je pensais. Le quatrième candidat a été choisi par l’Ordo Religiae parmi leurs paires et c’est donc le Grand Prêtre Daniels qui a été choisi et qui affrontera les gladiateurs représentant notre chère République dans le monde arène ».

HHH : « Exactement. Ce Daniels est un fanatique et il a dirigé lui-même la croisade face aux mécréants barbares du Loyem Nordian convertissant avec succès la population ou annihilant les planètes refusant de croire en la République et son seul vrai Dieu ! Honnêtement, cet homme aurait pu être nommé par notre Gentil Dictateur, je le crois vraiment ».

JR : « Enfin le dernier membre de l’équipe, choisi par les hommes, n’est autre que Samoa Joe qui était, avant sa capture par John Morrison lui même, à la tête du plus grand vaisseau-distillerie pirate de la galaxie » !

HHH : « Oui cet homme est ivre en permanence, il mourra avant de réaliser ce qui lui arrive. Malgré les incertitudes, William Regal n’a aucune chance de survivre, l’équipe élue par le peuple ne gagnera pas, encore une fois, cette année ».

JR : « Bien il est temps de nous concentrer maintenant sur les hommes qui vont remporter une magnifique victoire lors des jeux de cette année » !

HHH : « Comme chaque année, John a nommé son capitaine d’équipe, cette année, il s’agit de Daniel Bryan, un valeureux général qui a maté de nombreuses révoltes au cours des dernières années, ramenant la planète Straight Edge dans le giron de la République après avoir massacré le leader de la rébellion CM Punk, qui a été écartelé à Raw, notre chère planète mère, bien loin de la décadente Smackdown de ce William Regal ».

JR : « Ses qualités de meneur d’homme, de soldat endurci et de grand stratège mèneront ses hommes à la victoire » !

HHH : « Tout à fait, après tout, le général c’est sorti seul des geôles de la planète Straight Edge et a réussi à contacter les forces de la République et a coordonné un assaut depuis la planète ! Il a même réussi à retourner une partie de la planète contre son leader alors que ce dernier en bon fanatique avait massacré tous ses opposants » !

JR : « Une pratique que notre Gentil Dictateur ne tolère pas, lui ! Le deuxième homme de l’équipe est un général lui aussi, le général Orton. Il a longtemps été le chef des troupes de l’armée républicaine, jusqu’à l’éclosion de Daniel Bryan. Durant plus de dix ans, il n’a tout simplement pas perdu la moindre bataille, pas depuis sa victoire lors de la guerre des 100 jours qui rappelons-le opposait la planète Showstopper à la planète Awesome dont les dirigeants les députés HBK et Miz s’opposaient pour savoir lequel était le plus noble. Ils avaient entraîné, en dépit des avertissements de notre bon John Bradshaw Layfield leurs planètes dans une guerre sans merci qui aurait mis en péril cette zone de la République sans l’intervention de nos forces armées. Randy Orton, alors simple colonel a tout simplement ébloui par ses talents tactiques ».

HHH : « Oui, si Randy trouve une épée tronçonneuse il sera tout simplement invulnérable… imaginez s’il obtient en plus une armure dans l’arène, il sera invincible ».

JR : « L’équipement est effectivement une des clefs de la réussite dans ce monde arène, mais tout avant de rappeler certaines règles, nous devons achever ses présentations avec les trois derniers membres de l’équipe. Et tout d’abord le Grand Mercenaire Dave Batista ».

HHH : « Dave Batista. C’est sans doute le plus grand fils de pute que la République ait jamais connu. Mais c’est aussi un tueur hors paire. Il est connu pour avoir massacré, seul, une armée entière de droïdes de l’Empire Oriental Communiste, menées par le grand chef, le Grand Schtroumph, aux cheveux roux, nécessaires pour obtenir ce titre, Heath Slater. Cet homme, à main nue, avec une épée, une hache, enfin bref tout ce qui coupe, tranche, taille ou broie, il est tout simplement impossible de l’arrêter. Et je vous le dis si un des gladiateurs du peuple tombe sur lui, s’il ne le tue pas du premier coup, il sera tué, cet homme peut encaisser plus de tir qu’un Big Show, cet animal énorme qui semble étrange passionné par les concours de jeux vidéos dont le cuir protecteur est réputé être indestructible ».

JR : « Vous avez bien raison. Ensuite, vient Ted Dibiase Jr, chef de l’ordre de Fakhr, connus pour ces échecs multiples ».

HHH : « Oui… je suppose que monsieur Layfield a voulu laissé une chance à nos adversaires, je veux dire aux adversaires de son équipe et qu’il a ajouté le chef de l’ordre de Fakhr, congrégation de religieux qui échouent traditionnellement tout ce qu’ils entreprennent créée par un certain Djay Backa dont la mort alors qu’il venait de séduire la plus belle femme de tous les temps et s’apprêtait à comment dire ça poliment, l’honorer, à cause d’une espèce de punaise de lit mortelle dont l’espèce était censée avoir disparue depuis 12500 ans et qui ne piquaient jamais les hommes, sauf s’ils avaient un regard lubrique et un sexe de taille très réduite, ainsi qu’une tendance à l’aérophagie verbale fait encore rire de nos jours ». (Rires)

JR : « Enfin, le dernier membre de l’équipe est lui aussi une inconnue. Seth Rollins ».

HHH : « Oui nous ne savons rien de lui, si ce n’est qu’il est la toute dernière merveille technologique des usines Acmés de la planète Toons. Il serait selon mes sources, un humain au corps amélioré par les dernières technologies bioniques auquel on aurait ajouté l’âme d’un des anciens dieux déchus dont la planète a été conquise par le Gentil Directeur Vincent Kennedy McMahon il y a plus de 7000 ans. Bref, à mon avis, tout ça sent le canular ».

JR : « Bien maintenant il est temps de rappeler à nos téléspectateurs les règles en vigueur dans l’arène » !

HHH : « Il n’y a pas vraiment de règles une fois dans l’arène Jim, vous devez simplement tuer vos adversaires par quelques moyens que ce soit. Les combattants disposent de cinq arènes, dont les thèmes cette année sont les suivants, désert de sable, désert de glace, forêt tropicale, volcan et colisée qui est la seule arène où le public est autorisé et qui n’est utilisée que rarement. Les deux capitaines d’équipe avant le combat pourront choisir leur arène favorite et surtout la répartition de leurs troupes. Les équipes doivent, au moins, être divisées en deux groupe, au cas où l’arène favorite ne soit pas identique. Sur place, en différents points, se trouvent des armes, des armures, qui peuvent aller de l’obsolète épée à la fameuse épée tronçonneuse ou de la fronde au pistolet laser. Bref, tout est possible dans l’arène ! Une fois une arène vidée, les survivants sont envoyés dans l’arène où la différence de nombre est le plus grande ».

JR : « Je crois que vous avez été parfaitement clair, Hunter, rappelons toutefois également que le décor des arènes peut être tout aussi meurtrier que les gladiateurs ! N’oubliez pas également que vous pouvez parier sur le nom de l’équipe vainqueur, ainsi que sur les survivants, de nombreux lots sont à gagner » !

HHH : « Moi, je préfère les paris qui concernent la façon dont les gladiateurs meurent ! C’est plus risqué car les possibilités sont plus nombreuses mais c’est tellement plus jouissif de voir un gladiateur mourir d’une lente agonie suite à un coup dans le ventre , dévoré par des fourmis très féroces, noyés, quand on l’a prédit et qu’on peut ainsi gagner un magnifique lot ».

JR : « Lots qui sont disponibles sur le site internet officiel de notre cher gouvernement, www.republique/jeux/paris/lot.com ! Cette année, un voyage pour le paradis des îles Azurées est à gagner si vous parier sur la mort d’un des candidats par une bonne vieille déchiqueture par épée tronçonneuse. Et rappelez-vous, Randy Orton sait parfaitement se servir de ces lames » !

Quelques heures plus tard, nous retrouvons l’équipe de JBL dans ses quartiers dans le vaisseau de transport autour de la planète arène, quelques heures avant le début des combats.

Les cinq hommes sont assis dans des fauteuils très confortables, une table est disposée devant eux avec différents mets et boissons, apportés régulièrement par des serviteurs. Les cinq hommes sont déjà en tenue de combat, à savoir des combinaisons rouge avec inscrites dessus en grosses lettres les initiales du gentil dictateur.

Bryan : « Bon les gars, voilà ce qu’on va faire. Il est clair que toi, il désigne Dibiase Jr et toi, il désigne Rollins, allez être des boulets pour nous. Vous n’avez aucune expérience militaire, vous êtes des blagues. Comme je vous veux pas dans nos pattes, vous allez former tous les deux… deux équipes de un. Essayez de tenir le plus de temps possible, dès que Dave, Randy et moi en aurons terminé, nous vous rejoindrons et massacrerons vos opposants. Maintenant, vous deux, dégagez, on a à parlé stratégie entre futurs gagnants ».

Rollins et Dibiase Jr quittent la pièce sans discuter, le leader de l’ordre de Fakhr tente même de parler à la créature hybride qui ne lui répond pas et se contente de s’isoler. Seth attend ainsi des heures durant, sans bouger, sans ciller, jusqu’au moment où le compte du départ a lieu, cinq, quatre, trois, deux, un, il regarde pour la première fois la caméra dans les yeux avec un regard prédateur et il sourit, zéro.

Petit retour en arrière dans le temps, pour revenir dans la salle où se trouvent Bryan, Orton et Batista.

Bryan : « Bien, cette année, nous serons les trois survivants ».

Batista : « ça me paraît évident ».

Orton : « Il n’y a rien en face, c’est pas pour rien que Steen a fui » !

Bryan : « Il faut rester méfiant quand même, au final nous ne serons que trois. Et en face il faut se méfier des quatre. J’ai pris mes informations sur ces types, contrairement aux apparences, ils ne sont pas à négliger. Morrison est très influent et très malin contrairement à ce qu’il paraît, je suis persuadé qu’il aura de l’aide d’une façon ou d’une autre dans l’arène. Samoa Joe, sera en manque d’alcool et cet homme est resté à la tête du plus grand vaisseau distillerie pirate de l’histoire pendant si longtemps qu’on doit le prendre au sérieux. Je suis sûr que Morrison l’a capturé en prévision des jeux. De Burchill est un esclave, les esclaves ont la vie dure, plus encore que nous, mercenaires ou soldats, il est fort possible qu’il s’adapte bien plus vite que nous au terrain sur lequel il sera envoyé. Quant à Daniels, c’est un fanatique, cet homme sera près à tout pour nous détruire et croyez-moi, il fait ça bien ».

Orton : « Et qu’est-ce que tu suggères » ?

Bryan : « Morrison va sûrement faire deux groupes, un avec Steen qui n’est pas là et l’autre avec les quatre autres, il en a le droit même s’il s’agira d’une interprétation du règlement. Au pire, il aura payer les officiels pour s’assurer qu’ils valident sa décision. Nous sommes entraînés, et nous nous sommes déjà retrouvés, Randy et moi ensemble sur un champ de bataille, on va donc rester tous les trois tout le temps. On ne se sépare pas, on ira s’équiper en premier lieu comme il se doit et… »

Batista : « Ta stratégie est stupide, on leur rentre dans le lard dès le début et on les butte, les jeux se terminent, on survit, on se paie quelques putes, on devient immortels et on se la coule douce jusqu’à la fin des temps. Voilà le programme les mecs. Sur ce, je me casse, j’vous laisse discuter entre bons petits soldats, moi j’vais m’payer du bon temps avec les servantes avant qu’on soit téléporté ».

Bryan : « Ecoute… »

Batista se lève et quitte la pièce sans se retourner.

Orton : « On fera comme t’as dit général, j’vais manger, ‘faut manger maintenant, on sait pas où on va atterrir ».

Bryan : « J’ai choisi le colisée comme terrain favori. A découvert ces crétins n’auront aucune chance contre nous et les armes sont au centre du ring, s’ils ne viennent pas, on les massacrera au corps à corps en un rien de temps ».

Orton : « Parfait, pas de soucis dans ce cas » !

Au même moment, ailleurs en orbite de la planète arène, dans un vaisseau autour en tout point similaire au précédent, du côté de l’équipe du peuple réunie elle aussi dans le salon.

John Morrison : « Bon les gars la stratégie est simple. Moi, John Morrison Ier du nom va éclairer la galaxie de sa lumière divine ! J’irais donc seul tandis que vous irez à trois dans une autre arène. J’ai choisi l’arène colisée comme favorite car c’est la seule où le public pourra m’admirer en train d’éclater, seul tous les participants de l’équipe adverse ».

Joe : « Génial, comme ça tu crèveras tout seul comme une merde ! Parfait » !

Morrison : « Impossible, puisque je vais gagner ces jeux ! Je suis invincible, tu le sais plus que quiconque, mon p’tit gars » !

Joe : « Tu me paieras ça Johnny Boy, on se retrouvera sur cette putain d’arène, je te le garantis » !

Et Joe quitte la pièce rapidement.

John Morrison : « Bon et vous deux, vous admirez toute l’intelligence de ma stratégie n’est-ce pas » ?

Daniels : « Pas vraiment non… »

De Burchill : « Je dois bien avouer mon bon seigneur, que pour mon grand malheur, je vous trouve sans peur, mais sacrément con ».

Morrison : « Ah bon ? Pourtant quand Joe réalisera qu’il est tout seul, je crois qu’il comprendra à quel point je suis le plus malin ».

De Burchill : « Oh ? Quelle ruse perfide venez-vous de nous révélez telle la mycose une petite catin » ?

Morrison : « Qu’est-ce qui dit » ?

Daniels : « Que t’es un connard en gros ».

Morrison : « Ah oui, certes, un connard, mais un connard vivant. Contrairement ce gros plein de soupe de Joe. J’ai truqué les votes pour qu’il se retrouve ici. Oui oh caméra je le dis j’ai truqué les votes. Ce crétin devait être exécuté, je me suis pas fait chier à massacrer son vaisseaux pour qu’il survive. Donc nous serons tous les trois dans l’arène, et si mes calculs sont bons et ils le sont toujours, nous irons en premier lieu sur la même planète que ce Ted Dibiase Jr. Ce type de l’ordre de Fakhr ne fera pas long feu je vous le garantis ».

De Burchill : « Vous les nobles, les nantis n’êtes vraiment que des pourris ».

Morrison : « Oui c’est bien pour ça que vous restez sous notre coupe sans vous révolter depuis tant d’années » !

De Burchill : « Mais bientôt les choses vont changer » !

Daniels : « Ouaip, le clergé va reprendre ses droits dès que je serais devenu un Immortel » !

Morrison : « Vous verrez, être immortel, c’est mortel » !

John Morrison éclate de rire, seul, puis se calme petit à petit.

Morrison : « Bon sang que je suis drôle ».

De Burchill : « Votre sens de l’humour, pas même, ne me frôle ».

Daniels : « Bon je vais prier avant la bataille, je n’ai pas de temps à perdre ».

De Burchill : « Avant de partir, laisser moi vous chanter une petite chanson qui vous donnera du cœur à l’ouvrage et qui dans l’arène vous assurera de ne pas faire de la merde !

Brahoum !

Sur cinq sélectionnés, seuls furent présents,
Kévin Steen s’étant enfui loin dans les colonies,
John Morrison le capitaine était un sale pourri,
Samoa Joe, l’envoya chier bien gentiment,

Christopher Daniels, l’illuminé, lui aimait tué,
Et De Burchill le preux, lui, était malheureux,
Condamné par le méchant JayBy à être valeureux,
Dans l’arène où jamais les opposants ont gagné !

Ö JBL, a un p’tit zizi, JBL il est tout pourri,
JBL c’est un décadent, JBL il n’a plus de dents,
JBL aime tendre ses fesses devant tous les gens,
Ö oui rentrez moi dedans, qu’il leur dit !

Ô JBL, pitié arrête de tendre ton cul,
Sinon Regal va le défoncer, oyez oyez,
Sinon Regal va le défoncer, oyez oyez,
Ô JBL, t’es un sacré trou du cul !

Regal gagne, JBL gagne, je m’en fous !
Dans tous les cas c’est le peuple qui perd !
Car c’est le seul qui se la fait mettre par derrière !
Alors réunissez-vous et aller chasser de l’immortel, jusque dans leurs trous !

Tadddaaaaaaaa » !

John Morrison et Christopher Daniels se regardent puis soupirent.

Daniels : « Après ça, je vais devoir sacrément prié pour qu’on survive… »

Morrison : « Mais… ma stratégie bordel ! Il insulte le gouvernement l’autre ! Il est fou ! Sachez bon John Bra… bon peuple qu’il est le seul à penser ça dans notre équipe » !



L’écran de télévision affiche après le décompte ces informations :

Arrivée dans les arènes des différents protagonistes.

Arène Colisée : Morrison, Daniels, De Burchill vs Ted Dibiase Jr

Arène Volcan : Samoa Joe vs Daniel Bryan, Randy Orton et Batista

Arène Désert de Glace : Kévin Steen vs Seth Rollins, ce dernier sera transféré dans cinq minutes sur une autre planète, afin qu’il puisse avoir une chance de s’équiper.

La chaîne principale, diffuse le combat qui se déroule dans l’arène Colisée sous les yeux d’un public qui a payé une somme exorbitante pour assister à ce spectacle. Les quatre hommes foncent au centre du ring afin de saisir rapidement une arme. Le plus rapide est le chef de l’ordre de Fakhr, Ted Dibiase Jr. Il attrape un pistolet laser, l’arme la plus puissante disponible dans cette arène, il tire, mais l’arme s’enraye et lui explose dans la main, lui arrache, le bras et causant en un instant son décès. Alors qu’ils venaient à peine de saisir des armes antiques, épée, hache et lance, les trois membres de l’équipe de Morrison sont transférés dans l’arène volcan au grand désespoir de ce dernier qui hurle un retentissant « putain mais ce con ne pouvait pas clamser après Joe bordel » !

L’arène volcan est maintenant au centre de l’attention de tous. Orton, Batista et Bryan ont trouvé des armes, dont le thème est lié au feu, lance flamme pour Batista, boule de feu de poing pour Bryan et lame enflammée pour Orton. Joe quant à lui de son côté, a trouvé un immense bouclier pare-feu, utilisable une seule fois cependant et durant une trentaine de secondes. Aucun d’eux n’a encore trouvé l’arme ultime, l’équivalent du pistolet laser dans l’arène. Morrison, De Burchill et Daniels arrivent à proximité de Joe. « Putain espèce d’enculé tu m’as trompé » ! Hurle alors Joe en se jetant sur le capitaine de son équipe qui enfonce son épée dans le ventre de Joe sous les yeux ébahis de ses coéquipiers. « Voilà, maintenant je suis certain qu’il est mort, déclare fièrement Morrison, maintenant, il ne reste plus qu’à massacrer les autres crétins ».

Daniels : « C’était stupide Morrison » !

Morrison : « Oui je sais, Joe était stupide, maintenant on prend son bouclier, on trouve les trois connards, on les flingue et on se casse de cette stupide arène ! On devait se battre au colisée pas au volcan bordel » !

Daniels : « Tu n’as qu’à tenter un changement d’arène si celle-là te convient pas » !

Morrison : « Pas tout de suite, on en aura peut-être besoin et puis le Colisée doit abriter le combat final, là on est trop nombreux ».

De Burchill : « En route, on doit prouver que l’équipe du peuple peut battre l’équipe de la dictature… de la république je veux dire » !

Les deux équipes sont chacune d’un côté de l’arène et avancent sans le savoir l’une vers l’autre. Rollins fait son apparition à son tour dans l’arène. Il n’a pris aucune arme issue du désert de glace, s’étant contenter d’attendre son transfert vers une autre arène. Il se dirige, presque instinctivement vers ce qui allait être le point de rencontre entre les trois groupes (parce que bon si ils ne rencontraient pas, le programme serait tout pourri et l’histoire aussi). Toutefois, comme ils progressent lentement, les dirigeants du programme décide de lancer l’éruption du volcan qui se met à fumer et gronder comme une femme d’âge mûre frustrée ayant une jumelle et la peau jaune. Après un long moment, les six hommes se retrouvèrent près pour le combat, le sang allait enfin couler ! (enfin recouler vu qu’il y avait déjà eu deux morts, encore que lorsque Ted est mort il s’est désintégré et son sang n’a pas pu couler et que Samoa Joe était composé à 95% d’alcool (et à 5% d’eau car il aimait bien le pastis)). Le public retenait son souffle la bataille finale allait commencer. Morrison sortit le premier de son abris.

JoMo : « Allez les p’tites pédales sortez vos miches de derrière la cagasse où je vous défonce façon luxure » !

Batista : « Personne ne me défonce moi ! J’vais te montrer pourquoi on m’appelle l’Animal » !

Les deux hommes avancent l’un vers l’autres, lâchant leurs armes, ils sont en face l’un de l’autre tandis que le volcan continue de gronder, probablement parce qu’un de ses enfants a fait une connerie. Morrison fixe Batista, Batista fixe Morrison, enfin on le suppose vu qu’ils portent tous les deux des lunettes de soleil. Morrison les retire, puis les met sur le nez de Batista ! Oh mon dieu ! Batista a une double paire de soleil ! Il hurle ! Il est complètement aveuglé ! « Oh mon dieu je suis aveugle » crie-t-il ! Il se secoue dans tous les sens est pris de convulsion jusqu’à ce qu’il parvienne à enlever les deux paires de lunettes ! Incroyable ! Batista a survécu à cette terrifiante attaque… mais que fait Morrison ! Oh punaise il prépare un sale coup j’en suis sûr ! Il… non… il met la main dans sa poche et il… rajuste une de ses testi… ah non il sort une balle de sa poche et il la lance dans une poche de lave ! Mais Batista a déjà couru après ! Non ! Il se jette dans la lave et meurt ! Noooooooon pas comme ça !

JoMo : « Et maintenant, je sais pourquoi on t’appelle l’Animal ! Brave bête » !

JBL sur une plate-forme qui apparaît dans le coin gauche de l’écran (celui de son équipe) : Nom mon Batista tout neuf ! Il était niveau 90 bordel ! Fais chier ! Randy Orton à toi de jouer ! JBL lance une pokéball de laquelle sort Randy Orton.

Regal : « Morrison revient , à toi de jouer Kévin Steen, ah non on me l’a volé celui là, alors à toi de jouuueeeeer Christopher Daniels » !

Orton : « Randy Orton, Randy » !

Daniels : « Sans déconner, je suis obligé de réduire mon vocabulaire comme un pokémon » ?

Regal : « Nan mais là Orton n’a pas réduit son vocabulaire, enfin à la WFA si, il s’est juste WWEtisé » !

Daniels : « Autant pour moi, alors je vais me WWEtisé moi aussi » !

Regal : « Non ne fais pas ça » !

Christopher Daniels utilise WWEtisation sur lui-même, c’est très efficace, Christopher Daniels disparaît dans le néant.

Regal : « Mais merdeuh ! Il n’est pas à la WWE ce con ! Comment a-t-il pu oublier bordel » !

Regal et JBL disparaissent alors comme par magie, ouais non en fait, par magie de l’écran et du lieu du combat. Daniel Bryan, Seth Rollins et Randy Orton d’un côté, face à John Morrison et Paul De Burchill de l’autre.

JoMo : « Pousse toi Paulo et admire le WFA champ’ » !

De Burchill : « Euh John, c’est pas ça le thème de la promo » !

JoMo : « Ah ? C’est quoi alors » ?

De Burchill : « Tu sais, on est dans l’espace toussa, sur une… »

JoMo : « Dans l’espace hein ? Ok j’ai pigé » !

Morrison s’avance vers Seth et le fixe. Il prend une respiration lente et saccadée : « Sept… je suis ton père » !

Rollins s’effondre à genou : « Noooon ce n’est pas vrai » !

JoMo : « Si sept ! Lis dans ton cœur et tu sauras la vérité » !

Rollins : « Noooooooooon » !

JoMo : « Et Layla est ta sœur » !

Rollins : « Nooooooon ! Elle est managée par TS17 » !

JoMo : « Bien, maintenant fiston, massacre-moi ces deux cons là en commençant par Mandy Norton » !

Rollins : « Par qui » ?

JoMo : « Sandy Korton » !

Rollins : « Connais pas » !

JoMo : « Tu sais bien que j’ai un problème avec la prononciation des noms Seth ! Alors bute-moi, Candy Rotons ! Wendy Sortons » !

HHH depuis son poste de commentateur : « RKO de Randy Orton sur le sol volcanique » !

JoMo agonisant : « Tuuue-le lui là celui qui vient de me frapper » !

Rollins : « Un homme tuera seulement un homme pour John Morrison » !

Une épée apparaît alors dans les mains de Rollins qui tranche la tête d’Orton.

Rollins : « Il ne peut en rester qu’un » !

Le quickening s’échappe alors du corps de Randy, renforçant la puissance de Seth.

Et Morrison fait le tag avec Paul De Burchill !

De Burchill : « Parce qu’on suit les règles du Tag maintenant dans l’arène volcanique ? Je pige que dalle à cette promo moi à force » !

Bryan : « Ouais moi non plus et ça m’énerve, le mieux Paulo, on se tire et on va boire un godet à la taverne » !

Voix inconnue : « Ni » !

De Burchill et Bryan : « Nooon » !

Chevalier qui fait Ni sortant qui de la forêt : « Je suis un chevalier qui fait ni ! Ni ! Et j’exige… un Bernard Minet » !

De Burchill : « Non ! Pas ça » !

Chevalier : « Ne dîtes pas ce mot » !

De Burchill : » Quel mot » ?

Chevalier : « Ce mot vous dis-je » !

Bryan : « Ce mot » ?

Le chevalier qui fait ni disparaît alors dans la poussière. Mais oh mon dieu Morrison et Rollins viennent de flinguer leurs partenaires !

Rollins et JoMo : « Bordel c’est nous les stars de cette promo » !

Rollins : « John » !

JoMo : « Seth » !

Rollins : « John » !

JoMo : « Seth » !

Rollins : « John » !

JoMo : « Seth » !

(c’est chiant hein).

Rollins : « Espèce de fils de pute, tu sais que tu m’as manqué » !

Morrison : « Toi aussi tu m’as manqué ma couille » !

Rollins : « Quand je pense qu’il a fallu un tournoi intergalactique pour qu’on se retrouve » !

Morrison : « Tu ne sais pas comment cette attente fut longue » !

Rollins : « Oh si je le sais, j’ai compté chaque jour sans toi comme une éternité et j’ai vécu beaucoup d’éternité sans toi, mais j’espère maintenant vivre une éternité, avec toi, mais une vraie éternité, mas l’éternité d’un jour sans toi, l’éternité éternité quoi ».

Morrison : « Oh Seth, tu es un vrai poète et ton langage est limpide ».

Rollins : « Allez comme au bon vieux temps chantons ».

Seth et JoMo sont dans les bras l’un de l’autre et regardent vers l’horizon.

« Ce rêve bleu… il durera… pour toi et moi… toute laaaaaa viiiiiiiie ».


Fin
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Clown Bastard
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyMar 12 Fév - 20:00

Heel ! lol Je veux lire la suite de ta promo ! VITE !

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Gbacca
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyMar 12 Fév - 21:49

Bon j'ai enfin pu prendre le temps de lire les promos de tout le monde, enfin sauf TS car je sais pas si j'aurai le temps de lire les promos féminines pour cette session (mais promis je me rattraperai dès que je pourrai là je suis hyper débordé d'où la fin WTF de ma promo ^^').

Gros niveau sur cette cession pour le moment.

JoMo : encore quelques problèmes de syntaxes et de raccourcis dans l'action, mais tu progresses et le fond est toujours bon et c'est bien le principal. Continue comme ça !

Nak : Le retour du Nak du vrai, ça faisait un moment que t'avais pas sorti une promo aussi bonne, bien joué !

Coffee : Juste énorme, j'ai adoré de bout en bout, bravo !

K-anard : Pourquoi t'es parti Sad ! Reviens quand tu veux/peux !

Heel et Clowny je commenterai quand je suis sûr que vous aurez fini, mais j'ai beaucoup aimé vos premières parties, l'univers de clowny me parle beaucoup et les dialogues sont bons. Quant à Heel, tes dialogues sont justes énormes, j'aime beaucoup, très bonne idée, j'ai hâte de lire vos suites Very Happy.
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Sexy Boy
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyJeu 14 Fév - 15:47

Je suis parfait. Mais parfois même l'homme le plus doué au monde peut faire des erreurs, car il reste un homme. En définitive, c'est l'Histoire qui décidera de mon rôle et de mon sort. Qu'on le veuille ou non, l'Histoire a toujours le dernier mot. Mon nom est Dolph Ziggler mais vous me connaissez sûrement sous le nom de Dolzimandias, le plus grand super-vilain que le monde ait connu.

Si l'on se penche sur mon passé, on découvrira qu'il est rempli d'exploits, mon alliance avec le magnat de la pègre, le millionnaire Ted DiBiase, par exemple. Le jour où j'ai éradiqué Rockman de la surface de la planète ou encore mes récents affrontements face à Emo-Punk-Girl. J'ai accumulé tellement d'argent qu'il me faudrait plusieurs existences pour le dépenser. Mes compétences techniques dépassent celles de tout autre. Beaucoup ont suivi ma voie et ont tentés de m'égaler, tous ont échoués. Pourtant, malgré tous mes efforts, je ne peux empêcher le monde de partir à la dérive. On se dirige droit vers l'Apocalypse. Les querelles intestines vont nous mener à votre perte. J'ai consacré toute ma vie à chercher à dominer la planète mais aujourd'hui, seul moi peut encore le sauver.

Fin 1968, le monde est sur le point de changer et mes parents l'ont bien compris. Ils embarquèrent sur un cargo pour l'Amérique. Ils arrivèrent à New-York en 1969. Au pays, mon père tenait une parfumerie et il décida d'en ouvrir une sur ce nouveau continent. Mais ne vous méprenez pas, il n'était guère venu pour vivre ce stupide rêve américain. Non, il souhaitait que son fils qui allait naître ait le plus bel avenir devant lui et Président des Etats-Unis paraissait un bon choix de carrière. Ainsi je naquis sous le nom de Nick Theodore Nemeth. Theodore, vous l'aurez sûrement deviné, pour Theodore Roosevelt.

Rapidement, mes parents se rendirent compte que je n'étais pas un garçon ordinaire. Je faisais preuve d'une intelligence hors du commun. A l'âge de quatre ans, j'avais déjà lu plusieurs tomes de l'encyclopédie de mon père. J'étais comme une éponge, tout ce que je lisais, tout ce que j'entendais, je l'absorbais, j'avais soif de connaissance. Sir Francis Bacon a dit : « Savoir, c'est pouvoir. » Et je sais beaucoup de choses. A six ans, je passais tous les test d'aptitude auxquels on me soumettait avec brio. Et mes notes étaient tellement hautes que l'on convoqua mes parents. On me soupçonnait de tricherie à l'époque. Mon père a du faire des pieds et des mains pour me défendre, il réussit néanmoins à les convaincre grâce à une belle somme d'argent. Très vite, je me suis rendu compte que mes dons allaient me confronter à la jalousie et à l'incompréhension des autres. Je pris donc la décision, à contrecœur, de faire profil bas, d'essayer de rentrer dans la norme pour que personne ne se rend compte de mon intelligence. A l'époque, naïvement et comme tous les autres, je ne voulais pas me sentir différent. Lors d'une discussion avec mon père, je lui fis la remarque que ce n'était pas juste. Il me répondit que, par malheur, la vie n'était pas juste. Il passa la main dans mes cheveux blonds et bouclés puis reprit : « Ce qui compte, c'est de s'en sortir. »

Je passai les quatre autres années à rester invisible, à me fondre dans la masse. Je ne sortais pas du lot, je ne faisais aucun sport, je n'avais pas d'ami. Tout ce que je voulais, c'était que le temps passe le plus vite possible, que l'école se termine sans qu'on me remarque. Mais malheureusement, quand on a pas d'ami, on se fait remarquer. C'était comme me balader avec un panneau : « Frappez-moi. »

« Hé ! Ziggler ! Il a l'air bon ton sandwich. Passe-le moi. »

« Laisse-moi tranquille, Kofi. Je mange. »

« Plus maintenant. Ton déjeuner est à moi. »

Pour démontrer son ascendant sur moi, ce connard de nègre... veuillez m'excuser, cette vulgarité ne sied guère à un maître du mal... lui et ses amis se mirent dans l'idée de me passer à tabac jusqu'au sang.

« Tu vois, Dolph. C'est ici où est ta place, à mes pieds. »

Le soir, lorsque je rentrai à la maison, mon père se mit dans une colère terrible. Il voulait aller voir le proviseur pour lui dire ce qu'il m'était arrivé.

« Non merci, Papa. Je réglerais ça moi-même. En temps voulu. »

L'après-midi suivant, avec l'argent que j'avais économisé, je m'inscrivis dans une école de lutte. Je voulais rendre mon corps aussi fort que mon esprit. Cela prendrait du temps mais j'étais déterminé. Pendant des mois, chaque jour, c'était la même rengaine, Kofi et sa bande me tabassaient, me volaient mon goûter. Parfois même devant des témoins mais ceux-ci s'en amusaient ou détournaient le regard. La moquerie ou l'ignorance, j'ignorais ce qui me semblait le pire. Et chaque soir, ma mère soignait mes blessures tandis que mon père vociférait.

« Patience. Bientôt, ce sera fini. »

Plus vite qu'aucun autre élève avant moi, j'atteignais les sommets de l'art du combat. Je diversifiais mon style, me renforçait, me rendait imprévisible. Car mon plus grand atout était l'effet de surprise... Le lendemain, comme chaque midi.

« Donne-moi ton sandwich, Ziggler. »

« C'est fini, Kofi. »

« Ce sera fini quand je l'aurais décidé. »

« Je ne plaisante pas. Si tu es malin, tu vas t'en aller. Je ne te le dirai pas deux fois. »

« Tu commences à m'énerver. Je vais te refaire ton portrait de whitey. »

Il me décocha une droite, que j'évitais en me baissant.

« Je t'avais averti. »

Il baissa ses yeux pleins de fureur vers moi et asséna un coup de poing vers le bas. Celui-ci me frôla l'épaule. Je ralentis ma respiration et canalisai mon énergie. Je lui pris le poignet et lui retourna le bras. Je lançai mon pied droit en avant, frappant Kofi sur le côté du genou droit. Un hurlement. La peau ébène qui se déchire et qui se mélange au rouge du sang et à la pâleur de l'os désormais à vif. Il s'écroula, n'osant toucher sa jambe. Je repris mon souffle et me retournai vers ses acolytes. Mais la seule chose que je vis furent des points noirs qui s'éloignaient et devenaient de plus en plus petit. Un sourire illumina mon visage. Ce sentiment fut malgré tout de courte durée.

« Il n'y a pas d'autre solution, monsieur Ziggler. Je vais être forcé d'exclure Dolph. Le jeune Kofi ne marchera plus jamais normalement, il a une armée d'avocats derrière lui qui n'attendent qu'une seule chose : nous tomber dessus pour discrimination. »

« Monsieur, je suis sûr que votre école aurait besoin de quelques améliorations. En venant ici, j'ai remarqué que votre bibliothèque aurait bien besoin d'un petit coup de pinceau. »

« Mmmh... Il doit bien y avoir un moyen d'arranger cela à l'amiable. »

C'est ainsi que j'évitais l'expulsion mais je ne pouvais supporter de voir mon père payer pour mes actes totalement justifiés. A compter de ce jour, je décidai de révéler ma vraie nature au monde entier, je cessai de me cacher et montrai mes talents au grand jour, qu'ils soient intellectuels ou physiques. J'accumulais les bonnes notes et les médailles de lutte. A l'âge de 14 ans, je sortis du lycée avec le mention Excellent. Trois ans plus tard, j'entamais un doctorat à Harvard. Ma vie était parfaite sur tous les plans. Mais soudain, ma vie prit un tournant dramatique.

« Monsieur Ziggler ? »

« Plus tard... je travaille. »

« Monsieur Ziggler, c'est à propos de vous parents, je le crains. »

« Vous le craignez ? Qu'est-il arrivé ? »

« Un terrible accident de voiture. Ils sont morts, tous les deux. »

Après l'enterrement, je me suis retrouvé à la croisée des chemins. Ma vie prenait un nouveau départ. Grâce à mon héritage, je pouvais vivre une existence oisive et luxueuse. Je n'avais besoin de rien mais, paradoxalement, il me manquait tout. Il me fallait un objectif. Je passai les semaines qui suivirent à errer sans but précis, à lire des tonnes de livres, à m'entraîner chaque jour. Il y avait tant de choses que j'ignorais, il me fallait des réponses. Mais jamais elles ne vinrent. Puis une voix douce, mais autoritaire, me glissa à l'oreille : « Les réponses ne se donnent pas. » Dès lors, je sus qu'il me fallait les chercher mais pas ici. Le plus loin possible, retourner en Europe et même plus loin encore. Il me fallait repartir de zéro. Je pourrais ainsi revenir en homme nouveau.

Tout d'abord, j'offrais toute ma fortune à des œuvres de charité. Puis je pris le premier cargo en direction du vieux continent. Des semaines plus tard, je débarquai dans un petit port d'Irlande. L'atmosphère était lourde. Marchant dans les rues à la recherche d'un endroit où dormir, je sentais rapidement une présence s'engouffrer derrière moi. J'avançai encore quelques mètres, l'ombre se rapprochait.

« N'y songe même pas. »

Le coup s'abattit, il ne fut pas très rapide et je l'esquivai aisément. Je laissai tomber mon sac de voyage et me retournai. Je bloquai sa main et c'est à ce moment que j’aperçus qu'elle tenait un couteau. L'homme était grand et musclé. Sa peau d'une pâleur extrême luisait sous la lumière de la lune. La lame apparaissait comme un prolongement de son corps. Ses yeux crachaient du feu et son sourire me mettait mal à l'aise. Assez mal à l'aise pour me faire perdre mes appuis. Il reprit l'avantage et taillait dans les airs. J'esquivai un premier coup au ventre mais il me faisait inexorablement reculer. Bientôt, je serais piégé. Je décidai alors de tenter le tout pour le tout. Je m'avançai vers lui. Il avait le dessus au corps-à-corps. Je repoussai la lame et visai le foie. Mais le coup ne fut pas assez fort. Je bloquai son genou mais une douleur atroce se propagea dans mon bras. Je tournai la tête, le couteau était planté là. Mon adversaire, sourire carnassier au milieu de sa barbe rousse, me regardai perdre mon sang. Un moment d'inattention, c'était là ma chance. Je lance mon pied qui part à la rencontre de son menton. Je ne me retournai même pas, j'eus juste le temps d'entendre le bruit de la mâchoire qui se disloque. Je me mis à courir comme un lâche à travers la ville.

Je perdais de plus en plus de sang et ma vue se troublait. Mais des sons me parvinrent. Je pris la décision de les suivre. C'étaient des rires. Je tournai à droite. De la lumière. Je poussai la porte et manquai de m'effondrer sur le plancher.

«Hé ! Mon ami, vous avez bu un coup de trop ? Mais qu'est-ce que... merde ! Il est blessé. »

Je repris connaissance une journée plus tard. L'homme qui avait pris soin de moi était un acrobate itinérant du nom de Matt Sydal. Il faisait partie d'un cirque. Son numéro était un mélange de pirouettes et de comédie. Il portait un masque de chien et un costume rouge ? Je dois avouer que je n'ai jamais compris quel plaisir pouvait avoir les gens à payer pour regarder ses pitreries. Mais au-delà de ça, Matt était un homme bien. Trop, peut-être, un idéaliste, typique des marginaux. Mais sa compagnie m'amusait et je décidai de suivre la route de ce cirque à travers l'Europe. J'ai passé plusieurs mois avec eux et j'en ai profité pour développer ma souplesse avec l'aide de Matt. Au fond de moi, je sentais que dans les années à venir, j'aurais encore besoin d'affronter des hommes qui me surpasserait au niveau de la force brute. Ainsi, je m'élevais encore à un autre niveau d'excellence. Un soir, alors que le cirque sillonnait l'Europe Centrale, je me décidai à m'aventurer aux alentours. Les gens de tous horizons se pressaient pour voir le spectacle mais à l'écart, un homme était adossé contre un mur. Il semblait agité. Il attendait quelqu'un. Je me présentai à lui.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Qu'est-ce que tu as à me proposer ? »

« Rien... dégage. »

« Si c'est une question d'argent, rassures-toi, tu as trouvé un client généreux. »

Ma phrase fit mouche. Je lui achetai une boulette d'une substance qu'il fut incapable de me nommer ou de me décrire. La nuit tombée, je ne pus trouver le sommeil. Je choisi alors de tester mon acquisition. Je ne me souviens plus des deux heures qui suivirent. Je me réveillai nu, dans la campagne. Sous moi, la terre tremblait, des voix provenaient du plus profond de ses entrailles. Parmi elles, celles de mes parents. Il n'est pas dans mon habitude d'oublier des détails mais je dois avouer que ce souvenir est confus. Quoiqu'ils m'aient dit cette nuit là, cela m'inspira et me donna la force de retrouver mon chemin. Entre-temps, le cirque avait repris sa route. Je me retrouvai à nouveau en solitaire mais désormais, j'avais un but. Je devais retourner chez moi.

Retrouvant les rues de New-York, après des années d'absence, j'étais impatient de démarrer ma nouvelle vie. J'achetai le journal du jour, pour rattraper mon retard. Mais grâce à lui, j'ai pu aussi étudier les fluctuations de la bourse. Voilà comment je fis mon retour dans le monde. Grâce à d'habiles placements, je pus rapidement m'enrichir. C'est ainsi que je rencontrai des hommes tels que Ted DiBiase. Les mois passèrent et je regardais mes investissement doubler, tripler, se décupler !

« Dès que le titre atteindra 78, tu vendras. Oui, tout. Et tu réinvestiras tout dans le blé. On se rappelle demain, Teddy. »

Ma fortune grandissait aussi rapidement que mon orgueil. Mais malgré tout, il me manquait encore quelque chose. Une chose que je n'arrivai pas à pointer du doigt.

« Quelque soit le titre, tu ne te trompes jamais, comment fais-tu, mon bébé ? »

« J'observe, j'apprends, je prévois. Je ne fais pas d'erreurs. Et j'ai un objectif. »

« Lequel ? »

« Il faut de l'argent pour ériger des statues à ma gloire. »

Je souriais en tournant le dos à ma conquête. Non, ce n'était pas les femmes qui me manquaient.

« En attendant, tu pourrais peut-être ériger autre chose ? »

« Tu as raison, j'ai encore tout mon temps pour conquérir le monde. »

Elle pensait que je plaisantais mais j'étais tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Mon objectif, c'était le monde. Un jour, en achetant mon journal financier habituel, je tombai sur un de ses tabloïds qui fait sa une grâce aux frasques des stars du rock ou des femmes de petite vertu. D'habitude, je ne leur accordai même pas un regard mais cette fois-ci, ce fut différent. Sur la couverture, deux hommes portant des masques de chien, un en costume bleu, l'autre en rouge. Le titre était : « Super-héros ou chiens fous ? » J'avais immédiatement reconnu Matt. Pendant plusieurs jours, je repensai à lui. Ce fou mettait sa vie en danger pour sauver la veuve et l'orphelin. Et durant les semaines qui suivirent, les masqués se multipliaient, de toutes sortes. Je ne pourrais vous expliquer se qui me poussa à me mêler à eux, le frisson peut-être. Le magnat de la finance que j'étais, allait la nuit dans les rues sombres pour rencontrer ses hommes qui mettaient un masque pour faire le bien. Avec le recul, je pense que je les enviais. Et cette envie s'est transformé en haine. J'ai commencé à mettre au point mon costume et à parfaire mon entraînement. Je vous passe les détails inutiles. Intéressons à la nuit où je suis devenu Dolzimandias, atteignant un nouveau stade de perfection.

Arborant un costume que j'avais commandé au tailleur le plus cher de la ville, sous un faux nom bien évidemment, je déambulais parmi les quartiers chauds de la ville. Et ma quête ne fut pas très longue à aboutir, un gang composé uniquement de blacks passait à tabac un dealer. Maintenant, il me fallait attendre, attendre qu'un héros vienne pour sauver la situation. Et encore une fois, le délai fut très court.

« Alors qui veut se faire étendre le premier ? Prenez votre temps, réfléchissez et ensuite et ensuite, faîtes la queue. J'ai toute la nuit. »

Les cinq hommes se retournèrent et aperçurent Chris, le héros. Fier, il se tenait droit comme un piquet et bombait le torse. En quelques minutes, il se débarrassa de quatre de ses adversaires mais le leader lui donnait du fil à retordre. C'était le moment d'intervenir. Je me faufilai derrière lui et sauta pour lui attraper la nuque et le claquer violemment au sol. Le noir me regardait d'un air stupéfait.

« Qui es tu ? Et pourquoi tu m'aides, Whitey ? Me prends pas pour un con ! »

« Mon nom est Dolzimandias, Roi des Rois.
Contemplez mes œuvres, Ô vous les puissants, et désespérez. »

« Espèce de malade. T'as pas intérêt à revenir dans le coin sinon les Black Panthers se chargent de toi. »

« Je sais qui tu es, Kofi et je connais aussi ton point faible. »

Il ne s'attendait pas à mon coup de poing. Il tenta de répliquer mais, comme des années auparavant, je lançai mon pied sur son genou droit. Pas assez fort pour lui briser à nouveau mais assez pour qu'il s'étale sur le sol, incapable de se remettre debout. Je le laissai derrière moi, jurant et vociférant, et je me retournai vers Chris. Avez-vous déjà entendu parler de ce héros depuis ? Non ? Et bien, il y a une raison. Très vite, ma réputation augmentait et proportionnellement, mes ennemis disparaissaient peu à peu. La ville était terrorisée par le « tueur de héros ». Elle pensait que son salut viendrait du héros du peuple : Rockman. Je me souviens encore du bruit de son crâne qui explose sous la semelle de ma botte. Bientôt, New-York serait purgée de ces abominations et il ne restera que moi pour la protéger. Mon avancée était inéluctable mais, aveuglé par mon triomphe, je ne voyais pas mon empire se fissurait lentement.

Un soir, alors que je participai à une soirée mondaine en charmante compagnie, un homme vint à ma rencontre. Il était texan et portait un chapeau de cow-boy du plus mauvais goût sur la tête.

« Monsieur Ziggler, pourrais-je vous voir en privé ? »

« Je m'amuse trop bien pour l'instant mais vous pouvais contacter mon bureau pour prendre rendez-vous durant la semaine. »

« C'est une affaire urgente. »

« Si c'était aussi important, je serais déjà au courant. »

Il s'approche de moi, retire son chapeau et me parle à voix basse.

« C'est au sujet de vos petites escapades nocturnes. »

J'avalai ma salive et abandonnai mes activités pour suivre mon interlocuteur. Il me mena dans une pièce à l'écart. Quatre hommes étaient déjà installés.

« Messieurs, je crois que les présentations ne sont pas nécessaires. »

En effet, elles ne l'étaient pas. Installé dans un canapé, Kofi me regardait d'un œil mauvais. Adossé au mur, l'homme qui m'avait agressé en Irlande jouait avec son couteau. Accroupi près de la table basse, le dealer que j'avais rencontré en Europe Centrale sniffait de la poudre. Et enfin, assis sur une chaise, Matt qui ne m'adressait même pas un regard.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

« Calmez-vous, mon cher Dolph. Ou Dolzimandias si vous préférez. Vous pensiez sincèrement être intouchable ? »

« Vous voulez me faire chanter, c'est ça ? »

« Oh non. Je n'ai pas besoin d'argent, j'ai besoin d'hommes, d'une équipe. Je vous en prie, prenez un siège. »

« Non merci, je suis bien debout. »

« Très bien. Vous connaissez Sir Regal ? »

« Je l'ai déjà rencontré. »

« Et bien, ce salopard d'anglais veut remettre en question mon pouvoir sur cette ville. »

« Votre pouvoir ? »

« Je connais vos petits projets. Prendre le contrôle de New-York grâce à des placements, de la corruption, d'autres choses de ce genre. Vous croyez être le premier à avoir cette idée ? Je suis désolé de vous apprendre que cette ville m'appartient et je n'apprécie pas qu'on marche sur mes plate-bandes. Je vous ai toléré uniquement parce que votre croisade contre les héros servait mes intérêts. »

Au fur et à mesure qu'il parlait, mon monde s'effondrait. Tout ce que j'avais construit durant ces années, il l'avait balayé d'un revers de la main. Je n'avais plus rien, je n'étais qu'une marionnette entre ses mains et désormais, il pouvait faire ce qu'il voulait de moi.

« Regal a certains de ces encapés à sa botte, il me faut réagir. J'ai tout de suite pensé à vous. Il m'a suffi de quelques jours pour tout savoir de vous et pour retrouver vos anciens amis. Kofi dirigera cette équipe. »

« Mensah. »

« Oui... Mensah dirigera cette équipe. Je ne tolérerai aucune dissension et aucune de votre trahison de votre part, Dolph »

J'étais piégé, si je ne faisais ne serait-ce qu'un seul pas de travers, j'étais mort. Tous mes équipiers me détestaient. Je n'avais aucune alternative.

« C'est compris, monsieur Layfield. »

« Ravi de l'entendre. Et une dernière chose, l'échec n'est pas une option. »

Me voici maintenant à quelques jours de la fin, quelque soit celle-ci. Lorsque je jette un regard en arrière, je ne peux m'empêcher de chercher l'endroit où j'ai fauté. Mon plan était parfait mais je suis tombé sur plus fort que moi. Mais pas pour longtemps. Dans quelques jours, ce ne sera pas ma fin mais mon triomphe. Je gravirai encore une marche sur l'escalier qui me mène chez les rois. J'attendrai un nouveau stade. Plus rien ne pourra m'arrêter, New-York sera à moi puis ce sera le tour du monde. Je suis plus qu'un homme, plus qu'un dieu...


« Mon nom est Dolzimandias, Roi des Rois.
Contemplez mes œuvres, Ô vous les puissants, et désespérez. »
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyVen 15 Fév - 1:07

"Hhhhhh !"

De Burchill se réveille en sueur, avachit contre un arbre. Devant lui le feu s'est presque éteint et frère Jö dort comme un loir.
De Burchill s'en voulait. Il n'aurait pas du s'endormir, c'était son tour de garde, on comptaient sur lui.
La route avaient été longue et cette sinistre forêt semblait sans fin.

"Vous ne pensez donc qu'a dormir" ?

Le ton sec du répurgateur le fit sursauter. Il était apparu comme un spectre à côté de lui, un fagot de bois au bras.

Le chevalier ne répondit rien. Il enrageait d'avoir été pris sur le fait... surtout par le répurgateur.

Krist Daniel : Vous avez fait un mauvais rêve ?

De Burchill n'avait pas prévu une telle question. S'inquiétait il pour lui ? Était ce de l'ironie ? Ou bien espérait il une réponse à l'affirmative ?

L'homme du temple laissa tomber son fagot sur le feu créant une nuée d'étincelle. Il continua de fixer silencieusement le chevalier. Il attendait à priori toujours une réponse de la part de ce dernier.


De Burchill : Je... je ne me souviens plus trop.

Krist se mit à regarder autour de lui d'un air répugné.

Krist Daniel : C'est cette forêt. Nous ne sommes plus sur les terres Azur...

Il semblait chercher quelque chose à ajouter à ses propos... mais l'homme du temple malgré toute sa science ne pouvait expliquer concrètement le sentiment qui le parcourait.

Krist : ... Oui c'est cette forêt.

Dit il d'un ton assuré.

Krist : Ne vous rendormez pas.

Lui ordonna il.

De Burchill ne répondit rien, il n'avait pas envie de s'engueuler avec le répurgateur... son esprit était ailleurs.
Ah ! Il est loin le foyer !


**********

Quelques heures plus tôt.

Jomo : NE RIEZ PAS ! Je... JE VOUS INTERDIT DE RIRE BARBARE !

Stïn : HARF ! HARF ! HARF !

Le prince Jomo se débarbouillait dans un petit ruisseau non loin du moulin après sa chute malencontreuse sur une bouse de vache. Le Kébékois lui ne pouvait s'arrêter de rire après un tel spectacle.
Heureusement qu'il monopolisait l'attention car sinon c'est également le frère Jö ainsi que le chevalier De Burchill que le prince houspillerait, les deux hommes tentants tant bien que mal de dissimuler leurs ricanements.

Krist lui, et comme à son habitude, restait de marbre face à ce pathétique spectacle.

Krist Daniel :... Pitoyable... Frère Jö.

Jö : Frère ?

Krist Daniel : Il me faut prier. Voulez vous je vous prie vous charger de renseigner le chevalier sur notre mission ?

Jö : Si fait frère.

Le gros prêtre pris à parti le chevalier, jeta un œil derrière afin d'être sur que le répurgateur ne soit plus là afin de s'envoyer une bonne rasade de gnôle.

Jö : Glourps ! Aaaaah ! Bien chevalier la mission est simple, nous allons en finir une bonne fois pour toute avec la guerre contre le royaume Carmin.

Le gros lui avait balancé ça du tac au tac avant de s'en rejeter un derrière la cravate. De Burchill en restait coi. Le royaume Carmin ? Les terres de l'empereur Bradshaw "The Hawk" ? En finir une bonne fois pour toute ? Qu'est ce que c'est que ces histoires invraisemblables ? Cela fait plusieurs siècles que les deux royaumes sont en guerre sans que jamais l'un n'ai pris le dessus sur l'autre et maintenant le gros soiffard lui dit que le problème va être définitivement réglé ? Vaste blague que tout cela !

De Burchill : Je suis perplexe frère Jö. Je ne vois vraiment pas comment à nous cinq nous pourrions vaincre toutes les armées des terres pourpres.

Jö : Pas toute une armée. Juste cinq représentants de l'autre royaume.

De Burchill : J'ai peur de ne pas comprendre...

Jö : Tout le monde se lasse des trop longues guerres, même l’empereur Bradshaw. Lui et notre bon Roy ont donc trouvés un accord afin d'y mettre un terme définitif. Chacun des royaume à choisi cinq guerriers qui devrons s'affronter dans un combat à mort. Le ou les vainqueurs se verra offrir le trône du royaume ennemie, et nous chevalier nous allons prendre ce royaume.

De Burchill : C'est folie que d'avoir fait cela ! Mais à quoi donc pensait le Roy ? Si nous échouons, le royaume Azur sera au mains de ce fou sanguinaire de Bradshaw.

Jö : Plus exactement à ces généraux qui auront survécus. "Glourps ". Mais dites moi chevalier, est ce la peur de l'échec qui vous effraie le plus ou bien celle de la réussite ?

De Burchill :... Je...

Jö : Je vous connais chevalier, j'ai beaucoup entendu parler de vous. Je sais que l'exercice du pouvoir ne vous plait point et que vous trouver les dirigeants brutaux et cupides. Mais pensez à ça : Vous avez eu des terres et des gens, et vous vous en sortez très bien. Les paysans sont heureux, ils se sentent pris en considérations, respectés et protégés, beaucoup d'autres pécores les envies... Imaginez que vous puissiez faire cela à l'échelle de tout un royaume. Ne serai ce pas...

De Burchill : C'est un doux rêve frère Jö. Si je saisi bien ce que vous dites ce sont les survivants qui dirigerons le royaume vaincu ?

Jö : Oui un représentant de chaque composante de notre royaume. Sir Kris représente les haut clergé des répurgateurs et je représente le clergé plus rurale, Stïn représente les peuplades du nord, le prince Jomo représente la haute noblesse et vous même êtes censés représenter la basse noblesse... ainsi que le peuple.

De Burchill : Formidable frère Jö ! Et vous pensez vraiment qu'avec des gens comme le Prince Jomo je vais pouvoir faire ce qui me chante du bas peuple ? Que le répurgateur Daniels ne va pas plonger le royaume dans la terreur avec son inquisition ? Que Stïn ne cherchera pas à faire la guerre à tout et n'importe quoi ? Non c'est folie et douce rêverie que tout cela.

Jö : Je vous soutiendrai chevalier De Burchill. Imaginez, un clergé clément et une noblesse proche du peuple... ne serions nous pas stupide de ne pas essayer ?

De Burchill :... Je ne sais p...

Krist Daniel : Stupide ou pas nous n'avons pas le choix.

Le répurgateur venait de surprendre les deux hommes.

Jö : Seigneur Daniel ! Êtes vous là depuis long...

Krist Daniel : Ceci est une mission royale, capitale et nous ne devons pas échouer... car sinon une vague d'hérétique se déversera sur notre saint royaume. L'ennemie croit en des forces occultes néfastes et nous devons nous faire devoir de les combattre. STÏN ! PRINCE JOMO ! HÂTONS NOUS !

De Burchill : Et où nous rendons nous ?

Krist Daniel : Oh ? Le frère Jö aurai omis cet insignifiant détail ?

Jö :... Nous nous rendons dans l'outre-monde.

De Burchill :... Que je soit maudit !

**********

Pendant ce temps, dans le terrible outre monde :

Hornswoggle : Graaaah !

**********

Le matin viens de se lever et De Burchill à les yeux bien fatigués. En tout cas il ne se ferait pas réprimander par le répurgateur.
Le frère Jö se réveille alors et son premier réflexe est de s'envoyer une rasade de gnôle avant de poser une marmite sur les braises qu'il reste du feu.


Jö : Je vais nous préparer un petit ragout de légume pour le petit déjeuner...Où est Sir Krist ?

De Burchill : Aller faire un tour.

Jö : Bon je peux donc me permettre d'ajouter mon petit ingrédient secret dans ma soupe.

Le frère Jö sort une gourde de vin de son sac à dos et la vide à moitié dans la marmite.

De Burchill : Gardez un peu de place pour les légumes.

Lui dit le chevalier moqueur.

De Burchill : Je vais réveiller le reste de nos compagnons.

De Burchill s'approche du carrosse, jette un petit coup d’œil par la fenêtre du véhicule constatant que ça ronfle encore à l'intérieur.

De Burchill : Ohé !

Jomo : Quoi ?

De Burchill : Jomo êtes vous réveillé ?

Jomo : C'est prince Jomo ! Et oui je suis réveillé ! Je n'ai pas fermé l’œil de la nuit, ce barbare n'a cessé de ronfler et en plus il est sujet au flatulences. Pourquoi doit-je partager mon carrosse avec cet individu ? Même les gueux qui dormes avec leurs porcs ne voudrais pas dormir à côté de ce... cette...

"PROUT !"

Jomo : Raaaaah ! Bon sang je sors d'ici !

De Burchill : Réveillez le avant mon bon prince, nous mangeons puis partons dès que le répurgateur sera de retour.

Jomo : Ou est il aller ce sinistre individu ?

De Burchill : Aller savoir, sans doute parler à son ami imaginaire.

Jomo : Vous n'êtes point pieux chevalier.

De Burchill : Réveillez donc notre ami au lieu de parler théologie. La soupe est prête et il serai bien malheureux que notre bon frère Jö ai tout... consommé avant que nous n'ayons pu y gouter.

Jomo : Oui j'm'en vais le réveiller ce gros lard moi.

"Pif !"

Stïn : Greuh ?

Jomo : DEBOUT !

"BAFFE !"

Jomo : Mais... mais... vous m'avez frappé ! Mais... Il m'a frappé cet espèce de... de... BARBARE !

Stïn : Grmbl ! Tageul moditz femelle laisse moa dormir lo tsé.


( Peux être encore une suite, ça dépend de l'inspi' toussa ^^ )
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 17 Fév - 0:19

PROMO TEAM PURE (François, Godot, Jomo Styles et Tombstone)


Dernier WFA Smackdown avant les Survivor Series :


Tony Chimel : Ladies and Gentlemen, please welcome Team Pure’s Captain, Trent Barreta !




Santino : Ma cé né pas Trente Barreta !? Cé Mensah-X, le champion Intercontinentalé !

HHH : Il semblerait évidemment que ce ne soit pas notre Pure Champion. Nous allons encore avoir droit à un discours moralisateur de bas étage sur le racisme comme d’habitude.

Le titantron continue sans que personne ne se présente sur la rampe, la musique se coupe et la salle est plongée dans un silence de mort. Après quelques instants, le titantron de Mensah se remet en route. Des feux d’artifices jaunes sont lancés dans la salle, l’arena est désormais embrumée alors qu’une silhouette se dessine dans la fumée levant une ceinture bien haut.

« Eteignez la musique tout de suite ! »

La fumée se dissipe et l’orateur s’affiche alors devant les caméras et les yeux des fans. C’est Trent Barreta qui se montre désormais. Il est déguisé en Mensah-X des pieds à la tête, maquillé (assez maladroitement) de noir, des dreadlocks lui ont poussé sur le crâne.

Trent : Félicitez votre champion Intercontinental. Moi, Djibril-X, je serai le plus grand champion Intercontinental que cette fédération n’ait jamais connu. J’ai combattu pour obtenir ce titre, je l’ai gagné au mérite. Moi, contrairement à ce petit whitey qu’est Trent Barreta, je le mérite, et ce titre est beaucoup plus important que la breloque qu’est le titre Pure.

Le public semble assez partagé par le discours de la personne au centre du ring.

Trent : J’ai dû combattre contre tout le monde, que ce soit dans le ring ou en dehors, combattre le racisme c’est fatigant, intenter un procès à la WFA fut tellement éreintant que je souffre aujourd’hui d’une fatigue extrême. J’ai dû passer sous le bureau de nombreux whities dans le but d’avancer, c’est ce qui fait mon aversion pour ce genre de personnes !

Public : Mensah is a bitch ! Mensah is a bitch ! Mensah is a bitch !

Trent semble satisfait des chants qui commencent dans le public.

Trent : Quand j’étais petit on me lançait des pierres, et des pierres blanches, encore une aversion pour le blanc. Je n’écris jamais sur du papier, à cause de sa couleur, du blanc ! Je suis un précurseur, j’écris sur des feuilles de palmier avec de l’encre noire. Ah le noir c’est la plus belle couleur que ce monde n’ait jamais vu. Je hais les nuages, parce qu’ils sont blancs je préfère la nuit sombre, noire. Je me suis entouré d’un avocat pas parce qu’il est bon mais parce qu’il est noir, moins de moqueries ainsi. Fini de se plaindre maintenant, je suis le meilleur au monde. Je raconte tout le temps la même chose mais c’est pour une seule raison que vous me compreniez bien. Je suis Mamadou-X, champion intercontinental et je hais tout ce qui est blanc ! Puis de toute façon, être noir, c’est être puissant, puissant dans toutes les catégories et surtout une, tout le monde sait que nous, nous sommes incroyablement équipés, Hum ! (il fait un signe vers son entrejambe) Nombreuses sont les références à la poutre de Bamako… mais croyez-moi, ce n’est rien comparé au réglisse d’Accra ! John Morrison ne pourrait rien contre mon baobab musclé. Un soir, quelqu’un avait mis du viagra dans ma bouffe… Une heure plus tard, j’étais KO : je m’étais assommé en allant aux toilettes ! Enfin ça, c’est le genre de choses qui n’arriverait jamais à vous autres les PETITS whities !

Parfois j’ai l’impression de me répéter, mais le noir c’est bien, peut-être parce que je n’ai rien à dire et que je suis une petite pleureuse, ça doit être ça. Je me plains toute le temps. Je suis nul, je me cache derrière tout le monde, je n’ai pas envie de défendre mon titre parce que je sais que je le perdrai tout de suite. La preuve, lors de mon premier match ne comptant pas pour le titre, j’ai perdu et ça clean, quelle réputation ! (Trent secoue la tête de gauche à droite en écrasant une fausse larme.) Il faut croire que je suis meilleur dans un tribunal que sur un ring…

Je ne suis pas crédible pour deux sous, un peu comme mon équipe pour les Survivor Series, tous des blancs, tous des nuls, il y en a même un qui est encore plus blanc que blanc ! Autant déclarer forfait et donner la victoire à l’équipe adverse, de toute façon, nous n’avons aucune chance, Trent Barreta est un grand champion (clin d’œil à la caméra), AJ Styles est un performeur hors pair, moi qui croyais que les whities ne savaient pas sauter… il y a aussi le Show du Grenier qui est une machine indestructible, Austin Aries pourrait battre toute mon équipe avec une main dans le dos et Husky Harris, c’est un tank ! A l’instar du Big Show, un destructeur né. Tandis que moi j’ai qui ? Sheamus, ce mec a eu une série de défaites plus longue que la liste de conquêtes de notre WFA Champion, John Morrison. Dolph Ziggler, génial sur un ring mais qui ne vaut pas deux clous en équipe avec son égo de merde, surtout quand il n’en a rien à foutre, en plus, on ne peut pas lui faire confiance à ce blanc de pacotille. SMAC Red, un Power Ranger Chien, n’importe quoi ! Oui, il a été champion par équipe pendant un long moment mais avec un autre clébard, pas des mecs normaux, si je puis dire. Et le dernier Jeff Hardy, ce drogué est plus dangereux dans un ring qu’une tempête, il pourrait te tuer alors que tu fais partie de son équipe, il pourrait même nous faire une overdose en plein combat, un vrai déchet en somme. Ma team, c’est un ramassis de bras cassés et l’équipe d’en face, ce sont des cadors du ring, en somme, je les jalouse bien qu’ils soient tous des whiteys…

Santino : Ma cé Mensah est crazy, pourquoi il dit ça dé sa team à lui, ma il est dingo ou quoi ?

HHH : Santino ? Tu avais bien entendu remarqué que ce n’était pas Mensah sur le ring mais Trent Barreta ?

Santino : Chut Hounter, il pourrait t’entendre. Il pourrait té faire oune procèsse.

Trent : C’est la mort dans l’âme, que je dois annoncer que nous déclarons forfait pour les Survivor Series, ce n’est plus possible voyons… Regardez les zozos qui composent mon équipe… Quoi ? Vous ne comprenez pas ? Bien, vous l’aurez voulu ! Accueillons le reste de ‟mon” équipe, en premier, The Celtic Loser, CHIMOUSSE !




The Big Show du grenier, le corps couvert d’une crème blanche laiteuse, arrive avec le T-Shirt Celtic Warrior de Sheamus en se tapant le torse comme le ferait le Celtic Warrior, bien sûr, le mot « Warrior » a été remplacé par le mot « loser ». Il arbore une perruque rouge aux pointes hérissées ainsi qu’un pendentif en forme d’énorme croix celtique ! Il a teint son bouc en rouge et rajouté de la barbe au crayon. Chimousse beugle ses cris de guerre en postillonnant et grimpe sur le ring en faisant des grimaces comiques. Les fans sont déjà pliés en quatre par les frasques du géant.

Santino : Ah cé Sheamus, il a prit un pé dé poids, no ?

Triple H : Mais tu n'as rien compris toi encore une fois.

Big Show : My name is Chimousse and I'm the Celtic Loser ! GAAAAA ! I AM THE GREAT WIGHT ! (clin d’œil appuyé à la foule) Vous savez, Fellas, je fais partie de l'incroyable team IC et à mes cotés j'ai des coéquipiers incroyables. Moi, The Celtic Loser, je vais faire gagner mon équipe, Fella ! Nous sommes dirigés par le Champion IC Djibril-X, ici présent, qui est incroyable ! Ce type est parvenu à obtenir une ceinture sans même lutter pour la gagner ! Ce n’est pas formidable ça ? Il dit qu'il faut éradiquer la société des Whities et je suis d'accord avec lui : à bat les blancs !

Big Show se regarde et contemple ses bras.

Chimousse : Oui, enfin peut-être pas tous... Hem. Sachez que c'est pour vous, mes Fellas, que je vais me battre et faire gagner la Team IC aux Survivor Series. Vous savez en Irlande, mes cousins Shaun, Allistair, Conor, Nyle, Sweeney, Ungus, Liam, Robbie, Cillian, Patrick, Stuart, Ewan, Shane, Jon, Callum, Flynn, Kyle, Ronan, Patsy, Kenny, Gus, Turner, Ryan, Tommy, Stephen, Andy, Tobey, Glenn, Fowler, Edwin, Irwin, Anton, Coleen, Aidan…

Public : ENOUGH ! ENOUGH ! ENOUGH !

Chimousse : … Peter, Quinn, Clayton, Rufus… Quoi ?! Ce n’est pas de ma faute, je suis issu d’une famille nombreuse ! Je ne vous ai même pas encore cité mes oncles ! Bref, tous ces braves gens m'ont transmis de vraies valeurs, comme par exemple savoir descendre trois pintes de Guinness en une minute, des valeurs ancestrales qui font les vrais Fighting Irishmen comme moi, fella ! On m'a aussi appris à ne jamais abandonner mes amis, même s’ils sont faibles et nuls, hein Djibril-X ! En face de nous, nous avons une pathétique Team Pure qui va de décadence en décadence ! Il y a ce Big Show du Grenier bedonnant, un gros geek agité de la manette ! Ce n’est pas sérieux !

Big Show ne peut pas s'empêcher de sourire… tout comme le public.

Chimousse : Leur capitaine d’équipe, malgré qu'il soit Champion Pure, passe encore pour un inconnu aux yeux de tous. Et Husky Harris il est là depuis le Rumble mais Personne ne l'a remarqué, Aries est amoureux de CM Punk et enfin, AJ Styles est suicidaire ! Je dis ça, fella, car il a osé se dresser contre notre grand, que dis-je, notre exceptionnel General Manager JBL !

Le public hue le nom du General Manager.

Chimousse : Quel chance nous avons d'être sous les ordres d'un homme comme lui. Un type qui n'a jamais eu de haine envers notre chef d'équipe. Mais bon, nous avons de la chance car dans notre Team, nous sommes des gagnants. Prenez le Chihuahuaman rouge, il est sur une série de victoires impressionnante ! Dolph est un type qui peut battre n’importe qui… tout en étant capable de se faire battre par n’importe qui... Notre capitaine, tiens, parlons-en ! Notre capitaine ou le type qui, quand il vient de gagner un titre, perd le premier match juste après… et clean en plus ! Quelle grande classe ! Jeff Hardy est un drogué de bas étage, de milieu étage et de haut étage, en fait c’est un drogué à tous les étages… Mais heureusement que je suis là moi qui n'ai pas gagné un match depuis… depuis… Pfiou ! J'ai arrêté de compter depuis le temps ! Quand on y pense, par rapport à la Team Pure, notre équipe fait vraiment PALE figure !

Le public se bidonne.

Chimousse : Que je suis jaloux d'eux avec leur Généneral Manager si bien éduqué. Est-ce qu'il est encore temps de changer d'équipe ou même d'arrêter les frais pour éviter que l'on subisse une énième humiliation ? J'ai peur, fellas, je vais surement me blesser de toute façon, j’ai horreur de ça, en plus j’ai la peau qui marque... Moi je savais dès le début qu'on allait se faire massacrer, fella, mais bon, on m'a obligé à participer. Djibril-X a raison j'ai une série de défaites longue comme le bras du Great Khali, je suis la honte de la WFA, fella. Je ne me sens pas à ma place ici… En fait ce n’est pas catcheur que je voulais faire… Moi j’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste ! Pour pouvoir faire mon numéroooooooooo ! Hum… ‘scusez-moi, les fellas, un réflexe. Mon vrai truc à moi, c’est le stand-up, j’ai de l’humour à revendre ! Si si… Démonstration. Vous savez comment s’appelle l’ange gardien des Irlandais, et plus généralement des gens roux ? Non ? Vous ne savez pas ? Eh bien il s’appelle Oliver… parce que c’est bien connu, l’ange Oliver protège les roux ! HAHAHA !

Il y a quelques rires charitables dans l’assistance, mais c’est un gros bide. Djibril-X est consterné et secoue la tête de dépit.

Santino : Ma qu’est-ce qu’il dit ?

Triple H : Ca me fait penser à ma glorieuse époque avec DX…

Santino : Moi yé comprend pas pourquoi il s'insulte... il est tombé sulla testa ou quoi ?

Triple H : Une époque où on faisait rire tout le public.

Djibril-X : Alors, vous voyez bien que je suis le capitaine d’une équipe de cas sociaux ! Mais je sens qu’il y a encore des sceptiques dans le public. Qu’à cela ne tienne, maintenant veuillez acueillir le type qui a tout perdu depuis que les SMACS se sont séparés, DEAAAAAAAAAAAD SMAC !!




OMG ! C’est un Chihuahuaman Red dépressif et qui a doublé de volume qui déboule sur la scène d’entrée. Il tient un tas de pancartes sous son bras droit et sa tenue rouge est craquée un peu partout. Son masque a l’air d’être très serré. Néanmoins, même avec l’entrain d’un Valéry Giscard d’Estaing sous valium, Dead Smac, alias Husky Harris, dépose ses pancartes sur le sol avant de donner une version très personnelle du kata des SMAC. Le résultat est tout bonnement grotesque et facétieux. Les fans apprécient l’hommage. Puis, l’homme masqué reprend sa route vers le ring en brandissant une pancarte sur la quelle on peut lire « VEND SMAC BLUE, BON ETAT, PRIX A DEBATTRE ». Il grimpe sur le ring et Chimousse et Djibril-X l’aident à passer les cordes, ce qui n’est pas chose aisée avec ses pancartes.


Triple H : HAHAHA !

Santino : Ma arrêté dé rire comme ça, Triple Buse. Cé né pas très professionnel dé sé moquer comme ça di cé pauvre garçon en surpoids !

Triple H : Ta gueule, Panzani ! Tu ne vois pas que c’est Husky Harris déguisé en Smac Red ?

Santino : Dé quoi ? Dirty Harry est déguisé en Judge Dredd ?! Impossibile !

Triple H : Laisse tomber…

Djibril-X : Voilà Smac Dead… comme vous pouvez le constater, ce type est devenu une loque. Après sa rupture avec Smac Blue, il a sombré dans la dépression et il s’est réfugié comme tout coeur brisé dans…

Chimousse/Big Show du Grenier : … les jeux vidéo ?

Djibril-X : NON ! Dans la bouffe ! Je crois que ça se voit, non ? Il bouffe tout et n’importe quoi, il a même mangé des lasagnes Findus dernièrement… Je l’ai vu se mettre à hennir et à s’empiffrer de foin après ça, c’est curieux… Enfin bref, il n’est plus le même chihuahuaman que jadis. Il ne parle même plus. C’est dire l’état de détresse dans lequel il se trouve, le pauvre ! Il ne communique plus que par écrit.

Smac Dead brandit une nouvelle pancarte : « JE NE SUIS PAS UN ESCLAVE SEXUEL ! C’est juste que je n’arrive plus à ôter ce masque. »

Chimousse : Hey fella capitaine ! Je crois que c’est foutu pour les highflying moves de notre camarade chihuahua…

Djibril-X : En effet, Blanche-Neige, notre coéquipier ne nous sera pas d’une grande utilité aux Survivor Series… à moins qu’il ne se mette à bouffer nos adversaires…

Nouveau panneau mis en évidence par Husky grimé en Smac Red et cette fois on y lit : « JE SUIS INTERESSE POUR UN ROLE DANS LE PROCHAIN FILM POWER RANGERS, CALL ME ! (je peux aussi jouer un Transformer) »

Djibril-X : Quelle déchéance ! Mais je vois qu’il y a encore des gens dans cette salle qui ne sont pas convaincus qu’il vaut mieux que la Team IC déclare forfait. Alors j’appelle le quatrième membre de notre joyeuse bande de tocards… veuillez accueillir le seul et l'unique, je parle bien sur du drogué charismatique, DEEEEEEEF PARTYYYYYYYYY !!




Santino : Ah ça mé fait plasir dé voir Jiff Herdy, j'espire qu'il va mittre fine à cette caricatoure hounteuse !

Triple H : Tu es désespérant Santino.

Alors que le theme song de Jeff Hardy continue d'être joué, personne n'apparaît sous le titantron. La musique et la vidéo finissent par être coupées.

Trent/Djibril-X : Hé ! Encore un blanc à la régie qui ne sait pas que Déf’, vu son état, met toujours plusieurs minutes à trouver la sortie de son vestiaire ! Alors remettez-moi sa musique d'entrée ! Nom d’un chien ! Oh pardon, Dead Smac, je ne disais pas ça pour toi… Hem.




Alors que la musique repart, les caméras filment de nouveau en direction de l’écran géant mais encore une fois personne n'apparaît quand soudain une voix se fait entendre des gradins.

??? : Je suis là, je suis là. Je me suis perdu dans les vestiaires mais me voici. Cool les brothers !

Les caméramans finissent par trouver Austin Aries descendant les gradins, au milieu des fans. Ce dernier est très grossièrement déguisé en Jeff Hardy. Il porte une perruque multicolore et est habillé comme l’Ultimate Risktaker. Après avoir trébuché, le faux Jeff s'arrête devant une femme âgée.

Déf’ Party : Bien le bonjour mon petit garçon. N'oublie pas de demander à tes parents de passer t'acheter tous mes t-shirts pour que je puisse euh … Euh respirer des fleurs !

Aries/Hardy finit par arriver devant le ring où il rencontre quelques légères difficultés pour y entrer…

Déf’ Party : Mais merde, depuis quand il y a 7 cordes entourant le ring ? Ah voilà, j'ai réussi ! Mais wahouuuuuu ! (s'approchant de '' Djibril-X '') Mais ma parole, tu as beaucoup maigri Mark Henry ! Félicitations, mec !

Trent/Djibril-X : Je te l'ai déjà dit sombre idiot, je suis Djibril-X ! Bon, qu'as-tu à nous dire Déf’ ?

Déf’ Party : Je suis très fier d'être un catcheur de la … de la … De cette incroyable fédération avec ces fans incroyables qui, en achetant tout ce qui porte ma tête, me permettent de continuer à vivre de ma passion pour les plantes.

Smac Dead lève bien haut un autre panneau derrière ses camarades : « I SEE DEAD PEOPLE »

Djibril-X : Ok, Prince du Rail, quel est ton sentiment sur les SS ?

Déf’ Party : Hé man, c'est un show de catch alors pourquoi tu me parles d'un truc qui concerne la troisième guerre mondiale ?

Djibril-X : Je te parle des Survivor Series, sale fumiste ! Rassure-moi, tu es convaincu …

Le faux Mensah X s'arrête en voyant le faux Jeff éclater de rire.

Djibril-X : Quoi ?!

Déf’ Party : Tu as dit deux gros mots, heuheuheu. De toute façon, les Survivors Series ne sont qu'une formalité pour nous. On s'est tous super bien entraîné en vue de ce match, on ne peut que gagner. Et quand on aura gagné, on pourra aller voir le grand manitou Jess McMahon pour lui demander une augmentation, une chance pour le titre mondial et aussi lui demander de faire pression sur Bill Clinton afin qu'il légalise le… heu… tu sais quoi. Bref, pour ce pay-per-view, on va venir, on va vaincre et on va partir ! C'est bien ça la célèbre expression de César, le type en jupette avec les lauriers sur la tête, quand il a conquis la France de Titeuf, hein ? Dis-moi, Djib mon frère, tu crois que ça se fume le laurier ?

Djibril-X : Je ne suis pas et je ne serai jamais ton frère, sale whitey junkie ! Pour changer, tu veux pas être sérieux quelques minutes ?

Déf’ Party : Quoi ?! Tu veux que je sois le plus sérieux possible ? Très bien, alors tu veux que je te dise quoi ? Qu'on va battre nos adversaires lors du PPV ? Me fais pas rire, personne n'y croit. On a plus de chance de gagner à la loterie que de battre ces dieux du catch ! Si j'avais eu les idées claires, jamais au grand jamais je n'aurais accepté de faire parti d'une team devant affronter ces monstres de charisme, ces virtuoses du ring ! Attend tu te rends compte qu'on affronte le plus grand champion Pure de l'histoire Trent Barreta, l'ancien champion TV qui sort avec la plus belle femme de l'univers Austin Aries, le mec qui a humilié Goldberg je parle bien entendu d'AJ Styles, de celui qui me ferait changer de trottoir tellement il me fout la trouille Husky Harris et du mec qui a fini Pac Man, le Big Show. Putain, tu te rends compte ? Il a fini Pac Man !

Chimousse : Ouais ! La légende raconte même qu’il a fini le jeu avec toutes ses vies intactes !!! (clin d’œil aux fans qui l’applaudissent)

Public : Let's go team Pure ! Let's go team Pure ! Let's go team Pure !

Déf’ Party : Et nous, regarde-nous ! Je suis tellement défoncé à longueur de temps que j'ai l'impression chaque matin que des petits oiseaux multicolores chantent à ma gloire. Et puis, regarde mes cheveux, tu crois vraiment qu'on peut être crédible en quoi que ce soit avec une telle coupe de cheveux ?!

Public : Tue ton coiffeur ! (Clap clap clapclapclap) Tue ton coiffeur ! (Clap clap clapclapclap)

Smac Dead brandit une pancarte derrière Déf’ Party sur laquelle on peut lire : « BLUE, SI TU REVIENS, J’ANNULE TOUT ! »

Déf’ Party : Enfin, parlons de toi mon cher Djibril-X, je suis désolé. Sincèrement désolé.

Djibril-X : Mais pourquoi ?

Déf’ Party : De toute évidence, je remarque en te voyant ce soir que tu as la même maladie que Michael Jackson. Tu es en train de devenir blanc et c'est de plus en plus le cas au fil des minutes ! Tu blanchis, mec ! J'imagine que cela doit être très difficile pour toi de devenir ce que tu détestes le plus ! En tout cas, perso j'espère ne jamais devenir comme CM Punk… un Straightedge ! Brrrr… Je ne pourrai pas le supporter.

Djibril-X : A la bonne heure ! Donc, toi aussi tu penses qu'on est foutu ?

Déf’ Party : Mais carrément ! On devrait comme tu l'as dit plutôt déclarer forfait.

Djibril-X : Malheureusement, je ne sais pas si on peut, on va essayer mais…

Déf’ : Alors après la branlée qu'on va se prendre, on a intérêt à fuir au Mexique… ou mieux, en Jamaïque pour ne jamais revenir ! Les Pays-Bas ça marche aussi, hein ! Mais bon, le portemanteau de Shane sera peut-être plus optimiste que nous…

Djibril-X : Peut-être… Bon, au point où on en est, demandons au dernier larron de venir nous rejoindre et achever la démonstration de la nullité absolue de notre équipe de déchet. Mesdames et messieurs, voici venir l’imperfection incarnée… GOLF FRIMEUUUUUUR !!




Des coups de klaxon retentissent et en contrebas de la scène d’entrée à droite, une authentique Volkswagen Golf gris métallisé apparaît et se gare. On distingue une chaussure de foot qui pendouille au rétroviseur intérieur. La portière s’ouvre et AJ Styles s’extirpe du véhicule. Il est fidèlement déguisé en Dolph Ziggler avec la même tenue de ring de ce dernier, une perruque blonde couleur platine pisse de chat est collée sur sa tête. Il porte un menton postiche aux dimensions ridiculement exagérées et s’est visiblement beaucoup trop blanchi les dents. A chaque sourire, il aveugle littéralement le public. AJ sort ses clefs de bagnole de son boxer et appuie sur le bouton de verrouillage : un « touït-touït » sonore se fait entendre, puis il se dirige vers le ring en mimant la gestuelle du Show Off… mais quand il se passe les mains dans les « cheveux », il a visiblement du mal à les décoller… Finalement il réussit et constate qu’il a du vieux chewing-gum sur la main. Il grimpe sur le bord du ring, enjambe la seconde corde et joue avec la foule sauf qu’au lieu de faire comme Ziggler, le Phenomenal s’allonge sur la deuxième corde et secoue son popotin comme Velvet Sky ! Il chute ensuite à l’intérieur du ring à trop vouloir frimer. Chimousse et Déf’ Party sont là pour le remettre debout et lui passer un micro.

AJ Styles/Golf Frimeur : Merci les mecs… Hum… Bonsoir ! My name… is Golf… Frimeur ! Je suis le Show Off, le chéri de ses dames, l’Imperfection Personnifiée, le meilleur élément de la Team IC, celui qui va survivre et faire triompher cette équipe aux Survivor Series, je suis celui pour qui vous êtes venus ce soir et avez payé vos places ! Alors matez-moi ça !

Golf commence à exhiber ses abdominaux en jouant du bassin puis il se jette au tapis et fait le poirier. Il reste en position et ses coéquipiers l’applaudissent. Sauf Djibril-X qui perd patience.

Djibril-X : C’est bien beau ça, Golf, mais ça sert à quoi de savoir faire le poirier ? Tu crois que ça va aider l’équipe lors du PPV ?

Golf Frimeur : Mais ô capitaine mon capitaine, c’est primordial et vital pour moi de faire le poirier le plus souvent possible ! Cette position permet de faire affluer le sang vers ma tête et ainsi d’irriguer mon cerveau, tu vois ! Je suis blond après tout… je souffre d’une maladie rare, moi ! C’est un problème de constitution.

Djibril-X : Je vois… c’est un problème de connerie surtout.

A ce moment précis dans un coin du ring, Smac Dead semble montrer son masque et lève une nouvelle pancarte : « MASQUE TROP SERRE ! HELP ! » Ses partenaires ne le remarquent pas…

Golf Frimeur : Je suis le Show Off, j’adore me mettre en avant et…

Djibril-X : … et quand tu te mets en avant, les gens changent de chaîne, they turn the show OFF ! HAHA !

Golf Frimeur : QUOI ? Mais non ! Ce n’est pas ça du tout !

AJ s’énerve et gesticule, il veut aller se planter droit devant le Team Captain. Pour cela, il doit écarter Déf’ Party du chemin…

Déf’ Party : HEY ! OH ! Doucement, Golf ! Tu peux blesser quelqu’un avec ton menton, man ! Tu t’es cogné pour qu’il enfle comme ça ?

Chimousse : Ouais ! Est-ce qu’au moins t’as un permis pour ça ?

Golf Frimeur : C’est ça, c’est ça… moquez-vous, messieurs ! Mais au moins, faites ça bien. En l’occurrence c’est un peu court ! Ayez de l’imagination et du panache. Je ne sais pas, à votre place, j’aurais dit quelque chose du genre… C’est un roc, c’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je un cap ? Mais c’est une péninsule !

Le public reconnaît la référence et s’esclaffe.

Golf Frimeur : Je n’y peux rien, c’est mon physique, je suis né comme cela… c’est de famille ! Mais il y a pire que moi, il y a mes cousins qui vivent en Europe qui ont hérité de ce développement de l’appendice saillant de la base du visage. Mais ça ne les a pas empêché de vivre et ils sont aujourd’hui deux personnalités reconnues du monde scientifique.

Djibril-X : Euh… c’est qui au juste tes cousins, whitey ?

Golf Frimeur : Mais ce sont Igor et Grichka Bogdanoff, bien sûr ! Je vais souvent les voir l’été dans leur villa dans le sud de la France… à Menton !

Les fans dans la salle explosent de rire. Smac Dead brandit un nouvel écriteau : « J’AI… DU MAL… A… RESPIRER ! CALL 911 ! » Mais personne n’en a rien à cirer apparemment…

Djibril-X : C’est bien beau tout ça, Golf, mais concrètement, quels sont tes atouts ? Qu’est-ce que tu peux apporter à notre équipe ?

Golf Frimeur : Ce que je peux apporter ? Tu veux dire en plus de ma bogossitude, de mon charisme, de mon leadership, de mon talent exceptionnel, de mes capacités athlétiques hors du commun, de ma classe naturelle, de mon…

Djibril-X : … humilité ?

Golf Frimeur : Non je…

Djibril-X : SHUT UP ! Tu m’énerves ! Tu n’es qu’un loser ! Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre dans cette équipe moisie.

Golf Frimeur : Moi au moins je suis le mieux coiffé !

Déf’ Party : Hé ho ! Tes cheveux sentient mauvais, man ! Qu’est-ce que tu fous dedans ? Du beurre ? Des œufs ? De l’huile ?

Golf : Tu n’y es pas du tout, l’ami. Je mets du gel et…

Chimousse : … combien de pots ? Tu dévalises le rayon entier ?

Golf : NON ! J’ai un ingrédient spécial, 100% naturel, un fluide qui émane de moi-même…

Djbril-X, Chimousse et Déf’ ensemble : Pouah ! C’est dégueu…

Golf : Tout cela donne un aspect poisseux à mes cheveux et les maintiens parfaitement en place. Finis les épis ! Bon par contre, je ramasse plein de saloperies dans mes cheveux, il faut faire attention et checker régulièrement… (il trifouille sa chevelure dégueulasse et en ressort des emballages de barres chocolatées ainsi qu’un vieux ticket de caisse) Oh mais j’y pense, c’est déjà le moment de la pause poirier !

Golf se met en position et… irrigue son cerveau. A l’autre bout du ring, Smac Dead s’effondre, asphyxié par son masque trop serré. Chimousse se frappe le torse et postillonne en beuglant. Djibril-X se frappe le front de dépit.

Djibril-X : Saint Malcolm X priez pour nous ! Qui m’a fourgué une équipe d’abrutis pareils ? Hey ! Le Chihuahuaman ne respire plus là ! A L’AIDE !

Golf : T’inquiète pas, ô capitaine mon capitaine, ma dernière conquête féminine a son brevet de secouriste ! Tiens ! Regarde, elle arrive ! Viens par-ici ma chérie !




Triple H : Et merde ! C’est le retour de la momie !

Santino : AAAAAAAH ! MES YEUX ! MES YEUX !

L’indéboulonnable Mae Young fait son entrée habillée en infirmière sexy, enfin si on peut dire ça… Elle arrive sur le ring et commence à faire du bouche à bouche à Smac Dead, ce dernier revient à lui aussitôt et se débat !

Golf : Hey poupée ! Je vais être jaloux !

Djibril-X : ASSEZ ! ASSEZ ! ASSEZ ! N’en jetez plus ! Je crois qu’il n’y a plus aucune place pour le doute ! L’affaire est entendue. Mesdames et messieurs, vous en conviendrez : cette Team IC est le pire assemblage de déchets en tous genres qui aie jamais existé dans l’histoire du monde ! Nous n’avons aucune chance de gagner contre la Team Pure. Alors il faut se rendre à l’évidence ! Nous allons déclarer forfait… et ensuite je vous propose d’euthanasier ces erreurs de la nature dans un acte de pure bonté, non mais regardez-les ! Ce sont des cré…

??? : STOP ! STOP ! HA… HA… HA… c’était très amusant, mais maintenant la fête est finie, les whities !

Des huées massives saluent l’arrivée de la vraie Team IC emmenée par le véritable Mensah-X. (Santino ne comprend d’ailleurs plus rien et s’évanouit)

Mensah-X : Donne-moi une bonne raison de ne pas venir jusqu’au ring avec mes hommes pour vous botter le cul là maintenant, Barreta.

Trent (qui enlève sa perruque) : Je ne sais pas… la trouille, peut-être ?

Mensah-X : QUOI ? Tu vas voir si j’ai la trouille de ton équipe de visages pâles dégénérés ! COME ON, GUYS !

Big Show du Grenier : ATTENDEZ ! Trent, tu ne leur dis pas ?

Trent : Ah oui… suis-je bête. J’avais oublié.

Mensah-X : Quoi ?

Trent : Mon petit Mensah, toi et tes gars vous devriez regarder en l’air…

Mensah : NOOOON ! On va se prendre de la merde sur la gueule ?! On dégage ! On dégage !

C’est la panique au sein de la Team IC sur la scène d’entrée, Mensah et ses hommes s’abritent et se protègent, tremblants… mais rien ne tombe, rien ne s’est abattu sur eux. Le public et la Team Pure se moque d’eux.

Trent : HAHAHA ! Les gars, vous devriez voir vos tronches ! Non mais vous nous avez pris pour qui ? On a dépassé le stade de l’humour pipi-caca depuis très longtemps.

Austin Aries : Ouais ! Ramenez-vous les filles ! On va vous donner un avant-goût de la branlée qui vous attend aux Survivor Series !

Le champion Intercontinental, Sheamus, Smac Red, Dolph Ziggler et Jeff Hardy crient vengeance et se précipitent vers le ring… mais ?! WTF ?! Ils ne font pas deux mètres qu’un immense filet les prend au piège tous les cinq ! Le filet était camouflé sur le sol et des câbles très fins tendus par un treuil placé en hauteur ont refermé le piège sur la Team IC. Mensah et ses partenaires sont élevés dans les airs au-dessus de la foule ! Ils sont entassés les uns sur les autres et se démènent comme de beaux diables mais rien n’y fait, ils sont coincés. Les fans sont extatiques et acclament Barreta et ses coéquipiers.

Trent : J’espère que vous n’avez pas trop le vertige les gars ! Mais au moins, là où vous êtes, l’air est plus… PUR ! HAHA ! Aux Survivor Series, la Team Pure fera comme ce soir : elle EMBALLERA… le match et vous, messieurs, vous serez empêtrés dans les affres de l’échec comme vous l’êtes dans les mailles de ce filet. SMACKDOWN TRIOMPHERA !

La retransmission s’achève alors que des chants à la gloire de Smackdown et de la Team Pure retentissent aux quatre coins de l’arena…
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Clown Bastard
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 17 Fév - 0:33

Super promo collective les gars ! Bravo les personnages sont très bien caricaturés. GO TEAM PURE !
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TheStraightedge17
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 17 Fév - 0:35

Je confirme ! Très sympa cette promo commune ! De bons persos et un travail collectif qu'on devine au fil des lignes, bien joué ! Mais ! Vous allez battre Mensah, ça pas cool Sad
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François
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MessageSujet: Re: WFA Survivor Series   WFA Survivor Series EmptyDim 17 Fév - 0:50

Promo Trent Barreta pour les Survivor Series

J-7 pour la tournée Outre Atlantique de la WFA, aéroport international de la ville.

Il règne une sorte d’effervescence dans l’aéroport de la ville puis que nous sommes en plein départ pour les vacances, les panneaux annonçant les vols ne font que se mettre à jour toutes les minutes. De nombreuses personnes fulminent dans la queue pour l’enregistrement de leurs bagages dans l’allée d’enregistrement. Délestés de leurs valises, les voyageurs peuvent alors faire du shopping dans les magasins du bâtiment. Bien que ce soit électrique à certains endroits, l’ambiance est enjouée pour les familles qui partent en vacances au soleil ou au ski, les hommes d’affaires patientent pour prendre leur avion en pianotant sur leur smartphones ou leur PC, alors que certains errent dans l’aéroport telle une âme en peine. C’est le cas de Trent Barreta qui lui aussi attend désespérément son vol pour le Canada où la WFA doit tenir sa tournée Nord-Américaine dans deux jours et juste avant les Survivor Series. Affublé de son sac de sport, il tourne inlassablement dans les couloirs empruntant les escalators qui le conduisent du rez-de-chaussée au dernier étage, sans but particulier. Il s’arrête une bonne dizaine de minutes devant la baie vitrée et assiste aux décollages et atterrissages des avions. Après s’être arrêté boire un soda dans le premier bistrot venu, il se pose sur un banc et ouvre son sac. Son titre Pure rutilant est bien rangé au-dessus de ses vêtements. Il le frotte puis quitte sa place et reprend son vagabondage. Après être passé quatre fois au kiosque à journaux et avoir lu les dernières nouvelles mondaines, il tombe sur un prospectus signalant qu’une vente aux enchères d’objets perdus et de marchandises oubliées dans les avions se tiendrait dans un des halls de stockage de l’aéroport. Trent se retourne vers le vendeur…

Trent : Excusez-moi, mais savez-vous ou se trouve ce fameux hall, j’ai encore plus de trois heures à patienter et je ne vois rien d’autre que ça qui pourrait me faire passer le temps …

Vendeur : Oui, vous devez retourner au premier étage et à partir de là, le parcours est fléché, vous n’aurez aucun mal à vous y retrouver mais si j’étais vous, je me dépêcherais vu que la vente commence dans moins de dix minutes au cas où vous voudriez acquérir quelque chose.

Trent : Merci pour les indications et non je ne compte rien acheter, juste perdre 2 heures de ma vie… Merci.

Trent quitte alors le kiosque et suit les indications du vendeur de journaux. Il arrive devant le hall et entre. Des palettes, des caisses et de nombreuses tables sont exposées dans ce hangar, une foule énorme se promène entre les différents cartons et caisse de bois et chine à la recherche de l’objet rare. Après un rapide coup d’œil et avoir listé le contenu total de cette vente aux enchères, son regard est attiré par une caisse scellée sur laquelle est apposé le logo de la WFA. Intrigué, Trent fait le tour de cette caisse, tente d’en voir le contenu en collant son visage contre une fente du bois mais rien n’est visible. Après avoir rodé autour de la caisse, il cherche à connaître le numéro de ce lot. Ce lot porte le numéro 28, ca signifie qu’il sera dans les premiers à partir parmi les boites à outils imposantes, des caisses de surplus de l’armée, une série incroyable de valises perdues ou oubliées dans l’aéroport, des sacs à mains, des meubles et autres bricoles. Trent poursuit son investigation mais rien d’autre ne semble estampillé WFA, Trent se rend donc devant le pupitre du commissaire-priseur et attend patiemment son heure.
Une demi-heure est passée et l’heure fatidique approchait à grand pas pour le jeune homme qui voyait son graal approcher du juge.


Commissaire : Nous sommes donc en présence d’une grosse caisse d’un mètre cinquante de large sur un mètre septante de long, sur une hauteur de quatre-vingt centimètre. Nous ne savons pas de quoi cette caisse est remplie mais il y a un symbole imprimé en rouge dessus, trois lettres, W, F et le A. D’après nos recherches cela aurait un rapport avec une compagnie d’import-export de matériel de sport sur le territoire européen. La mise à prix de ce lot est fixée à 10€, chaque investisseur devra se faire voir et ainsi nous donner le prix qu’il souhaite l’acheter et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une seule personne en course. Très bien, commençons ! La mise à prix de départ est de 10€, qui pour 20€ ou mieux …

Trent lève la main : J’en propose 20€

Commissaire : Très bien, 20€. Quelqu’un d’autre ?

Un homme surgit alors de la foule et lève la main et annonce son enchère, 50€ !

Commissaire : J’ai 50€ pour monsieur là-bas, quelqu’un pour surenchérir…

Trent lève encore la main : 60€ !

Commissaire : 60€ Non de Dieu ! 60€ pour une caisse qui est peut-être vide !

L’homme lève à nouveau la main : 80€ !

Commissaire : 80€ pour cet homme à gauche. Monsieur à droite ?

Trent tourne la tête vers le juge et lui fait un signe de la tête, 100€ !

Commissaire : 100€ pour monsieur à droite… Monsieur à gauche, vous voulez continuer …

L’homme qui était en concurrence avec Trent a disparu subitement sans crier gare.

Commissaire : Il semblerait que nous n’ayons plus qu’une seule personne en lice pour ce lot. 100€, une fois. 100€, deux fois…. 100€, trois fois ! Adjugé ! Félicitations monsieur, vous venez d’acquérir le lot 28 pour la modique somme de 100€.

Le Commissaire fait signe à Trent de s’approcher de lui.

Commissaire : Excusez-moi mais vous sembler savoir d’où vient cette caisse vous pouvez m’en dire plus …

Trent : Non je n’en sais pas plus que vous, je suis venu acheter quelque chose et cette caisse me paraissait idéale. Après j’espère que je trouverai quelque chose dedans qui me permettra de récupérer ma mise de fond. On fait comment pour la récupération du lot et le payement ?

Commissaire : Vous pouvez payer à la sortie et récupérer votre lot immédiatement, vous avez de la place dans votre voiture ? Ou on doit la livrer chez vous ?

Trent : Non pas de problème, j’ai de la place dans le hayon de ma jeep. Je vais payer puis je passe la chercher, par la porte là derrière ?

Commissaire : Exact ! On vous attend.

Trent quitte la pièce et reviens pour chercher sa caisse, il quitte alors l’aéroport.

Trent : Tant pis pour mes deux jours de vacances, je veux l’ouvrir cette caisse.

Trent retourne alors chez lui et parvient difficilement à mettre la caisse dans l’ascenseur pour la monter dans son appartement.

Trent attrape un marteau et ouvre la caisse.

Trent : Alors qu’avons-nous là ? Des photos dédicacées de Shawn Michaels, d’Edge et HHH. Des T-Shirt de Stone Cold et Chris Jericho. Des mugs CM Punk. Des posters des Freakin’ Awesome, de la Team Perfection et de la WFA en général. Des répliques de ceintures. Des DVD des PPV et des Best Of de l’année 2011. Ca date tout ça, pas vraiment quelque chose d’intéressant à la revente. C’est quoi ça ? Une lettre pliée !

Trent ouvre la lettre et la découvre une petite carte :

WFA Survivor Series H9rzIRNziM

Trent : Qu’est-ce que c’est que ce charabia. Si cette lettre veux effectivement dire quelque chose, et qu’elle est codée, c’est qu’i l y a quelque chose à cacher. Si seulement j’arrivais à la traduire, je pourrais connaitre d’où vient cette caisse et à qui elle était destinée. Il faut que j’arrive à la déchiffrer. Je vais essayer la bibliothèque avec tous leurs livres sur les écritures, peut-être que j’y trouverai une correspondance et arriverai enfin à mes fins.

Bibliothèque de WFA city, 15h32

Trent : Excusez-moi madame, mais j’ai reçu ceci ce matin et je cherche un moyen de pouvoir déchiffrer son contenu.

Dame : C’est un plaisantin votre ami, mais vous pouvez vous diriger vers la section Langue et Ecritures, c’est dans la quatrième allée, cinquième étagère, vous trouverez ce que vous cherchez.

Trent : Merci de votre aide, je vais aller chercher quelques bouquins et je reviendrais vers vous.

Trent s’engage dans l’allée mais sent sur lui comme une présence, il se retourne mais personne ne le suit. Trent va farfouiller dans les étagères et revient avec cinq bouquins sur les anciennes écritures et les écritures des différents pays.

Trent : Vous pensez que je trouverai quelque chose la dedans parce que je ne m’y connais pas forcément ? Parce que c’est les seuls livres que j’ai jugé important et qui pourrait m’intéresser dans ma quête.

Dame : Je pense que vous avez pris tout ce qui est nécessaire pour arriver à traduire ces symboles, après si vous avez besoin d’autre chose, revenez et peut-être que certains livres seront revenus.

Trent : Merci beaucoup, et à plus tard.

Trent retourne alors vers sa voiture mais le sentiment qui l’avait déjà habité tout à l’heure revient, l’impression d’être suivi. Trent continue alors son chemin sans s’en préoccuper. Il remonte en voiture et retourne chez lui.

---

Après quelques heures à lire, relire les livres, il semblerait que Trent commence à trouver la solution et enfin résoudre le casse-tête qu’est cette carte mais il lui manque quelques symboles qu’il n’a pu trouver dans les livres à sa disposition.

Trent : Bon, il ne me reste plus tant que ça mais même ainsi je ne comprends rien, je commence à me dire que c’est les chinois qui ont fait cette caisse remplie de goodies de has-been et qu’ils ont laissé un mot pour prévenir que les personnes représentées là-dessus seront bientôt soit renvoyées, en maison de repos ou au cimetière. Je vais abandonner de toute façon, ce soir je ne trouverai plus rien. Je vais aller me coucher.

Trent éteint toutes les lumières et va dormir. Quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvre et laisse apparaitre une silhouette dans l’encadrement de la porte. La personne entre dans l’appartement et commence à fouiller l’habitation, il retourne tout et chercher visiblement quelque chose. Chose qu’il ne semble visiblement pas trouver, il place un petit mot à côté de la carte de la boîte. Il quitte alors la pièce en refermant sans bruit la porte d’entrée.

Le lendemain

Trent se lève en ayant que pour seul obsession cette lettre à déchiffrer mais son attention est directement retenue par le mot qui trône à côté de la précédente, mot qui cette fois ci est en français et qui dit :

"Première étape : Suivre son sujet et l’étudier ;
Seconde étape : Instaurer un climat de terreur ;
Troisième étape : Passer à l’acte.

J’espère qu’un jour j’aurais le plaisir de te rencontrer et de faire connaissance."

Trent retourne la carte et découvre des indices concernant la lettre qu’il a trouvé dans la caisse ce qui lui permet de déchiffrer totalement le code :

"Je te connais mon petit Trent
ca fait longtemps que je te suis et que tu es ma cible,
un jour tu seras happé par mon pouvoir
et tu devras t'incliner devant moi."

Trent : On s’acharne sur moi, d’abord l’histoire du bus puis on vient fouiller ma maison, puis comment est-ce que cette lettre pouvait être là tout en sachant que c’est moi qui l’aurais en plus dans une vente aux enchères? Improbable, impossible ! Faudrait que je trouve une explication, c’est pas possible, il faut que, que , que… Rhaaa.

Trent attrape sa veste et chope ses clés, il attrape les 2 cartes au passage et fonce vers la porte. Il emprunte l’ascenseur pour descendre au niveau -1, dans le garage souterrain de l’immeuble. Il avance d’un pas franc vers sa voiture mais se retourne instinctivement puis qu’il sent à nouveau une présence dans son dos, toujours rien ! Il se frotte le visage et reprend sa route, il tourne à droite puis à gauche et arrive dans le parking, parking qui est presque vide pour une heure si matinale. Il déverrouille sa voiture alors qu’un sifflement retentit dans tout le garage, le bruit résonne et impossible à savoir d’où vient ce sifflement. Trent s’arrête et tourne sur lui-même pour tenter de comprendre d’où il venait. A nouveau rien de bien visible, il est à cinq mètres de sa voiture quand il entend à nouveau se même sifflement, il est intrigué et se dirige vers ce qu’il croit être le lieu de départ du bruit, Trent passe la porte en métal et s’engouffre dans la chaufferie, la chaufferie est malsaine, il y règne une humidité et une chaleur monstres, Trent s’avance lentement en prenant ses précautions au vue des actions qui se sont passées durant la nuit et de la lecture des deux mots qu’on lui a laissé dans son appart. Trent fait volteface et retourne vers la porte quand un bruit de métal heurtant le sol l’arrête de nouveau. Ce bruit était très proche de lui, Trent commence à ne plus être maître de ses émotions, il se hâte vers la porte mais est arrêté par quelque chose qui lui maintenant le bras, il se retourne et s’écroule après un coup sur la nuque. Le corps de Trent est inerte sur le sol alors qu’une personne se tient triomphalement au-dessus de lui. Il se baisse et redresse Trent avant de le mettre sur son épaule, il tient quelque chose dans sa main gauche qu’il laisse tomber, un masque rouge ……

To Be Continued

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