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 DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone)

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Tombstone
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MessageSujet: DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone)   DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone) EmptyMer 11 Jan - 0:40

BREAKERS, LES MONDES PARALLELES

Episode 4 : L’Appel de la Mort

DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone) No_phone_zone_sign_sticker-p217886719603739442z85xz_400

1ère
partie


Un Mauvais Pressentiment…

Nous retrouvons nos trois héros, vagabonds des réalités alternatives, en train de se réveiller en plein milieu d’une petite route de campagne suite à un énième passage dans un vortex spatio-temporel. L’étrange télécommande est encore légèrement fumante et leurs trois sacs-à-dos sont dispersés non loin d’eux. Il y a des champs et des prés de part et d’autre de la chaussée qui semble usée… La position du soleil indique que nous sommes en fin d’après-midi, il n’y a pas de nuage dans l’azur du ciel. Une brise légère souffle et seuls les gémissements des trois administrateurs rompent le silence qui règne au sein de ce cadre champêtre.

Nak : Pfiouuuu ! Y a rien à faire, ces voyages interdimensionnels ne sont pas ma tasse de thé ! J’ai mal partout…

Tonton : Mais quelle tarlouze ! A chaque fois, faut que tu te plaignes ! Non mais quelle gonzesse !

Sharp : Heu… Tonton, pour le coup, je crois que t’es mal placé pour traiter qui que ce soit de gonzesse : je te rappelle que tu portes actuellement un tutu rose fluo !

Nak : Putain c’est vrai ! J’avais oublié ! Hahahaha ! T’es resté en mode Tata Sam ! Hahahaha !

Sharp : HAHAHA ! Putain j’ai encore mal aux côtes, faut pas me faire rire, merde !

Tonton : STOP ! Je vous rappelle que si je n’avais pas fait diversion avec cet accoutrement et fait du rentre-dedans à cet enfoiré de StunnerBoy, on y passait tous les trois et Sharp aurait plus de séquelles que de simples côtes endolories ! Vous devriez me remercier au lieu de vous foutre de ma gueule, connards !

Nak : C’est vrai… Merci mon petit chat ! On a eu chaud. Rien que de repenser à ce monde où CB était devenu le repère d’une secte vouant un culte morbide à la perversion sexuelle où tout n’était que pornographie, dépravation et esclavage sexuel… ça donne envie de gerber !

Tonton : Il y avait des bons côtés quand même…

Nak : Ouais, jusqu’à-ce que les gourous Sexy Boy et StunnerBoy décident de nous sacrifier au dieu Rocco…

Sharp : Et puis More ! Vous avez vu ce qu’elle était devenue ? Elle est mineure, merde ! C’était dégueulasse ! Mieux vaut oublier tout ça au plus vite et se concentrer sur la situation présente.

Tonton : Amen ! Je rassemble nos affaires…

Nak : Les gars, nous sommes perdus en rase campagne j’ai l’impression. Hey ! Il y a un panneau là-bas. J’y vais.

Nak va vers le panneau qui se trouve à 100 mètres, tandis que Tonton ramasse les sacs-à-dos et Sharp la télécommande.

Tonton : Alors ? Elle indique quoi ce coup-ci ? « Allez vous faire mettre» ou « Je vous emmerde » ?

Sharp : Pire ! Elle n’affiche même pas de jours ou d’heures… L’affichage semble foutu… Manquait plus que ça !

Tonton : Je suis sûr que si vous me laissiez la défoncer, ce ne serait pas plus mal que si c’était pire… et au moins ça soulagerait… un peu.

Sharp : Hors de question ! Au moins, tant qu’elle fonctionne on a une chance de revenir à la maison un jour…

Tonton : Mouais… Faudrait quand même essayer de trouver quelqu’un capable de réparer cette merde. J’en ai marre d’écumer des réalités alternatives où on n’a jamais la paix ! Je veux retrouver le vrai CB, mon banhammer et ma bière… Putain, regarde-moi ça, je suis en tutu, putain ! EN TUTU !

Nak : Ohé ! Les mecs ! Ce panneau indique que Breakerville est à 18 kilomètres dans cette direction. En route ! Mais ? Il est où le sidecar au fait ?

Tonton : Dans ton cul ! Qu’est-ce que j’en sais ?

Sharp : Il n’est pas dans les parages. Je crois bien qu’on va devoir marcher… Je ne sais pas vous, mais moi je ne veux pas perdre mon temps à chercher cette bécane pourrie. Faut qu’on soit en ville avant la nuit.

Tonton : Nak, ça ira ? Tu pourras marcher 18 kilomètres ou faudra que je te porte ?

Nak : Très drôle… quoique… chevaucher un rat de l’opéra gargantuesque en tutu rose, ça peut être sympa !

Tonton : Sharp ! Retiens-moi ou je le défonce !

PLUS TARD…

Nos trois héros marchaient depuis une bonne heure en suivant la route lorsqu’ils tombèrent sur une voiture abandonnée en plein milieu de la route…

Tonton : Putain de bordel de merde ! On tombe sur une caisse, fallait que ce soit une Twingo jaune pisse !

Nak : Les clefs sont sur le contact… et la portière est ouverte ! Quelle aubaine !

Sharp : Le chauffeur n’est pas dans le coin apparemment… Il y a de l’essence ?

Nak : Affirmatif ! Let’s go !

Les trois voyageurs spatio-temporels montent à bord du véhicule et reprennent leur chemin. Quelques minutes plus tard, alors qu’on devine légèrement Breakerville à l’horizon, nos héros découvrent des tas d’autres voitures abandonnées, portières ouvertes la plupart du temps, sans aucune trace de conducteurs ou de passagers… ou presque !

Sharp : Nak ! Arrête-toi ! OH MY GOD !!! Regardez à droite, dans la Mercedes noire !

Nak : AAAAH !!!

Tonton : Cool !

Au volant de ladite Mercedes, se trouve un cadavre sans tête et sans bras, prisonnier de sa ceinture de sécurité. La portière passager est ouverte et des traces de sang et autres éclaboussures sont présentes un peu partout à l’intérieur du véhicule mais également autour.

Tonton : Comme disait Louis XVI, il faut savoir garder la tête sur les épaules… Mouarf !

Sharp : C’est atroce…

Nos trois héros regardent autour d’eux et constatent quelques mètres plus loin que d’autres cadavres mutilés, voire des carcasses de macchabées, se trouvent ici et là, dans les voitures ou non loin de celles-ci…

Tonton : Alors là, ça pue du cul mais violent… et je ne dis pas ça à cause de nos petits copains en état de décomposition.

Nak : Je crois reconnaître des marques de morsures sur la plupart des cadavres… Il y aurait des créatures sauvages et féroces dans ce monde ?

Sharp : Je crois qu’on ferait mieux de lever le camp au plus vite d’ici… J’ai un mauvais pressentiment les gars.

Tonton : Sans blague ! Merci madame Irma ! Qu’est-ce qu’on ferait sans vous ?

******

Première rencontre…

Plus la Twingo se rapprochait de Breakerville, plus elle semblait s’enfoncer dans un monde apocalyptique, ravagé par la destruction, où règnait le plus grand chaos, et toujours pas le moindre signe d’âme qui vive ! De larges colonnes de fumée émanant des quatre coins de la cité étaient visibles, ainsi que quelques brasiers. La route était constamment jalonnée de voitures abandonnées accompagnées de marres de sang et autres cadavres… Un nouvel élément apparaissait maintenant aux yeux de nos amis : des téléphones portables jonchaient le sol aux côtés des cadavres, ils semblaient avoir connu une sorte de surchauffe car on devinait sur les appareils des tâches noirâtres. Certains des objets laissaient même échapper quelque fumée et d’autres avaient vu leur boîtier exploser.

Alors que l’astre solaire déclinait encore et toujours dans le ciel, nos héros arrivèrent enfin aux portes de Breakerville... ou plutôt ce qu’il en restait. La désolation, l’abandon, la chute de la civilisation, voilà ce qu’inspirait à Onclesam, Sharpshooter et Nak l’inquiétant et déprimant spectacle que leur offraient les ruines de la défunte Breakerville. Oui, car personne ne pouvait nier l’évidence désormais : la cité des Breakers jadis prospère et accueillante était morte et avait disparu pour de bon, précipitée dans un enfer impitoyable dont aucun de nos trois héros ne pouvait mesurer la sombre et macabre étendue.

Nak : Mais c’est pas possible ! On nage en plein cauchemar, pincez-moi ! AIE ! Tonton t’es con, ça fait mal !

Tonton : Bin voilà ! Va rendre service…

Sharp : Non mais vous avez vu ça ! Les bâtiments qui tiennent encore debout sont rares… et puis tout ce sang et ces morts partout… MERDE !

Nak : Oh putain ! Ne me dis pas que…

Sharp : Si, je crois bien que je viens de crever un pneu ou deux.

Tonton : Pas grave, ce ne sont pas les véhicules abandonnés qui manquent. Et puis il faut que je me trouve des fringues, moi ! On s’arrête.

Nos trois voyageurs interdimensionnels sortent alors du véhicule et vont constater les dégâts.

Nak : Mais… mais on a crevé les quatre pneus ??? Comment…

Tonton : Nom d’une bite, regardez derrière : on a déployé une herse ! J’y crois pas !

Nak : Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

Sharp : Hey ! Vous avez entendu ça ? On aurait dit un grognement…

Nak : Sharp, arrête tes conneries, j’ai rien entendu.

Sharp : Mais pourtant, j’aurais juré que…

Nak : C’était peut-être l’estomac de Tonton, haha ! Tiens, d’ailleurs où il est passé ce glandu ?

Sharp : Sûrement parti à la recherche d’une boutique de fringues à piller… ou une supérette. Bon, il va bientôt faire nuit. Faudrait trouver de la bouffe et un abri pour passer la nuit.

Nak : Assurément. Tu crois qu’il y a quelqu’un dans ce monde ou… ils sont tous morts ?

Sharp : J’en sais rien. J’espère surtout que la herse c’était un coup de malchance et rien de plus…

Nak : Tu me fous les jetons, arrête de trop réfléchir. Bon je tente un truc… (il crie à pleins poumons) Y A QUELQU’UN ??? OHE !!! Heu… AU FEU ! A L’AIDE ! AU VIOL !

Sharp : Eh bin je ne vois personne… Nous sommes dans une ville fantôme… enfin je crois.

Nak : Ce silence, ça m’angoisse… Hey ! Regarde là-bas, derrière l’Opel rouge, on dirait qu’on a un visiteur !

Sharp : Mais tu as raison. Heu… bonsoir !

Nak : Bonsoir l’ami ! Je… houlà… (à Sharp) Il ne m’a pas l’air très frais celui-là.

La silhouette masculine qui déambule dans la direction de Nak et Sharpshooter dépasse l’Opel Vectra et les derniers rayons du soleil se posent sur elle, révélant des vêtements usés et troués, mais surtout tâchés de sang. La démarche de l’individu ne semble pas naturelle mais plutôt « bancale ». La casquette « Marvel » qui sert de couvre-chef au jeune homme est soudain emportée par le vent et Nak semble reconnaître un visage familier…

Nak : Mais… mais c’est Sexy Boy !

Sharp : Effectivement, c’est bien notre Screwy Boy. Mais je ne sais pas trop, on dirait qu’il est changé…

Nak : M’en fous ! Ca fait du bien de voir quelqu’un dans cet univers sinistre ! Je vais lui serrer la pince…

Sharp : Fais attention, Nak. T’as vu ses yeux… son regard me fout les jetons…

Tandis que Nak va à la rencontre de Sexy Boy, une voix retentit dans le dos de Sharp et celui-ci sursaute avant de se retourner. C’est Onclesam qui revient, toujours en tutu rose bonbon, mais avec un grand sourire…

Tonton : Ohé les tarlouzes ! Venez ! J’ai trouvé de la bière… et accessoirement, des fringues et de la bouffe dans la rue là-bas. Hey ! C’est qui ce type ? C’est Sexy ?

Sharpshooter se retourne vers Nak et Sexy Boy. Il constate alors que ce dernier semble émettre de petits grognements, de plus, son expression faciale n’a rien d’amicale, bien au contraire. Les yeux vitreux de la créature se sont posés quelques secondes sur Tonton avant de revenir sur Nak… Sharp n’écoute alors que son instinct.

Sharp : NAAAK ! ARRETE ! REVIENS !

Les cris du fan de Christian Cage ne suffisent qu’à se faire retourner Nak qui s’arrête net et voit Sharp suivi au loin d’Onclesam accourir vers lui. C’est alors qu’un hurlement sonore se fait entendre dans son dos, quelque chose de bestial, d’animal et de foncièrement primitif ! Il se retourne vers Sexy Boy pour découvrir que ce dernier montre désormais les dents dans une attitude des plus agressives. La créature se jette sur lui et le plaque au sol avant d’essayer de le mordre au cou ! Heureusement, Nak a eu le réflexe de tendre ses deux bras droit devant lui et il maintient de justesse la tête de son assaillant à distance de sa gorge.

Le visage de bête affamée, de prédateur féroce qui se trouve à quelques centimètres du sien, crachant une haleine putride, met un terme aux illusions de Nak qui croyait retrouver son ami et ex-partenaire tag team au sein de la WFA. Alors qu’il hurle à s’en faire péter les cordes vocales, Sharp arrive et donne un violent coup de pied à la tête de la créature qui lâche prise et roule à terre. Sharp cherche une arme ou quelque chose dans le genre… Le monstre se relève doucement avant de pousser un rugissement strident qui glace le sang de nos deux héros. La créature se rue sur Sharpshooter et ce dernier l’évite par un bond de côté avant de lui jeter une pierre qu’il vient de ramasser. La bête laisse échapper un cri avant de tenter une nouvelle charge… Nak la fait alors trébucher et elle s’étale de tout son long sur l’asphalte, face la première. C’est alors que Tonton arrive à la rescousse… et effectue quelques entrechats et des sauts de biche… heu… saute à pieds joints de tout son poids sur le crâne de « Sexy Boy » : on entend un bruit sourd. Le Bourriniste répète l’opération jusqu’à ce que le crâne du monstre soit réduit en bouillie, tandis que Nak et Sharpshooter détournent la tête, écoeurés.

Nak : Eh bien merci Sharp et merci Tonton… Vous m’avez sauvé la vie. Sharp, mais comment as-tu su que…

Sharp : Oh, il y a eu plusieurs indices : la démarche, les yeux, les grognements… mais surtout, je me suis dit qu’un type qui reste stoïque devant Tonton en tutu rose, c’est tout sauf normal. Il y avait un truc qui clochait.

Tonton : Bordel, mais qu’est-ce que c’est que ce monde ? Sexy a essayé de bouffer Nakounet ! Enfin, ce n’était pas vraiment Sexy Boy, en fait… mais plutôt un… zombie… voilà je l’ai dit.

Nak : Zombie ?

Sharp : Ouais. Il faut appeler un chat un chat. Maintenant, il faut espérer qu’il était tout seul. Bon, il va faire nuit. Restaurons-nous et Tonton, tu vas pouvoir enfiler des vêtements moins… « voyants ! »

Nak : T’es sûr, Sharp ? Tonton pourrait nous servir de détecteur de zombies ! HAHAHA !

Tonton : Sharp ! Retiens-moi ou je le défonce !

******


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MessageSujet: Re: DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone)   DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone) EmptyMer 11 Jan - 0:46

Macabres découvertes…

Quelques minutes plus tard, Sharp et Nak, encore un peu secoués, suivent Onclesam jusqu’à une rue déserte dans laquelle se trouvent un bar-restaurant ainsi qu’une boutique de vêtements. Le Bourriniste se précipite dans le restaurant, suivi par ses deux collègues…

Tonton : Je m’occupe de la boisson, vous, allez dans la cuisine et trouvez-nous quelque chose à grailler.

Nak : Ho ! On se calme sur les ordres, on n’est pas tes esclaves…

Sharp : C’est vrai !

Tonton : Je vous rappelle que c’est moi qui ai buté le zombie.

Nak : Laisse tomber, il doit y avoir des couteaux en cuisine… si tu vois ce que je veux dire…

Tonton : J’ai entendu, bande de vils nakistes !

Onclesam saisit sur le comptoir un vase dans lequel gisent des fleurs fânées. Il vide son contenu au sol et entreprend de remplir le récipient avec de la bière pression… En cuisine, Nak et Sharp se ruent sur les frigos et en sortent de quoi faire un petit gueuleton… Dehors, le soleil s’est couché, laissant la place à la lune et à l’obscurité et plus si affinités…

Une heure et demie plus tard, nos trois héros étaient rassasiés, enfin presque.

Sharp : Eh bien ça fait du bien par où ça passe !

Nak : Ouais, ça donne faim ces voyages interdimensionnels. Tu peux me passer la corbeille de fruit, Sharp ?

Tonton (autour de lui sont éparpillés une douzaine de plats vides) : Bof, c’était un repas assez frugal quand même. Et puis, un seul fût de bière, c’est pas beaucoup pour un Bourriniste qui se respecte…

Nak : Un Bourriniste qui se respecte ? Really ? T’es toujours en tutu, je te signale !

Tonton : Toujours donner la priorité à la bière et à la bouffe. Le vestimentaire c’est secondaire ! BURP ! Bon… je vais en face, à la boutique de fringues… J’espère qu’ils ont des trucs à ma taille…

Onclesam quitte le bar et s’enfonce dans la nuit, on entend un petit son de clochette, signalant son entrée dans le magasin d’en face, les lumières de la boutique s’allument. On voit la silhouette d’armoire à glace s’affairer au loin du côté des jeans…

Dans le resto, Sharp sort la télécommande de son sac-à-dos et l’examine encore et toujours. Nak remarque l’écran plat au-dessus du comptoir et essaie de le faire fonctionner. Après les moyens classiques à base de recherche de boutons, le fan de Stargate use de la méthode dite du « tapotage progressif ». Après un coup relativement fort, l’écran chancelle mais ne tombe pas, et de la neige apparaît à l’écran, puis vient un son aigu insupportable. Nak donne un grand coup dans l’appareil qui tombe au sol et le bruit s’arrête net. Sharpshooter lance un regard réprobateur à son collègue qui hausse les épaules.

Nak : Bon, je vais aller inspecter les autres pièces, si tu veux bien… Du neuf par rapport au bidule infernal ?

Sharp : Non, ce truc demeure complètement opaque à ma compréhension. C’est un vrai casse-tête chinois. T’éloigne pas trop, Nak… et fais gaffe.

Nak : T’inquiète…

L’administrateur de CB repère un petit panneau « toilettes » accompagné d’une flèche pointant vers un escalier. Il grimpe les marches et passe une porte, se retrouvant dans un petit couloir exigu. Il avance jusqu’à une porte sur laquelle sont inscrits les lettres « WC » ainsi que les trois pictogrammes classiques : bonhomme, bonhomme avec une jupe signifiant qu’il s’agit d’une dame, et bonhomme en fauteuil. Nak pousse la porte en se faisant la réflexion qu’il faudrait maintenant songer à rajouter un quatrième pictogramme « zombie », un léger frisson se fait sentir le long de son dos.

Il y a donc trois cabines dans les toilettes, une pour chaque pictogramme. Nak choisit celle où est dessiné un bonhomme, avant de se raviser. « Et merde… après tout, il n’y a plus de règle qui tienne… » Nak entre dans la cabine réservée à l’usage des handicapés et s’y enferme. Plus spacieuse, plus confortable, munie d’une barre et d’un lavabo, cette cabine ravit Nak qui baisse son froc et fait sa petite affaire…
*
Un étage plus bas, Sharpshooter sirotait une vodka-martini façon James Bond qu’il s’était servie lui-même tranquillement, tout en fixant d’un air pensif le dispositif à l’origine de tous ses malheurs, lorsque lui parvint un bruit continu et diffus, mais aussi croissant, signe que ça se rapprochait. Il rangea la télécommande dans son sac avant de se lever de son siège et de regarder s’il voyait Onclesam dans la boutique… négatif. Et pour cause, ce dernier était dans une cabine d’essayage au fond du magasin, en plein duel avec la sixième paire de jeans qu’il essayait.

Sharpshooter sortit du restaurant et fit quelques pas dans la rue… il ne voyait rien, mais le bruit se faisait toujours plus fort. Il retournait alors à l’intérieur en quête d’une lampe-torche…
*

Nak, quant à lui, tirait la chasse et commençait à se laver les mains au petit lavabo de la cabine pour handicapé en sifflotant… « Fait chier ! Pas de quoi s’essuyer les mains… » Le fan de Stargate sort de la cabine et se poste devant le double lavabo faisant face aux autres cabines, à la recherche d’une serviette ou d’un sèche-main automatique. C’est le dernier dispositif qu’il trouve. Il appuie sur le bouton d’allumage avant de placer ses mains trempées en dessous de l’appareil. Un léger souffle émane de l’appareil mais il s’arrête presque immédiatement. « Mais c’est pas vr… » Nak ne finit pas sa phrase. Il croit avoir entendu quelque chose dans son dos. Il lève les yeux vers le grand miroir en face de lui : rien. Il se retourne, stressé, vers les cabines. « Heu… Y a quelqu’un ? » Personne ne lui répond. Il rappuie nerveusement sur le bouton du sèche-main et la soufflerie se lance… mais s’interrompt deux secondes plus tard. « Bordel ! » Nak va devoir trouver du PQ pour s’essuyer les mains. Il se dirige vers la cabine pour handicapé et s’empare du rouleau… quand il entend une nouvelle fois le bruit de tout à l’heure… Il sort de la cabine et se place juste devant la cabine réservée aux femmes. Il pousse légèrement la porte histoire de jeter un œil : rien. Il se place devant la cabine réservée aux hommes, il approche ses doigts de la porte, mais il hésite à pousser. Il se ravise et décide de quitter la pièce. A peine, tourne-t-il les talons, qu’il sent quelque chose lui saisir la cheville gauche avec fermeté ! Il pousse un cri…
*

Dans la boutique, Tonton avait enfin trouvé son bonheur : jeans Levis, t-shirt noir arborant une tête de mort, petite veste en cuir marron et chapeau Stetson noir motif peau de serpent assorti aux santiags. « ‘Coz every girl’s crazy ‘bout the sharp dressed man, baby ! » lance-t-il en référence au tube de ZZ Top.

Il sort de la cabine en arrachant presque le rideau et commence à se diriger vers la sortie, il passe devant les caisses… il s’arrête. « Et pourquoi pas après tout ? C’est chacun pour soi ici maintenant, et puis faut pas gâcher… » Il saute par-dessus le comptoir et commence à pianoter sur une première caisse enregistreuse… cette dernière s’ouvre et Tonton ramasse les billets qu’il fourre dans ses poches…

*
Sharpshooter a enfin déniché une torche électrique ! Il se précipite dehors et promène le faisceau de la lampe dans toutes les directions. Alors qu’il éclaire à droite, vers le bas de la rue, il distingue des mouvements ! C’est avec horreur qu’il réalise que tout un groupe de zombies marchent lentement mais sûrement dans la direction du restaurant. Ils sont à 200 mètres ! Le bruit n’était autre que la somme de leurs grognements immondes.

Sharp : C’est officiel : on est dans la merde !

Alors qu’il s’apprêtait à appeler ses deux amis, le monsieur cinéma de CB entendit un premier cri provenant du bar-restaurant. « Nak ! C’est Nak ! » Puis, presque aussitôt, ce fut un autre cri qui vint aux oreilles de Sharpshooter. « Tonton ! C’était Tonton, ça ! »

*
Dans les toilettes du resto, Nak contemplait avec effroi la main repoussante agrippée à sa cheville. Cette main était reliée à un bras qui passait sous la porte de la cabine des hommes. Le fan de Stargate tentait d’échapper à l’étreinte de cette main, mais il s’agissait d’une poigne de fer ! C’est alors qu’un son innommable se fit entendre de la cabine, le même que celui poussé par la créature qu’était devenue Sexy Boy. Nak tira de toutes ses forces sa jambe vers l’avant et le zombie se cogna contre la porte de la cabine qui s’ouvrit avec fracas. Sentant sa cheville à nouveau libre, l’admin’ ne se retourna pas et se précipita à l’extérieur des toilettes. Affolé, Nak se mit à courir dans le petit couloir, il sentait la chose à ses trousses derrière lui. Il passa la porte et la referma. Il poussa une petite commode devant la porte avant de dévaler les marches de l’escalier.

*
Alors qu’il pianotait sur la deuxième caisse enregistreuse de la boutique, Onclesam entendit un bruit dans son dos… comme si on grattait quelque chose… Il s’approcha doucement d’une porte sur laquelle était écrit « Réserve ». Il ouvrit la porte et entra dans la pièce. Des piles de cartons, des vêtements par centaines, du papier bulle, des registres, des bons de livraison, un bureau, un cadavre, des penderies, des… un cadavre ? Oui, un macchabée se trouvait au bureau assis sur la chaise, le teint verdâtre, la tête penchée en arrière contre l’appui-tête. Les bruits semblaient venir du bureau, on aurait dit des bruits irréguliers, infects, semblables à des légumes que l’on déchirerait ainsi qu’une boisson qu’on dégusterait avec une paille… Onclesam remarqua que la tête et le buste qui dépassaient du bureau étaient sans dommage, mais plus il avançait, plus il voyait le reste du cadavre se dévoiler à ses yeux inquiets… et lorsqu’il acheva le tour du bureau, il ne put faire autrement que de laisser échapper un cri d’épouvante et de dégoût. En effet, en dessous du buste, s’échappaient les entrailles du malheureux qui étaient en train d’être mastiquées et sucées par un zombie en pleine ripaille ! La créature prit conscience de la présence d’Onclesam et se releva doucement, du sang et des morceaux de chair dégoulinaient de sa bouche, le Bourriniste reconnut sans peine les traits de Kavalex.

Tonton : Pourriture de zombie nakiste !

Angelo répondit par des grognements et divers borborygmes et chercha à bondir sur Tonton, mais ce dernier lui décocha un violent Brogue Kick en pleine face façon Sheamus. Sam dégagea les restes du cadavre de la chaise de bureau avant de s’emparer de l’objet par le dossier. « On ne parle pas la bouche pleine, connard ! » lança-t-il avant de broyer le crâne de la chose avec de très violents coups de fauteuil de bureau !

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MessageSujet: Re: DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone)   DO L'Appel de la Mort 1/2 (by Tombstone) EmptyMer 11 Jan - 0:48

Petits enlèvements entre ennemis…

Dans la rue, Sharpshooter ne savait plus quoi faire. La horde se rapprochait toujours, ses amis étaient en danger… et voilà que dans son dos, il entendait du bruit ! Il braqua le faisceau de lumière derrière lui. « Mais qu’est-ce que… ? »

*
Nak s’était réfugié dans les cuisines et ouvrait frénétiquement les tiroirs à la recherche de quelque chose qui pourrait lui servir à se défendre contre la chose des toilettes… Un cri qui semblait émaner d’un fauve affamé se fit entendre. Nak abandonna un temps ses recherches pour aller regarder par le hublot de la porte des cuisines. Il constata avec effroi que la créature était déjà en bas des escaliers à sa recherche. « Vite ! Vite ! Putain ! » Le nakiste fouilla dans un nouveau tiroir : des cuillères, des râpes, un épluche-légume, des cornes à pâtisserie, une pelle à tarte… et les grognements qui se rapprochaient inlassablement ! Nak regarda alors autour de lui, et son regard s’arrêta sur quelque chose accroché au mur…

C’est à ce moment que la créature fit irruption dans les cuisines du restaurant, à la recherche de sa proie. Le zombie progressait dans la cuisine, à l’affut, quand il entendit une pile d’assiettes exploser sur le sol carrelé. Le monstre, alerté par le bruit, enjamba un plan de travail et se dirigea vers l’étagère à assiettes. C’est alors qu’il fut aspergé de neige carbonique par Nak, qui s’était emparé d’un extincteur ! Désorientée, la créature laissa tout le loisir au fan de Stargate de lui asséner un coup d’extincteur dans le dos. Le zombie s’écroula au sol, apparemment vaincu… Nak poussa un soupir de soulagement et jeta l’extincteur au sol. Il commença à se diriger vers la porte de la cuisine quand la créature émit un puissant grognement bestial en se relevant ! Nak tétanisé, voyait le zombie fondre sur lui, il agrippa alors la poignée du grand frigo qui se trouvait là et la tira, fracassant la porte du réfrigérateur sur le monstre qui recula de quelques pas, sonné. Nak s’emparait de tout ce qu’il trouvait et le jetait à la créature qui lui semblait vaguement ressembler à Thib, à présent. Le zombie avait le nez cassé mais cela ne semblait guère le gêner. Les planches à découper, les casseroles et les poêles volaient mais la créature s’en contrefichait. C’est alors que Nak trébucha et heurta un mur de plein fouet, retombant assis. Quelque chose tomba et atterrit entre ses jambes : un petit couteau ! Il leva la tête : « Mais quel con ! Ils étaient là, devant moi ! Depuis le début ! » En effet, les couteaux n’étaient pas dans les tiroirs mais fixés au mur par deux barres aimantées. Nak se releva d’un bond et tendit ses bras vers les lames…

*
Dans la rue, Sharpshooter fut soudain aveuglé par de puissants phares. Un véhicule imposant arrivait droit sur lui ! Le cinéphile pensant à juste titre que les zombies ne savaient pas piloter quoi que ce soit commença à faire de grands signes à l’attention du véhicule en agitant la torche électrique et en hurlant « A l’aide ! Par-ici ! » de toutes ses forces. Derrière, les zombis n’étaient plus qu’à 50 mètres de lui…

*

Tonton quant à lui, sortait de la réserve par une porte dérobée et se retrouvait dans une arrière-cour. Entendant les bruits qui lui parvenaient, il fut gagné par l’inquiétude. Il décida de sortir son téléphone portable et d’appeler Sharp ou Nak, à peine portait-t-il son appareil à son oreille qu’un coup de feu retentissait et le portable explosait. « HEY ! MON TEL ! ENFOIRES ! » Nouveau coup de feu et Sam se met à couvert derrière une benne à ordures en beuglant « SNIPER ! SNIPER ! ». Il se rend alors compte que des ombres se regroupent tout autour de lui… Sentant sa fin venir, le Bourriniste sort alors de sa cachette, prêt à vendre chèrement sa peau…

Tonton : Vous voulez bouffer Onclesam, bande de tarlouzes ? Venez ! Approchez ! Je vais vous montrer, moi, comment meurt un bourrin ! Vous m’aurez peut-être à la fin, mais il n’y aura pas beaucoup de survivants de votre côté, mes petites salopes ! BANZAI !

Seulement, Sam ne va pas loin car l’une des ombres vient de tirer une fléchette hypodermique dans son cou ! Tonton perd lentement connaissance… avant de sombrer, il aperçoit un van sur le capot duquel a été peint un grand N noir sur fond jaune.

Inconnu 1 : On l’emmène, il est sain. La patronne sera contente.

Inconnu 2 : Ok. Les gars, venez m’aider à le transporter…

*
Dans la cuisine, Nak et « Thib » bataillaient ferme : les premiers coups de couteau du nakiste apparaissaient sans effet sur la chose, au grand dam du fan de Stargate. « Merde ! Bon, alors, qu’est-ce que ferait le colonel O’Neil ou Teal’C en pareille situation ? Putain, mais ils n’ont jamais combattu un zombie dans une cuisine, ces cons-là ! » Alors que le combat fait rage, le zombie projette Nak contre une étagère, qui cède et divers produits tombent à terre, dont des herbes aromatiques séchées, des tablettes de chocolat et de la farine. Nak plonge son couteau dans le sac de farine et le balance à la tête du monstre : le sac explose et la farine aveugle « Thib ». Cela donne le temps à Nak de revenir vers les portes-lames et de s’emparer d’un énorme hachoir à main. Il revient vers la chose, la plaque au sol et abat le hachoir à plusieurs reprises sur l’épaule droite du zombie qui ne moufte pas… même lorsque le bras droit est séparé de son corps ! Nak place son pied sur la tête du zombie afin de l’immobiliser et réitère l’opération avec l’épaule gauche. Alors qu’il remarque que la main gauche de « Thib » s’est emparée d’une tablette de chocolat, c’est un Nak véritablement possédé qui s’écrie :

« PAS DE BRAS… PAS DE CHOCOLAAAAAAT !!! »

Après les deux bras, le nakiste sectionne la nuque et décapite le zombie qui est maintenant définitivement vaincu… ou « nakké ». Le fan de Chris Jericho et du Miz lâche alors le hachoir et s’assoit en tailleur à quelques mètres de ce qui fut autrefois un Breaker nommé Thib. Parcouru de légers spasmes et le regard perdu dans le vide, il se berce doucement…

*
Dehors, alors que Sharpshooter faisait de grands gestes désespérés avec sa torche pour signifier sa présence au véhicule qui fonçait vers lui, et qu’une horde de zombies se rapprochaient dangereusement, il sentit deux mains s’abattre sur lui, l’une sur sa bouche, l’autre autour de son bras. Une des créatures l’avait eu, Sharp était perdu, il allait se faire dévorer vivant par la meute. Ainsi tirait-il sa révérence, c’en était fini… Mais pas de morsure, pas de grognement, aucune autre paire de mains pour se disputer sa chair ne se fit sentir. Celui qui s’était emparé de lui l’avait attiré vers les trottoirs puis vers une porte dérobée pour le soustraire au véhicule et aux zombies. Le mystérieux individu laissait alors la porte entrouverte afin que Sharp puisse voir ce qui allait se passer tout en laissant sa main gantée sur sa bouche. Tout laissait à penser que le mystérieux intervenant ne tenait pas à être repéré…

Le véhicule en question déboula alors, une sorte de Hummer rouge et noir monté sur des chenilles de char d’assaut, avec des flammes, des guitares électriques et des crânes dessinés sur la carrosserie blindée. Le véhicule fonça droit sur la horde, écrasant zombie après zombie, effectuant une marche arrière afin de rouler sur les créatures qu’ils auraient ratées au premier passage. Le Hummer amélioré s’immobilisa devant le bar-restaurant. On entendait une musique étouffée qui pulsait à l’intérieur de l’engin, et quand les portières s’ouvrirent, les décibels étaient lâchés à plein volume :



Descendirent du véhicule quatre individus à l’air patibulaire mais presque, revêtus de tenues de combat au style osé et d’aucun dirait chatoyant à l’œil, à mi-chemin entre le paramilitaire et la trilogie Mad Max. Depuis sa cachette, Sharpshooter crut reconnaître Showtime, Hellangel, ECF et Tombstone, qui venaient sûrement de dévaliser un Jardiland et un Monsieur Bricolage, vu les armes qu’ils détenaient : tronçonneuse, grande faux, serpes, haches, tournevis, marteaux, chalumeau, perceuses, planche de bois cloutée, batte de baseball barbelée, pistolet à clous…

Tombstone : Hell et Show, vous allez à l’intérieur. ECF et moi on vous attend.

Les deux Bourrinistes susnommés s’engouffrèrent prudemment à l’intérieur du resto. ECF sortit un range-cigares, plaça un barreau de chaise entre ses lèvres et se mit à fouiller dans ses poches…

ECF : Tomb, mon poto, t’aurais pas du feu ?

Tombstone : Combien de fois je te l’ai dit ? Tu t’encrasses la tuyauterie avec ces trucs, ça diminue ton espérance de vie…

ECF : Réveille-toi, Tomb ! Regarde autour de toi, voilà ce qui risque vraiment de diminuer mon espérance de vie… et la tienne, et celle de tout le monde. Alors mon chou, tu me le passes ce feu ?

Tombstone saisit un chalumeau d’un air absent, fit tourner la molette et appuya sur la gâchette, avant de régler l’intensité de la flamme sur minimum et de l’approcher du cigare d’ECF…

ECF : Puff… puff… Oh putain ! Tomb ! A neuf heures !

Vif comme l’éclair, Pierre Tombale dégaina son pistolet à clous et fit « feu » sur un zombie qui avait survécu aux chenilles du véhicule et rampait dans sa direction. La créature était maintenant clouée au sol, poussant de petits râles…

Tombstone : Tu l’as vu le premier, je te le laisse.

ECF : Chic chic chic ! Merci !

ECF s’empara d’une perceuse et s’approcha avec entrain de la chose… avant de faire vrombir l’outil en posant sa rangers sur le dos du zombie et de plonger le foret dans l’arrière du crâne de sa victime en chantant Le Poinçonneur des Lilas.

ECF : Des trous, des petits trous, toujours des petits trous… Ah merde ! La batterie est naze. Le foret est resté coincé, nom d’une bite poilue ! Viens m’aider…

Tombstone secoua la tête avant d’aller aider son collègue en soupirant. C’est à ce moment-là que du remue-ménage se fit entendre depuis l’intérieur du restaurant. Bientôt, Hellangel et Showtime émergeaient de l’établissement en maintenant fermement un Nak toujours en état de choc.

Showtime : Hey ! Regardez ce qu’on a trouvé !

ECF : Mais il est pas mort ce con-là ?!

Tombstone : Nom d’une pipe place Pigalle ! On nous aurait menti ? Il m’a l’air chamboulé mais il n’est pas infecté. On l’emmène avec nous au Poil de Cul Barbelé… Oh putain ! Regardez là-bas ! Ils y a des « MV » en approche à l’ouest… nombreux, très nombreux !

Hellangel : « MV » c’est pour « morts-vivants » c’est bien ça ? Mais je me demande toujours… ils sont vivants ou ils sont morts ?

Showtime : Mais t’écoute ce qui se dit pendant les briefings, toi ? Les deux à la fois, Hell… Ils sont les deux à la fois.

Hellangel : J’écoute, j’écoute. Mais… avec tout ce qu’on consomme avant les briefings… Mais sinon, quand je suis sobre je comprends bien, hein.

Showtime : Tu comprends vite… mais faut t’expliquer longtemps, ouais.

ECF : On y va dites ? On y va ? On les défonce ?

Tombstone : On n’est pas assez bien équipé, là. On prend la tangente. Hell ? Qu’est-ce que tu tiens là ?

A la grande stupeur de Sharpshooter, Hellangel avait présentement en sa possession son sac à dos dont il venait d’extraire la boîte de Pandore, l’objet de tous les maux de nos trois héros : la télécommande ! Sharp essaya de se dégager de l’étreinte de celui qui l’entravait mais ce dernier l’en empêcha et renforça son étreinte…

Hellangel : Bin je sais pas trop… ce serait pas une sorte de bombe ?

Tombstone : Une bombe ?! UNE BOMBE !!! Balance-moi ça !!!

Voyant le manque de réaction de son interlocuteur, Tombstone chope la télécommande et la balance au loin, en direction des centaines de zombies en approche.

Tombstone : On se casse, les enfants. Mettez notre « invité » à l’arrière et surveillez-le. En voiture !

Les Bourrinistes embarquent Nak à l’intérieur de l’imposant véhicule et s’en vont à toute berzingue, alors que la sono crache Hangar 18 de Megadeth, sous le regard paniqué d’un Sharpshooter, toujours immobilisé par l’homme mystère. Lorsque le Hummer s’est assez profondément engouffré dans la nuit, ce dernier relâche le monsieur cinéma de CB qui se retourne et découvre le visage de son « ange gardien »…

Sharp : Meryhor ?! Mais qu’est-ce qui…

Mery : Plus tard ! On parlera plus tard. Pour le moment, il faut se tirer d’ici, suis-moi, je suis content que Nak et toi soyez en vie. Apparemment les rumeurs étaient fausses. J’ai aperçu Tonton aussi tout à l’heure, mais il a subitement disparu…

Sharp : Quoi ? Qu’est-ce qui lui est arriv… Hey ! Attend ! Il faut que j’aille récupérer la téléco…

Mery : Pas le temps ! C’est trop tard ! Ils arrivent ! Ah ! Est-ce que t’as ton mobile sur toi ?

Sharp : Oui. Mais pourquoi tu…

Mery : Donne-le moi ! TOUT DE SUITE !

Sharp : Mais ???

Notre héros sort de sa poche un I-Phone, la sonnerie retentit alors, il s’agit du theme song de Christian.

Mery : Ne répond surtout pas ! C’est l’Appel de la Mort ! PASSE-MOI TON TEL !!!

Sharp hésite et finit par donner son téléphone au Straightedge. Celui-ci jette l’objet au sol et le piétine impitoyablement jusqu’à-ce qu’il soit en pièces et rendu inutilisable.

Mery : Fais-moi confiance, ça vaut mieux pour tout le monde. Si tu veux vivre, il faut venir avec moi… Allez !

Le Straightedge Warrior de CB saisit le bras de Sharpshooter et l’entraine avec lui vers une cage d’escaliers. Ils descendent tous les deux les marches quatre à quatre. Leur course effrénée s’achève dans une cave vide au centre de laquelle se trouve une bouche d’égout entrouverte. Meryhor fait coulisser le lourd couvercle afin de libérer le passage, avant de faire signe à Sharpshooter de s’engouffrer dans la bouche. L’admin’ de CB obéit…
*

Quelques mètres plus haut, dans la rue, des zombies s’approchent de la télécommande. L’un deux, d’une stature imposante, la ramasse et l’examine de ses yeux vitreux pendant quelques instants, il la secoue, puis des chiffres rouges changeants s’affichent sur l’écran. Fascinée, la créature brandit bien haut l’objet infernal et semble le montrer à ses congénères. Les zombies, dans leur langage fait de borborygmes et autres sons gutturaux, se réjouissent de la trouvaille et acclament alors le colosse, qui n’est autre que l’Onclesam de cette réalité alternative, un Onclesam version zombie !



TO BE CONTINUED…
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